‹ Le Salon de 1844: précédé d'une lettre à Théodore RousseauChapitre 4 sur 9 · II. MuOfir» et i) bipn ^'mm* m m\ Rppfc · texte numérisé non relu

II. MuOfir» et i) bipn ^'mm* m m\ Rppfc

BtFpplqS d'ItsiWlfité 4'eîéputiftn q^<J MM. ftp: IWftphQ, Wwt^rbMtPF 9H PsiPpty. Dsips |a Sainte Elisabeth de Hongrie , par M. Ç'}^W^ l§ firpWi^FS fjgWfi qui YQH§ fRfipp, c'eçt une gF3fl4e R^ysî^RRft, Yfte da dp§ qf Pprt^pt dps ffuitç e| d^ Mgupiep, ppmip^ BPe Fl^piaiidp 4*uqtnarc^^f|P^Qi'daens.Ma|s]apqppesçq(le Hpqgrip qui ya fflepdi^f en^quf*ép d^ ses fipfaDts, plie n'apparaUqu^prèslapaysaRftç, ppfir )aquellQ M. Gl^ize a prodigué toute la {laf^die^sp de sa brpsse, tqute 1^ vprit^ de sa

PPHiPHr-

Dans un sujet moins ambitieux» M. Lçjqfu4 if^apifeste pp sentiment exqif js et la ppésÎQ 1^ plus );quchantq. Spn plégie, iptitulép If s pjrondelfes^ représente un prispnp jer demi-nu, assis sur la pierrp ^'un cachot et ppllarf^ spp Yj^agp »h^ h?rrp?«? dp fer,ppur

rqpcjpllQ p^ssfi pftipme ua trait flan^ Vair» comme l'espérance fugitive au çpeur du captif, f^fi talept 4e M. l^m^^ a bçaucqup de distinptipn, o^ais sor exécution est pp peu ^ébile. AI. Lepaud n'a guèrç fait jusqu'ici que d'excellentps lithpgraphies, et le peintrq pst à son début. Qn peut espérer gu'ayec l'étude , le praticien sepopdera le poète.

M. Aqtoine Étex , le sculpteur , débute aussi ds(ps la ppinture. $on Martyre de saint ^^pqstien a des qualités et des défauts qu'on i^e supposerait jamais à un stsituaire. Le corps du saint, préseqté d'upe f^çop prigina|p, est mpu et niai ^tts^cbé; l'apatomie ipanque de fenneté pt de précision. Aucon* traire, ('effet de paysage, les figures qui ac^ cpurent d^usle fopddu tableau, l'harmonie de la couleur, sontdignes d'un peintre trèspxerpé et très-beureusepiput doué. M. Etex

s*est peut-être trompé dans sa vocation. Son premier tableau vaut certainement mieux que sa dernière sculpture.

Parmi les peintres nouveaux, dont le nom n'est pas encore familier au public, on remarque M. Victor Robert , Fauteur de la Peste du Velay en 1586 ; M. Dan. Casey, qui annonce de grandes qualités d'exécution, et dont le tableau exposé l'année dernière a déjà laissé un bon souvenir; M. Millet, l'auteur d'une petite esquisse dans le sentiment de Boucher, et d'un grand pastel très^-harmonieux; M. Brun, qui a fait un charmant petit tableau d'intérieur ; M. Guillemin, l'auteur de la Consolation, scène de famille, où un vieux paysan pleure son enfant mort; plusieurs jeunes paysagistes, comme MM.

Charles Leroux, Thierry, CoUignon, Teytaud, Gaspard Lacroix, qui expose depuis plusieurs années, et bien d'autres encore; enfin M. Armand Leleux, dont les Laveuses

à la fontaine valent presque les Cantonniers^ de son frère, M. Adolphe Leleux. Ces charmantes laveuses montrent des formes trèsattrayantes, 'et Ton conçoit bien que le voyageur k cheval se retourne pour les admirer, avant de s'enfoncer dans le sombre chemin du bois. Les figures sont très^oquettes, les physionomies très-fines, le paysage trè»mystérieux. Il n'y a guère au Salon de meilleur tableau de genre que ces Laveuses^ et voilà un pieA de toile mieux employé que les trente pieds de la Fidiration^ de M. Couder.

La peinture ne se mesure pas k l'aune.

Vous regardez un tableau par le gros bout d'une lorgnette, ou par l'autre bout, n'estr ce pas le même tableau ? La dimension générale est seule changée, car les proportions relatives ne varient pas. C'est pourquoi une petite composition offre autant de diflScultés qu'une grande, et même elle met souvent

BPi: ^qf ^ flu^IHéç ^'^f Us^e Iç Bfl Wi^ ^t u^e nartip de ]^ pritigi^p, ïoc§qu'H expoça, Tapnpeflprpjère, sqp grand papier pei^t, iptitnlp : If j?ot»Aeur* ^vec f|ps figiirps pfflpruut^ 2( ^pql ^ wqnfle» a téopold ^lobert, k If. >Vio|prl»?|lter, k M. iQgr^s, ^vec ^ne exp: cptiQQ #pbe, Hfle Imnièfe fapsse, une çqu^ Iç^r cri?|i^e, un flessin lourfl et pqrafflqqt qqpiqpe tr^^pfétentieux. El ypijà que Iq pptjt m)lpaq d^ rpxpositipq actuelle* la f % ta^Vm de satiU Hilarùmy prouve TimpiiU^^ s^pp dp PPintrp qui av^it çp jpter. 4^ pf qstigpdap; PRP ys^sje çpèpe. M. I^^pety fl^^e 1q goptyplgaifp, s^u lieu d'imppspr sqn §ep:

tipiput A'^^i^^^* n rpsseipble ^flx jqqrns»- Uçtps qpi §e ipe^^qm^ sp^tefle Tppipjqp, au liepjl-éçlairpf la cppççipqçe gépéralp. \^& jftpfp^lîç^ps dftiypnt Pire mpjUpur? pplUifl»^ «ne 1P3 fflfprph^pds; c'est lept p^f,

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et les études de t<»dte leur Vte soni tetistfes lëtir ouVrir l'intelligence du ttioiide soeinlv De meniez par nftture et par ëdueatiotti le Tëritable artiste ft des impressibtts tbtttëS persotihelles et le privilège d'etprimer stth séntimeiit dans bne ferme distinguée.

La Tmmuim ^ miM HmtxM place M; Papety au degré de Mi Schojpitt et de M. Gtiéi un peu aunlessous de M; JacqUand^ si c'est possible; Malgré son instinct pnéti^ que^ ce jeune artiste e^t-il destiné h tomber dans \^%B(mquetièreBs tmiMAt M. Gdurt^ qui cependant àvâil fait des études bien plus snlides qde les lauréats actuels de Téénle de tiome? En ëongeant àu premier tableau de M. Pàpety^ où Tbn toului reconnaître un grand peintre^ on dira t C'est de l'auteur du B»m de bmkenr. Quel malheur et quel révei

Il y & déui figures dans cette Tentutiodi le Saint qui tombe \ Ifa renverse et M femme

qui montre ses flancs. Les femmes un peu indécenles réussissent toujours. Le goût revient k la chair, comme au dix-huitième siècle, au temps où Diderot, fatigué des nudités aphrodisiaques exposées au Salon, demandait grâce pour la vertu publique. Ce n*est pas que Diderot voulût proscrire de Tart les femmes nues et la statuaire grecque. La convenance et la pudeur peuvent se montrer sans voile. La Vénus de Milo est plus décente que les vierges embéguinées des peintres fashionables.

La Tentatrice de M. Papety a donc beaucoup d'attrait pour la foule, qui ne se pique pas d'un sentiment très-fin sur la beauté. Il suffitqu'on ait déshabillé le modèle. Les formessontmoUesetsansaccent, les lignes sans élégance et sans précision, la couleur de plâtre et de fard, l'exécution faible et ronde.

Qu'importe? Le sujet et une certaine disposition dramatique satisfont le public. On

s'arrête devant la Tentation comme devant les épisodes des Mystères de Paris, par M.

Schopin, devant un intérieur d'atelieroù posent deux modèles de femmes , devant quelques têtes de grisettes coquettement tournées, ou devant les caricatures de M. Biard.

Que de talents qui n*ont pas réalisé les espérances légèrement conçues par une critique aveugle et par des amateurs ignorants! Que de royautés déchues! Combien d'artistes habitués k la flatterie ne recueillent plus que l'indifTérence ou le sarcasme!

La décadence de M. Court est une des plus tristes. On ne saurait imaginer un plus ridicule tableau que le Duc d'Orléans posant la première pierre du pontHMnal d'Àgen. Et M. Alexandre Hesse, dont le Titien fut proclamé presque un chef-d'œuvre 1 et M. Wickenberg, qu'on a mis k la hauteur des maîtres flamands et hollandais! Allez voir les œuvres misérablesdeces célébritésavortées !

e^ëdt Èmmi daHs rhiâbii'ë m pâpgë (}ûélë Sdlbtt |)ràéiltëUh fen^bigtlëtlieht éUrieui; Il y à quatre gëilératlôûâ dé paysagistes qtii^ tbu)" k tout; oiit ëtt la prëtëtitirili d'eiileyeii* le soleil auk gtoirés tJrëcëdetites; M; Bidault; de rm^tilUt^ àVaitqbeliitbetllb^ tif de ée cWirè SufiéHéur & BbUëhei- etk WattéÂb, de toute là diistahcè qui sëpàre Na^btëbn de la DUbart^y. L'illUst^e M; Bidault eut cej[)ebdaut son Waterïoo^ etcommë Tempei^ui*» il mobtaisur le rocher de Baiuté^ tlëieuë. M. Watelet lui âucëéda ; puis M; Jb^ livard; tlëlas! cëui-^i eurent aussi leurRévùlUtibU dé Juillet^ et la braucbé eadettë des Laj^itb gouverné abjbUrd'hui le royaUmë de là naturel tandis qUë ces bioharqUeâ dëcoU^^ rbbbëS efreht comme dés fantômes autodl* dé lêbrô deUvrëé désertées. Et les générattbUis UbUvellës hé dobUént pas mêiueuu fégrét od Un souveuir pour éousolatioû k feé8gfftHdé»itlfbrtUne$.

ly.

Lq portf^ait n'est pas œuyre foeile par ce temps-ci. f^orsque le Titien peignai! ('aristocratie Au seizième siècle, lorsqu'il avait sous le regard la tête de liqn fauve de l'empereur Gharles-Quint, ou la tête de sanglier de François Ps le caractère de ses personnages s'imprimait dans sa forte peinture. Les grandes époques font les grands artistes. Un homme supérieur troifve toujours un peintre digne de lui. Le gépie inspire le génie. Luther eut Albert Durer, Hepri ¥111, Holbeii); les Uëdiei^ eurent

X64at Michel-Ânge. Le dix-neuvième siècle n'a produit peut-être qu'un beau portrait; c'est la tête d'aigle, de Napoléon, par Gros.

Depuis l'empereur, cherchez les portraits dignes de la postérité. Ce n'est pas celui de Charles X, par Robert Lefebyre. Et tous les héros de la Restauration, où sont leurs portraits? Et tous ces bourgeois qui s'étalent partout depuis quatorze ans, que deyiendi*ont leurs images vulgaires? A part quelques portraits de M. Ingres, le portrait de George Sand et deux ou trois figures célèbres, pour représenter les hommes de notre temps devant l'avenir il restera seulement toutes ces faces boufiSes, sans forme, sans accent et sans nom, qui recouvrent chaque année, au vieux Louvre, les images robustes des hommes de la Renaissance, les élégants portraits de Van-Dyck ou les splendides portraits du siècle de Louis XIY .

Il se pourrait bien que la race eût dégé-«

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néré. Il est certain, du moins, que la peinture est en décadence ; car lesgrandspeintres ont souvent fait de beaux portraits avec des types abâtardis. Yélasquez a peint plusieurs chefs^i'œuvre avec la figure de Philippe lY, ce successeur débile des Charles-Quint et des Philippe IL Charles I*' d'Angleterre est une pâle figure, bien effacée, et cependant quel magnifique tableau que le Charles I**^ de Van-Dyck!

La tête humaine a, d'ailleurs, toujours un caractère profond et une signification intéressante pour les artistes bien doués. Il ne s'agit que de voir l'oiseau au travers de la cage. Si l'esprit s'envole quelquefois et laisse sa prison vide, la porte n'est point close derrière lui sans retour. La porte de l'esprit ne se ferme point en dehors, pour imiter le mot du poète. L'oiseau qui brille et qui chante dans le cerveau de l'homme ne brise jamais le cordon qui attache sa

Wgwfl ^H BftFtRH, p§t 4e pbfti^ir le mmm\

An^si les grapd^ ma^rpsi opt-ils^ l^içsé 4e$ portrait^ subliflfieçdp personnages încannHs, Qui ps^ Ip yppitiep sflpprbe gii'qn appelle YBQfinmei ^u gant^ dp Titîen? Q^el pst cpf s^n^rp, peint par le TJi^tWP^ ^t placé f^Lp^r •vfe, pn pppdan^ au pprtrait du Titjpft? ^ ^ \^ tête carrée, les traits énergiques, l'œil franc, la barbe rçius^e, la maip ferifteipentpos^psur \^ hanche; c'est, k ppnP ^ftr» W hftWWP d'siç(ion. pt les dpn^ c)iariQsints poètes sans nom, où Rsipbap) ^ mjç toute son idéalitp :

l'un ^ flVf^flil^s nuages an fron|, qui descendent s\ir ses paupières, la narine mçibile, tes coins 4^ la bçtnçhe retroussés. Qn pourrait le pommer la Mélancolie. L'autre représente la tendre rêverie de Tadolpscence. Le 4ftnx pyale de son visage repose spr sa petite in^ln 4élic2\te. Ses çhevenx b^lpnds et

Il fin

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Pbaqup ^Bfiqqp a 8S| physipopmie gt çhaqne }Bdiyi4H pofjp de; tr^Js fligtinctifs. PMr 4e f^ntme p'obçctirpit jamais cproplétemef^j; {peigne de lapersoppalit^. Pçfcpe gpPYftps ï}p tecoflnsis8ezpa§le§ ffèrps 4i| ip^pe sang, pialgfé les analogies les plps aceii§ées? Qp est tonjpnrs soi d'abpfd, 4e ÏR^WP 9«'ftB eçt ^)pjoqrs le fils de q^elqu'np, eofpme 4isait ^rid'QisoD.

Sans doute, les signes particuliers s^x liomines 4e notre temps s'é|pignep|; du haut style, f^es pçépçpifpfitiops ac(pelle§ pp sqpt

pas de nature k donner au visage un aspect héroïque. Aussi, quelle vulgarité! Mais cependant, pourquoi toutes ces femmes et tous ces hommes se ressemblent-ils? C'est la faute des peintres, assurément, non moins que la faute de leurs modèles.

Il y a toutefois quelques portraits distingués au milieu de cette foule d'images inertes. Leportraitde la princesseBeljoioso, par M. Lehmann, attire les yeux par son étrangeté. C'est une peinture qui a de grandes qualités et de grands défauts. L'auteur n'est pas un homme vulgaire. Il voit la nature au travers d'un nuage un peu confus, et comme une apparition fantastique. On dirait qu'il a saisi cette poétique figure par un clair de lune et dans la réflexion d'une glace. La lumière du soleil modèle plus fermement les corps. Prenons donc le portrait de M. Lehmann comme un effet de lune et comme un rêve d'artiste. Les autres

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peintres n'y voient, d'ailleurs, pas si clair en plein jour et bien éveillés.

Nous nous sommes arrêté, un dimanche, devant le portrait de M»* Beljoioso; il n'est sorte d'injures que le public grossier n'ait adressées k cette ombre. On ne lui pardonne pas d'être frêle et verte, tranquille, simple et mélancolique. Jordaens aurait un grand succès aujourd'hui. Le public aime la chair fraîche et l'embonpoint. Les femmes de Jordaens et de Rubens sont estimables assurément. La santé, l'exubérance, l'animation, c'est presque la beauté. C'est la beauté même, dans la peinture de Rubens. Quelle puissance, quel entrain, quelle joie luxuriante, quelle abondance, quelle richesse de vie, quel éclat de lumière!

N'ayez pas peur que nous retombions dans l'ascétisme après cette glorieuse apothéose de la nature.

Cependant, Rubens n'est pas leseul poète

4fi U t^ean^. Vm grec, ai pur, ai CQirect et si calme, l'art ^hi^éti^Q, si inyatjqufî et ai rêvewr , «'o«Hla paa ej^^vmé dea (oqp^s et des aenlimeota qui mériteqt ^ jafnaia X^àr miratioa dea bomwps? U véritsible çaçaer tère de la Renaissance au seizième siècle, fut jttstemeitt d-admettre toutes les ]t>eautéa dans le pautbéou moderne, tous les atylea dans une laqgue universelle. l.a variété, remplaça ruuiformité. Miçbel-Ange, Ra-r phaël, André del Sarte, Léonard de Vinci, Corrège, Titien, puis Yelasquez etHurillft, Rubens et Yan-Dyck, Rembrandt et Terburg. Poussin et Lesueur, ne furent-ila psis les interprètes divers de la création?

tl y a une certaine beaqté qui eat dans la distinction, dans l'élégance et même dans la faiblesse. Hercule est un fort bel bomme au goût du public; mais les J^poUons de la statuaire grecque ont plus de finesse et plua de cl^arme. VArUsmwif de 1^. Hease, les

TàrdiHiires, de M. CbUH, ^bilirerfflëd «l biëh portantes; muid j'âitné encore ÀVèiïx h ^eintlire maliadive de M; Lehtliàtiii^ sbit dit sans cothpàràison àVeb la statuaire àtt-^ tiqué, n y à, dû reste, datis lé t)brthtit dé la princesse Béljoioso deui mains exquises de dessitiy et d'une adorable couleur de perlé.

Le public du dimanche n'a jamais compris ces mains-lU.

Un autre portrait fort remarquable j c'est encore un portrait de femme pat^ M; Pérignon, nM413. Il est placé dans le grand salon, àuHiessus de la porte de la galerie; Le mérite de cette peinture est h l'opposé dé la peinture de M. Lehmann; M. Pérignon est ârriTé k une réalité extraordinaire, un peu totnmune^ tnais saisissante; Sa jeune SUe fest déboiit, h mi-corj[)s et J)resque de face. Elle porte une simple robe de soie rayée, et se dessiné sur un fond uni, dé couleur neutre. La tête, ornée dé cheveUx ttoirS ott-

duleux, est fermement modelée et se détache dans Tair. Comment l'auteur de cette image si naturelle a-t*il pu faire les deux autres portraits signés de son nom?

Un peu k droite, aussi dans le grand salon, est le portrait de M. Dubois, par M. Gallait. Sans charlatanisme, sans accessoires multicolores, M. Gallait a très-bien rendu son modèle. Le yisage seul est éclairé, et le buste se perd dans Tombre. C'était la manière la plus habituelle aux maîtres italiens. C'est le procédé qu'a suivi M. Jeanron dans le vigoureux portrait de M. Mala. Â quoi bon le luxe et les falbalas, à moins de peindrecommeyan-Dyck?Nous conseillons cette sobriété aux artistes contemporains.

M. Henry Scheffer ne recherche point non plus la richesse des entourages; mais sa modération va jusqu'à la sécheresse. On a beaucoup louéses premiers portraits. Ceux de M. de Rambuteau et de M. Jourdan n'ex-

Knst citent plus la même approbation, quoiqu'ils soient exécutés dans le même système. Il est difficile d'être plus aride, plus maigre etplus froid. M. de Rambuteau a l'air fort contrit dans cette grise peinture. Sesmains communes se croisent au bout des bras pendants.

Le gant du Titien vaut mieux que les deux mains du portrait de M. Henry Scheffer.

Quelle assemblée de hauts personnages qui se sont donné rendez-vous au grand salon I Voici le Chancelier de France, par M. Horace Yernet. Je conviens qu'il n'est pas fait k peindre, avecsa belle simarre amarante et violette et sa toque jaune d'œuf. Le plus habile tour de force d'un grand coloriste n'irait pas jusqu'à marier ces vilaines nuances disparates. M. Horace Vernet s'estcontentéd'enlever la perruque jaune quicompliquaitraccordaveclebonnet ; mais il a laissé la tête naturelle et la robe d'apparat. Impossible d'harmoniser les fonds

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