LE SALON 1) L
c'en est une permanente, et la pire de toutes, que cette exhibition des monnaies chez les changeurs; elle sollicite les misérables.- Qui de nous n'a pas remarqué souvent de maigres visages stupidement éblouis par les rouleaux d'or et les portefeuilles gonflés? Un vieux proverbe dit qu'il ne faut pas tenter le diable; soit; mais le diable, c'est bien souvent la misère, et on ne doit pas la tenter non plus. Le remède à cet ordre de choses est facile, pourquoi ne pas l'appliquer? Une enseigne aussi développée qu'on voudra, mais le métal et le papier dans des coffres, au nom de la morale et des pauvres! M. Glaize a donc eu raison de faire ce tableau ; seulement il eût eu encore plus raison de le faire bon. Au reste, pour porter sur le talent et les tendances de M. Glaize un jugement sérieux, il faudrait que nous pussions voir les toiles qu'il a peintes depuis cinq ou six ans et dont il n'a montré au public qu'une assez faible partie.
La petite école des Pompéistes, qui pendant un certain temps a fait parler d'elle, est dans un désarroi complet; son jeune chef, M. Gérome, paraît l'avoir abandonnée. M. Hamon sombre,