‹ Le Salon de 1868Chapitre 2 sur 8 · PASTELS · texte numérisé non relu

PASTELS

Nous trouvons cette année, au Salon> un très-grand nombre de ravissantes aquarelles; et, chose bizarre, quelques peintres, parmi lesquels nous citerons M. Vibert, en ont exposé de beaucoup supérieures à leurs toiles, comme originalité et comme couleur. Les études placées sous le ii° 3365 et le Conventionnel sont d'un éclat et d'une originalité très-remarquables.

N* 3o8o. — La LeçoH de musette de M. Luminiaîs est une page charmante. L*enfant souffle dans le rustique instrument avec une conscience parfaite, et le maître écoute plein d*attention. Il y a beaucoup de facilité et d'entrain dans cette fantaisie.

N<* 3oio. •*- Qtselques coups de crayon habiles et lé*

gers ont suffi à M. Lagier pour créer une tête d'enfant, souriante, fière et naïve. Il y a bien de l'esprit dans une pareille manière de traiter le portrait.

N* 2652. — Un beau dessin de M. Bida, la Décollation de saint Jean. On regrette vivement l'absence de ce maître au salon de peinture.

N®* 2654-2655. — Rien qu'à voir les dessins de M. Billet^ on devine qu'il est l'élève de MM. Emile et Jules Breton. On trouve chez lui un grand amour de la nature et une façon sérieuse et simple de la traduire. Sa Servante et la Petite fille sont d'une parfaite vérité.

N°* 2692-2693. — Les Amateurs faisant irruption dans Tatelier de l'artiste^ prêts à lui adresser quelque observation bourgeoise, sont une fine critique à laquelle, malgré de charmants détails dans le personnage du peintre, nous préférons de beaucoup les Amateurs de peinture^ plus spirituels et traités avec plus de soin encore. Ce sont^ en somme, de jolies choses signées Brillouin.

N° 2727. — On doit signaler une grande finesse de touche et une grande habileté dans Taqùarelle de M. Carloni : Portrait de Nicolas Krat^er, astronome du roi Henri VIII d'Angleterre, d'après Holbein.

N° 2933. — Excellente copie de VInfanté Marguerite, faite à raquarelle^ par mademoiselle Julia Graetzer. On regrette que l'artiste se soit bornée à envoyer

cette page unique, soigneusement traitée et d'un ton

^ste.

N®* 2972-2973. — Les deux aquarelles de M. Herst ont la valeur de tableaux à Thuile pour la vigueur du coloris. Le Torrent à la grande Chartreuse écume, bondir, ruisselle entre les roches d'une façon sauvage; le Chemin du Calvaire dans la forêt de Fontainebleau^ est un paysage moins âpre, charmant à l'œil, plein de vie, et lavé avec une grande habileté.

N®« 2642-2643. — «Deux copies d'après Raphaël : le Mariage de la Vierge et Sainte Cécile \ ces deux aquarelles de M. Bellay sont d'une finesse excessive et d'une grande valeur de coloris.

N**' 2597. — Une esquisse obtenue par quelques coups de crayon^y de M. Amaury Duval, suffit à l'admirable Portrait de madame E. D.., Une distinction extrême, beaucoup d'élégance, pas un traie heurté ou même accentué. Un chef-d'œuvre exécuté avec une facilité de main prodigieuse.

N^" 2607-2608. — Les fusains de M. Appian sont dignes de ses tableaux. Rien de pittoresque comme les Environs de Rochefort et les Marais de Virieule" Grand. La manière de M, Appian, large et grasse, est d'un fondu et d'une harmonie incomparables.

N° 2910. — Un magnifique dessin, plein de fougue et de brio, des bêtes bien lancées, un cerf rendu avec une vérité poignante, s'ajoutent au contingent dç M. Jules Gélibert. Peut-être accentue-t-il un ^iéu

trop les contours, mais ce défaut se rachète par tant de qualités vigoureuses^ que cVst à peine si l'on ose le relever.

N* 3 123. — La Solitude aux Antilles de M. Werne est ua excellent fusain. Les grands arbres des tro« piques enlacés de lianes, le fi3uillis inextricable de la forêt vierge sont rendus avec un grand bonheur. Rien de dur dans ce fond qui fuit^ et dont le regard cherche en vain la limite; c^est une page complète du grand poème de la terre sortant de la main de Dieu.

N* 2897. ^ M. Frolich se distingue par un talent éminemment allemand; il possède cette naïveté qui nous est si sympathique chez les maîtres de la Germanie. Aussi excelle-t-il à rendre les scènes religieuses^ comme il Ta prouvé par l'illustration du Pater ^ et dernièrement encore par Tillustration de Fabiola^ traduction nouvelle^ publiée chez Lethielleux^ œuvre magnifique qui restera comme un des titres de la ré* putation de l'artiste. Les scènes enfantines viennent sous ce crayon avec une facilité aussi aimable qu'im**. prévue. Les dessins à la plume^ envoyés par lui cette année^ sont pleins de naturel et de facilité. Personne ne comprend mieux que M. Frolich les défauts et les qualités de l'enfance; le jour où il aura trouvé le livre qu'il lui faut pour Tenrichir de ses compositions, il prendra le premier rang parmi nos dessinateurs,

N® 3oo5. — Le nom de M. Junker ne passe jamais inaperçu lors des expositions. On se souvient encore de sa satire des Misérables, Cette année^ il envoie des ^çjfs tr^mières^ pastel d'une adorable fraîcheur, et

unechannantt gouache devant laquelle on s'arrête malgré soi, et qui s'appelle Billet de cent francs. En effet, il n'y a pas autre chose sur cette toile, qu'un billet de banque sorti d'un porte«feuille vert. Mais avec quelle vérité, quelle réalité scrupuleuse et microscopique sont rendus les moindres détails I M. Junker a mainte fois prouvé qu'il n'existe pour lui aucune difficulté de métier^ et l'an dernier on regardait, avec une attention mêlée d'une sorte de stupeur, deux canards enveloppés dans un numéro graisseux du Petit Journal, qui permettait de lire la chronique de Léo Lespès. L'exac* titude de M. Junker, et 'te façon de rendre ce qu'il voit,sont inimaginables. Il est le Desgoffe de la gouache et du pastel. Ajoutons, et cela ne saurait lui nuire, qu'il fait, à ses heures, des poésies pleines d'une inspiration noble et touchante indiquant chez l'écrivain autant d'élévation d'esprit que nous trouvons d'habileté de main chez l'artiste.

N»* 3090-3091. — M. Maleszevski a envoyé un fort beau pastel : Portrait de S. M. F Impératrice, peint avec beaucoup de fraîcheur et de souplesse, et le Portrait de madame il/... On ne peut trop louer ces pastels bien dessinés, veloutés^et prouvant une fois de plus combien on a raison de ne point abandonner ce genre charmant qui se prête si bien h la reproduction des traits fins et des tons de chair de la femme. Espé-» rons qu'on en viendra à Taimer autant que sous lea règnes de Louis XIV et de Louis XV.

N«» 2734-2735. — La Forêt de Fontainebleau de M. Cassagne, et ses Environs de Falaise ^ sont de fort remaiïiuable^ aquarelles. La foret baignée de soleil est

68 LE SALON DE l8

superbe; et les roches grises du paysage normand rendent parfaitement ce coin de pays^ beaucoup plus pittoresque qu'on ne le croit souvent. Ce sont de belles et bonnes études pleines de transparence et de couleur.

N® 2920. — Madame Pauline Girardin a paut-itre des émules, mais à coup sûr elle ne compte pas de rivales. Jamais peinture n'a eu tant de légèreté de touche. Elle laisse à la âeur ses tons de velours et ses reflets de nacre; elle les emperle de rosée; elle les prend toutes vivantes pour les reproduire sur le vélin, et leur garde, dans le d^ssin^ l'arrangement imprévu, qui est un des charmes de la nature. Dans les Fleurs et fruits des boiSy quels tons suaves et purSj quelle fraîcheur mouillée! Avec quelle vérité sont rendues ces fleurs des champs jetées là dans le désordre du bouquet qu'on vient de dérober à la lisière du bois, au champ de blé comme à la haie! On ne saurait trop louer les deux aquarelles de madame Girardin, dans lesquelles la critique la plus sévère ne trouve rien à reprendre.

N°* 3344-3345. — Ce n'est pas un médiocre travail que de copier et de réduire la page grandiose des Noces de Cana, et de rendre, au moyen de l'aquarelle, la couleur admirable qui éclate dans cette œuvre. Eh bien, M. Tourny a réalisé ce prodige; son aquarelle est superbe, vigoureuse, accentuée, aussi belle que possible. Du reste, pour comprendre avec quelle exactitude, quel bonheur l'artiste copie les maîtres, il suffit de voir son Portrait d'Érasme d'après Holbein.

N*>2955. — Une excellente copie du Zépkire de

mm

Prud'hon, faite au pastel par M. Guiot^ rend bien les délicatesses de l'original et la grâce qui le caractérise. Les tons veloutés du pastel se prêtent d'une heureuse façon aux reproductions du maître.

N** 3071. — Le luxe des éventails, que Ton semblait dédaigner, reprend une nouvelle faveur; aussi voyonsnous cette année plusieurs charmants travaux dans ce genre. La peinture s'occupe de réaliser de véritables tableaux en miniature^ pour ces bijoux que manient si habilement les mains des femmes. L'éventail de M. Loiseau^ Vénus commandant à Vulcain des ar^ mes pour Énée^ d'après Boucher, est très-joli et d'une fraîche couleur.

N** 263o. — Certes, il était difficile de représenter la Fête officielle au palais des Tuileries^ pendant r Exposition universelle de 1867; il y avait dans cette tâche à remplir des difficultés énormes. Quand on peut mettre en scène, comme M. Lami^ les grands seigneurs des cours de Louis XIV et de Louis XV, on trouve des ressources dans la magnificence du costume; mais le dix-neuvième siècle ne nous offre rien de semblable; cependant, M. Baron a peint en pleine lumière toute la cour avec un bonheur inouï. On ne s'aperçoit pliis que l'habit moderne est peu gracieux, quand on regarde cette belle page. Les tulles , les gazes^ les rubans^ les fieurs, se mêlent dans la toilette des femmes avec une grâce adorable; on compte beaucoup de portraits dans cette page d'histoire, tous ressemblants, tous réusds. Il faut un grand talent^ pour se tirer avec honneur de semblables difficultés.

N^ 3oi6. —Ne séparons pas M.Lamî de M. Baron. Il ÙLUt au premier, au moins autant qu'au second, des sujets qui lui permettent d'étaler tout^ les grâees des femmes, toutes les magnificences de leur parure. Son pinceau se joue sur les taffetas glacés^ les mousselines Ûgères, les dentelles aériennes. Il chiâbnne avec un art infini les déshabillas galants et les habits de gala. Louis XV et le Bégent au grand degré de Trianon est une aquarelle digne des meilleures de cet artiste. Toute la cour est là, somptueuse et parée; les fecames fraîches et rieuses, les hommes empressés et non moins élégants. La touche légère de M* Lami est ex* quise. Dans les scènes du roman de Manon Lescaut règne une fantaisie jeune, colorée, aimable comme le livre où les jeunes lèvres rient si bien^ livre qui, pourtant^ finit par une krme I '

N^' 3279-3280.-^ Deux belles mannes de madame Nathaniel de Rothschild : les Bords de la Meuse près de Rotterdam^ et Vue prise aux environs de Rotter^ dam. Beaucoup d'habileté dans le travail^ de vérité dan^ l'aspect, et une bonne couleur. Madame la baronne de Rothschild tient à ne faire oublier aucun de ses succès, en 7 ajoutant des succès nouveaux. Ses aquarelles ont un peu de l'allure des belles marines de Ziem, si appréciées et si chaudement colorées.

mm

faïences, porcelaines, miniatures

N®* 2823-2824. — M. Joseph Devers a envoyé une peinture sur lave, le Christ, diaprés f errodin, puis une Vierge sur faïence. On trouve beaucoup de puissance dans ces deux ûiorceaux^ et en les voyant on regrette davantage encore le départ de l'artiste qui les à produits.

N® 2816. — La Ùanaé de mademoiselle Delville- Cordier est peinte avec beaucoup de hardiesse. Elle n'a pas ces touches pointillées de la plupart des artistes^ qui indiquent plus de patience que de vigueur. Traitée largement, cette copie du Titien esc fort réussie.

N** 2795. — Mademoiselle Anna Dàlpayrat ,eipose une peinture sur porcelaine fort remarqxïable : Laptê^

mière Discorde ^ d'après Bouguereau. Le petit Caïn, dont la jalousie et là colère s'éveillent, est rendu avec beaucoup de puissance; la couleur de cette porcelaine est du ton le plus heureux.

N* 2980. — La faïence de M, Housy, Soldats italiens au seizième siècle^ est d'uiie grande allure, bien peinte et très-originale.

N* 2717. — Le portrait de madame Gueymard, peint par madame Callias sur faïence^ camaïeu bleu^ est excellent,- peint avec entrain, d'une grande ressemblance et fort harmonieux.

N* 3327. — La Françoise de Rtmini, sur lave^ par M. Stattler, est un fort beau morceau, bien peint et très-fini. Le feu n'a nullement altéré les qualités de cette peinture; il serait à souhaiter que l'emploi de ce genre devînt plus général. Il semble beaucoup mieux approprié à notre goût et à nos usages que la fresque italienne. Espérons que bientôt on comprendra les énormes services que la lave est appelée à rendre dans la décoration des monuments et même des habitations particulières.

N®' 2680-2681. — Les peintures de M. Bouquet sur faïence sont fort recherchées. Cet artiste peint avec une maestria remarquable, et sts Bateaux chargés de foin sur la Tamise^ ainsi que ses Bords de rivière ajouteraient encore à sa réputation, si elle n'était établie dans l'estime de tous les amateurs. On doit lui accorder, dans ce genre, une originalité beaucoup plus grande qu'à tous les autres artistes qui reproduisent également le paysage sur faïence.

faïences, porcelaines^ miniatures 73

N** 2858-2859. — Deux plats qui se valent, et forment deux pendants fort réussis. Madame Escallier ne s'est pas contentée de chercher sur la palette les^ tons l^s plus chauds pour les oiseaux étrangers; elle a employé pour les fleurs fantastiques le relief ou blanc fixe dont les Chinois ae servent avec grand succès. La tentative de l'artiste a pleinement réussi, et son exposition est foît belle.

N*»* 2602-2603. — Le Bourgmestre et la Femme du bourgmestre^ en costumes de i520y sont deux superbes panneaux de faïence, dessinés hardiment, peints d'une façon large, sans petites retouches et sans pointillés. M. Anker peut continuer de garder ce style bien à lui et qui sent son allure de maître.

N«>» 3178-3 179. — M. Justin Ouvrié expose deux aquarelles transparentes, fines et précieuses à tous les titres : le Prtnsen-Gracht, à Amsterdam et le Grand canal à Gand. On trouve dans ces deux aquarelles ces transparences d'eau,, ces . légèretés de ciels, ces tons purs qui lui ont mérité une juste réputation.

N*» 3339. — Le Sanglier mort, d'après un tableau de M. Oudry, est une superbe faïence de mademoiselle Tocquart, exécutée d'une main très-virile, et indiquant une puissance rare de coloriste.

N°» 2965-2966. — Madame Herbelin expose, cette année, deux choses ravissantes : un Portrait de femme grecque y miniature qui a toute l'importance d'un tableau, et le Portrait d'une petite fille jouant avec un polichinelle. La femme grecque est irréprochable.

kkkaMk^fedi^

Transparence de chair, moelleux et coloris des draperieS| fraîcheur sans crudité d*un costume ausai riche qu'original, tout se réunit pour augmenter la valeur

de cette œuvre.

N* 3o33. --* La Source ^ d'après le tableau d'Ingres^ est fort réussie, par mademoiselle Leclerc. Les tons de chair^ si difficiles à rendre sur la porcelaine, sont ici excellents.

N^* a689«2690. -^ Une grande délicatesse de pin* ceau se fait remarquer dans les Fleurs sur porcelaine, de mademoiselle Bouvaist; les Roses, aquarelle pour éventail, trôs*fraîches et très-naturelles i annoncent beaucoup d'habileté de main.

N' 3ai4« ^ Les miniatures de mademoiselle Per-* sin sont d'un aspect un peu gris. Si cette artiste donnait plus de vie à ses figutes^ elle ferait, certainement, de ravissantes choses; nous n'en voulons pour preuve que le portrait de madame N. F..., miniature presque complète, mais terne.

N"* 3i8i. <» Madame Parmentier s'est acquis une réputation tfès«»méritée. Elle â une façon aisée 6t douce de rendre les têtes de femmes^ qui ne peut manquer de lui assurer le succès. Cependant, parfois, jâa'' dame Parmentier se fie trop à l'ivoire pour rendre les tons de la chair. Un peu d'énergie ajouterait souvent a«i mérite de ses portraits. Toutefois ses deux minia* tures plaisent beaucoup à l'œil, malgré leur teinte légèrement pâlie

FAÏENCES) PORCELAINES^ MINIATURES jS

N^ 3 II 2-3 1 1 3 . — Constatons beaucoup de hardiesse dans la façon dont est exécuté le camaïeu bleu de mademoiselle MaussioUy le Temps apportant la Vérité , d'après le tableau de Poussin^ et une délicatesse extrême dans le triptyque sur porcelaine copié d'après un tableau du Pérugin.

N° 3 125. — M* Meyer a envoyé un émail superbe ; sa tête de la Belle Laure est d'un grand mérite. Ajoutons que, dans l'exécution des draperies, l'artiste a ingénieusement appliqué des reflets métalliques d'un grand effet. On voit avec plaisir les peintres modernes redemander au passé les secrets qui concourent à donner aux œuvres qu'il produisit une perfection et un charme que nous devons nous efforcer d'atteindre etde dépasser.

N" 3207. — Mademoiselle Clémentine Pépin exposa, l'aîi dernier, une copie de la Vierge au voilCy miniature qui lui valut de justes éloges. Cette année elle envoie un portrait que nous trouvons au-dessous de son talent ordinaire. Or, chez cette jeune artiste, ce que l'on peut louer davantage, est la vigueur du coloris* Nous l'attendons l'année prochaine avec un travail plus important. Sa petite tête de Cérès, d'après le tableau de Lesueur, est charmante.

N° 323o. — De charmantes fleurs, signées Mathilde Plault • la porcelaine a gardé une^rande fraîcheur à ces bouquets d'un ton heureux et d^un gracieux arrangement.

N** 3170. — Le Portrait de madame G..., par

madame Nugent, est fort joli ; peut-être abuse-t-elle un peu des tons gris, mais la touche est légère^ la miniature finement peinte. L'artiste, du reste, est accoutumée au succès dans plus d'un genre^ et nous avons pu admirer des montures d'éventail enrichies de miniatures qu'il est bien regrettable de ne pas voir figurer à l'exposition. Avec un peu plus d'éclat dans la couleur, la peinture de madame Nugent serait irréprochable.

Page 1