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ont su si bien acclimater la vigne en France» et . en tirer les excellents produits pour lesquels la terre française était toute préparee.
Que Brennus regarde encore, et il verra un joli groupe de Vendangeurs qui, sans lui, n'existerait pas, et que M. Sobre n'aurait pu composer faute de modèles.
11 verra, du côté opposé à la Bourguiononne, quatre jeunes gars — la merveille de l'Exposition ; — ils sont en costume moyen âge ; ils ont évidemment bien déjeuné et ont certainement assaisonné de bon vin leur repas.
Leurs reins sont souples, leurs jambes alertes, leurs cous dégagés, et, grâce â cela, ils s'avancent> se tenant par le J^ras tous les quatre, d'un air gail* lard et résolu. Cest le vin qui a assoupli leurs membres sans pousser leur ébriété jusqu'aux contorsions, de même que l'habile artiste qui les présente au public, M. Charles Le Bourg, a su leur donner une désinvolture dégingandée et rabe~ laisienne de circonstance qui n'a rien pourtant de forcé ni de disgracieux. Bien au contraire, ces quatre petits personnages, qui n'ont que cinquante a soixante centimètres de hauteur, sont la chose la plus gracieuse, la plus élégante et la plus amusante qui se puisse voir.
£t ce groupe, dfont l'heureux auteur peut être fier, est en terre émaillée de diverses couleurs, de sorte que c'est en même temps une merveille de
geinture et de sculpture; les couleurs j sont armonieusement disposées; elles n'ont nen de criard; de même que le groupe, dans sa cens* truction, n'a rien d'exagéré et de choquant.
Brennus peut, â coup sûr, se glorifier d'être Tauteur de toute la bonne humeur qui anime ces aimables gaillards, dont l'aspect rappelle certaine eau forte publiée par Gadard et ayant pour légende cette phrase de Rabelais: Ils allaient dodelinant la t^e et harytonant^ etc.
— Al —
Mais îe te vois d'ici, mon cher neyeu, froncer ^le sourcil» et trouver que» dans cette lettre de rendez-YOUS» j'empiète un peu sur l'œuvre commune. '
Que veux-tu? Je suis si heureux d'être remonté sur ma bête et si impatient de poursuivre avec toi et avec nos amis le très intéressant travail que nous avons entrepris.
Ainsi» à demain matin» devant le Gloria victis ! dont je ne dis pas un mot en ton absence.
A demain» donc.
Ton oncle»