‹ Le Salon de 1898Chapitre 4 sur 54 · L'ASSAUT · texte numérisé non relu

L'ASSAUT

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LA PEINTURE

une des rares personnalités qui se dégagent de cette succession de plus de deux mille toiles qu'on dirait faites, pour la plupart, par le même peintre.

Nombre de portraits méritent d'être signalés à côté de ceux de M. Bonnat, de M. Jules Lefebvre, de M. Benjamin-Constant. Je cite en première ligne le Portrait de M. Jules Lemaître , par Ferdinand Humbert, ceux de MM. Dikson, Mac-Ewen, Mademoiselle Louise Abbéma, MadameWentworth, MM. Léon Comerre, Décote, d’Estienne, Besormeau, Herbo, Tardieu, Leleu, Achenbach, Mademoiselle Atché, MM. Jean Aubert, Aviat, Avigdor, Axilette, Baader, Bal, Ballavoine, Baschet, Barthalot, Benner, Bérény, Louis Béroud, Bonis, Bourgonnier, Madame Brouardel, MM. André Brouiller, Mademoiselle Beaury- Saurel, MM. Berne-Bellecour, Chabas, Cot, Debat-Ponsan, Diéterle, Tony Faivre, Flameng, Gilbert, Grimberghe, Guédy, Hall, Hébert, Herkomer, Johnson, Kouznitsow, Krug, JeatvPaul Laurens, Laurent-Gsell, Lehmann, Lemeunier, Lockhart, Marais, Martin-Kavel, Montchablon, Aimé Morot, Roybet, Schutzenberger, Sheard, Alexis Vollon, Wells, Willems, Willette.

On pourrait mettre dans la série des portraits La Belle Imperia, de Richter, Che{ la Sorcière , de Consuelo Fould, Le Soir , de Lynch, le Doux Repos , de Joy, les Pensées d’automne , de Ridel et la Salomé , de Juana Romani. Toutes ces productions sont également intéressantes, également préoccupées de la portraiture. La peinture militaire tient comme tous les ans une grande place dans le Salon des Artistes français. M. Jules Girardet pour procéder par ordre chronologique nous représente la Défense du pont de Tliielle , une rude mêlée. Le Dévouement , de M. Grolleron, est bien mis en page. La toile de M. Chartier, Sambre-et- Meuse , est d’un arrangement original. Celle de M. Chaperon, Le Maréchal Ney à Waterloo , est bonne. M. Emile Boutigny est en réel progrès dans son Empereur visitant les ambulances. Mademoiselle Fifi a inspiré très heureusement M. Delahaye. M. Checa s'en tient cette année aux grandes manœuvres ou du moins à la préparation des manœuvres en usage chez les Arabes. M. Ralli

a su emprunter une scène émouvante à la dernière guerre turcogrecque. Mais les deux maîtres en ce genre demeurent M. Edouard Détaillé, qui a su peindre de remarquables morceaux dans sa Revue de Chàlons , etM. François Flameng.

Les paysages sont nombreux. M. Harpignies est au premier rang.

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Dessin ferme, nettement écrit. Coloration harmonieuse. Au demeurant un maître, M. Wallet a une juste perception des Effets calmes. M. Pointelin a bien traité ses Peupliers. M. Gagliardini connaît son Midi. Le Pont Saint-Martin , de M. Jacquien, me plaît. MM. Joubert, Isenbart, Girard, Ivuhstohs ont des envois intéressants. M. Quignon a une belle moisson, pleine, vigoureuse, éclatante de lumière sous un ciel assombri : M. Guillemet poursuit sa route avec une vraie maîtrise. J'ignorais qu’il fût du dîner de la pomme, mais la Normandie s'étend vraisemblablement jusqu'à Chantilly quand il s’agit de boire un verre de bon cidre. Pharamond, rue de la Grande-Truanderie, n’est pas plus normand que M. Guillemet et il a du cidre excellent. Luigi Loir

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