LA JEUNE FILLE
grâce épanouie dans cette intelligence vierge , était comme un hommage voilé qu'elle offirait au maître absent de sa vie.
Obéissant à la seule voix du cœur devant tous ces intérêts qui se croisent , se heurtent , se brisent à travers les jugements des hommes , chaque jour dissous et refondus dans le creuset de l'expérience, elle cherchait, avec une ardente inquiétude, la réhabilitation de Frank le Smogler \ et que dire , sinon que le Smogler, désigné souvent à son Qreille frémissante sous le nom odieux du hors la lot, conservait en dépit de cette réprobation sociale , une place immuable, immense , dans sa mémoire ; qu'il était partout et toujours présent à Jane : le soir au milieu des travaux , des lumières , des lectures et des romances du foyer ; le jour , dans la solitude ou dans le bruit , dans la contemplation du ciel inondé de soleil ou parsemé d'étoiles , dans la mélancolie ou Tespérance ; les yeux brûlants de Frank étaient fixés sur elle comme ceux d'un portrait dont on ne peut fuir le regard de quelque côté qu'on s'éloigne et quelque position qu'on prenne pour y échapper. Parfois l'image , bien que toujours fidèle, s'altérait; une infiltration funeste épanchait dans le caractère de l'homme le caractère effrayant de sa profession ; le sceau de la réprobation se dessinait sur ce front adoré ; la majesté sauvage du désespoir s'asseyait dans ses yeux pro-
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fonds et tristes; il se mêlait une indéfinissable férocité à la passion de ses regards où ise lisait une résolution inflexible , un je le veux! sans retour, qui épouvantait Jane et l'entraînait tout ensemble. Mais bientôt l'image s'épurait , comme un astre enveloppé de nuages se remontre doux et clair. Jane y retrouvait alors ces traits jeunes et sympathiques , cette soumission de Tamour , cette grâce sans artifice qui , dans le brillant miroir de son imagination fascinée, éclataient d'une puissaucie qui lui semblait plus que mortelle ! Alors , les joues pâlissantes , les mains étendues , Jane murmurait :
— Me voilà ! me voilà !
Puis , elle s'asseyait tremblante , l'œil blanc et immobile , quand elle revoyait cette belle ombre redevenir aussi terrible. Un jour , elle lui répondit , avec l'élancement d'une soudaine et tendre résolution :
— Ehbien! oui avec toi maudite et réprouvée, avec toi dans le fers , avec toi à la mort !
Mais l'étonnement de sa propre voix la laissa pleine de trouble et de confusion ; car il lui sembla que l'avenir avait résonné en elle comme un avertissement redoutable.
Bien que Frank n'arrêtât pas son imagination vagabonde sur tous ces rêves tendres et amers qui peuplaient J'absence pour Jane, il est certain que le beau Smogler ne put se résoudre à nouer , ail-
IM LA num fiuM»
lieurs, rien qui ressémblAt à un eagagfement d*amour; gon àmedOTmait encore, man elte attendait
Jane : Jane était loin de Ini et Im n'^lBit pas
loin d*elle ! Il dominait tous ses souvenirs : il était le passée il était le présent , et sans lui, die n^ayait déjà plus d'avenir possible ^ car il est vrai de dire que ta plus grande pafrtie d'une histoire d'amour pour une femme se passe entre die et sa mémoire. Muette et mystique dans les intérêts de sa passion, un mot rappelé, un regard d'autrefois, un sou^Mr qu'elle a cru éotnprendre , un sourire mystérieux qui a parcouru des traits aimés, sont des preuves qui se réveillent pleines de conviction pour affermir ses religieuses espérances ; son imagination interprète, et son cœur croit elle croit
tout , la i^emme aimante 1
Son amour est d'autant plus violent qu'elle le tire tout entier d'elle-même , qu'elle en bannit la réalité trop désespérante bu trop peu chaste pour se nourrir des hypothèses de son imagination. Et cet amour qui ne pent être ni apprécié ni compris, parce qu'il appartient tout entier à la femme, et qu'il est sublime d'impossible , devient pour die une source de déceptions et n'engendre que trop souvent une catastrophe terrible.
Les trois longues années s'écoulèrent , et la gracieuse yisionnaire revint eu berceau de ses beaux songes ! elle revit son vieux père ; elle en pleurade
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joie. La longue absenee de sa fille avait coamie émottssé l'orgueilleux courage du vieillard. Il s'éisàl demaudé parfois y bien bas à la vérité , si le monde valait le sacrifk^e qu'il lui faisait ? si rieqi lui avait tenu lieu, depuis tm)is an^ , du doux ap^ pui de Jane? de «a voix joyeuse, de ce frais vi^ sage, ou ses yeux déjà obsQureîs par les aDuées se reposaient eoHune dur une fleur? C'était toujours après ces réflexions pesantes sur sa poitrine, qu'il se promenait ^ei«/ autour des âpres rocbers de la Cove y. regardant de loin le entier qu'il connaissait bien pour appartemrà franfc, à, Frank le hardi smoglejr, legéminsv^Mventurieryrint^re hor$ la loi^ letrétofier dupaupre^ terrible, disait-on, eonvEue l'ange exterminateur.! s^vec la: pudeur dédaigneuse d'une vierge... £t c'était pai:mi tous ces noms hisaurrement accouplés, que le vieillard retrouvait encore et toi^ours , dans son cœur mal dér fendu, le petit Frank, le fils dn capitaine Hardi ^ le pauvre orphelin de l'homme qu'il avait le plus aimé! On peut donc présumer qu'il ne la retint pas avec des ordres bien inflexibles , quand elle se seu* tit enlnlné0 comme par des ailes sur les bords de la mer : il savait que pour l'être né dans l'atmosphère maritime , le souffle pénétrant de ses eaux demeure une pasdion; il pouvait d'ailleurs la proT t^er de loin daus cette promenade découverte , et... chose étrange que l'instinct 4'une jeun^ ftUe
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innocente , à qui Famour tient lieu de génie, sans ayoir osé dire encore le nom de Frank , mdé pourtant à chaque larme , à chaque baiser du retour , Jane avait tu sur le front moins armé de son père , ou que Frank était bien loin de la Coye , ou qu'elle .pouvait le rencontrer sans que son père la renvoyât encore loin de lui : elle avait donc bien soif de l'air savoureux de la grève! car elle erra sur le sable , le long de la brisure des rocs noirs , fantômes familiers de ses premiers ans , elle les salua , éleva dans l'air ses bras charmants, et mêla sa voix grêle avec la brise harmonieuse, pour ne pas étouffer d'un bonheur qui allait jusqu'au! larmes : c'est qu'elle était libre ! et pure , et fidèle; c'est qu'on la laissait enfin courir dans Fespace , avec le ciel sur sa tète et le vaste abîme sous ses pieds ! c'est que le soleil brillait splendide sur les nappes d'eau vertes qui flottaient étincelantes du frMement des vents pieins de musique , et dont le claquement contre les rochers , où elles venaient s'étendre et mourir, saisissait le cœur de Jane d'un ravissement qui tenait du délire. A la fin la lumière glissa moins âpre autour d'elle , les rayons du soleil devinrent humides , on l'eût dit , à force de se plonger dans l'eau, et le froid des vagues sembla verser une influence calmante sur ses émotions trop vives.
De fraîches pensées , des espérances roses s'ou-^ vrirent pour la première fois depuis trois ans de-
▼ant se$ feux; ptti9> eOe •'arrè)t rèTeuse dans sa joie, lorsqu'elle (McouttU à peu de distance le petit bÉtîment de son amant, retenu à l'ancre dans la baie. Qu'il lui seiobla beau , leS^àtna: avec ses flancs peints et arrondis, étalant au sdeil ses fw^ mes si rases , si souples \ qu'il lui parut gracieui^ sous ses voiles earguées, se balançant aux caprices de la houle cmame un |[oeland endormi sur les flots ! Jane demeura immobile ; une idée soudaine et radieuse s'alluma sous son front.
^ Il sera sauvé ! s'éçjriai>t^lie .j|Tec un joyeux transpopt t Ufcra-sauvé 1 je le rdëv^ai de son rêve de honte et de misère. J'attirerai son cœur dans lei scittier^ d'une honorable ambition, et son navire un jour parcourra les hautes mers aussi librement, aussi ocgueilieusement qu'un vaisseau de l'État,
Elle parlait wcore tout haut , quand elle int â peu de distance accourir un jeune homme, la via qui colorait ses joues reflua précipitamment vers son cœur. Jane , dans ce rapide instant, vécut plusieurs années et rémonta le cours de sa jeune existence écoulée; elle relut tout un passé de scteei ravissantes sous ses yeux à demi-fermés : — Se toumetU'il de moi? m'aitm-t-il encore? m'a-t^il aimée?
..• Telles furent les craintives questions qui couimrent dans son intellijSfence au moment où ayant fait un pas en avant, elle le réprima aussi involon-
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tairement que la sensitire dont Feffiroi virginal se recule devant l'objet imprévu qui l'approche. BUe l'avait bien reconnu ! c'était Frank-Hardi lui-même qui promptement informé du retour de sa petite compagne dans ce pays si désert sans elle , se hâtait en riant de venir à sa rencontre.
Qu'a-t-il donc vu tout à coup de si terrible pour s'arrêter là sans mouvement et comme foudroyé devant celle qu'il appelle sa sœur? pourquoi ce saisissement? ce trouble sérieux qui suspend la parole dans sa bouche intimidée ? c'est que Tadokscente- qu'il cherche lui apparaît transformée en fenune; elle n'a rien perdu de la svelte légèreté d'un enfant, et elle a conquis des formes plus moelleuses : sa blancheur primitive, s'est colorée d'une teinte veloutée, suave; la délicate ffgure d'autrefois qui, comme une vision , àtait flotté à ses côtés durant leurs jours d'innocence , ces jours fugitifs où l'on se fegarde grandir sans s'apercevoir que l'on grandit ^ où l'on croit que l'on est venu , que l'on restera toujours ainsi : cette figure vague et lointaine est là présentement sous ses yeux comme un modèle d*élégance et de dignité; coulée, on Vett dit, dans un moule où la nature satisfaite vient d'arrêter sa main au point que rimagliiatidn et le cœur n*ont plus rien à demander , plus rien à rêver, et Frank la contemple dans 4m étonnement presque triste...
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Il se rappelle qi^il est Smogler. Son regard ardent et confus, glisse et tourne autour de ce cou flexible qui se baisse et se relève comme celui du .cygne. Mais il ose, à la fin, ressaisir de toute la puissance des siens, ces yeux qui étincèlent de pudeur et de joie à travers le voile, soyeux de leurs longs cils; il contemple, oppressé, sur ce front doux et blanc, des cheveux noirs , lustrés comme le plumage du corbeau , qui l'inondent de leurs boucles épaisses; il parcourt curieusement ce maintien nouveau , où la crainte se mêle à la confiance du souvenir; il veut cette main timide presque avancée vers lui comme si elle cherchait à être demandée.,. Jane, alors, rentre toute entière dans le cœur entr'ouvert du jeune homme; dans sa mémoire , dans son âme , dans ses sens , et se reculant d*un pas qui tremble et qui chancelé , il 6te son chapeau et la salue humblement comme si elle représentait toute la majesté de son sexe.
Un tel hommage était suffisant pour la pudeur ; eh! ne l'était-il pas pour Famour? Jane se pencha en avant ; leurs mains se rencontrèrent , leurs regards échangèrent un livre entier de craintives confidences, et Frank réadmis, dans l'espace d'une seconde, au privilège d'une amitié d'enfance, enlaça fortement dans ses bras sa rougissante maltresse ; puis , sur ses lèvres pourpres et entr'ouvertes, se signa son amant dans un long baiser.
LA nvmi HUft*
Us ne parlèrent fiae d'amour.
Les ccMD^gnoDs de Frank remarquèrent , dès le soir, un changement étrange dans tout son être, tl pamt pensif et réservé. Le lendemain , il était ^âêtrait, soucieux; puis, fontasfue, inégal, bondir sant, radieux..^ Il aimait!
ta itmht tmxnit in Smùg^tt.
Jane, à son retour, atait tout dit à son père, en l'enveloppant de ses bras caressants. Murmurée ainsi, comme' sous deux ailes d'anges, cette confidence.ayait presque engourdi les préjugés expirants du Yieillard, Il aimait Frank , et Jane jurait qu'il allait changer :
-^ Juges donc , mon père ! lui répétait la jeune inspirée , jugez quelle gloire et quelle joie de diri* ger cette valeur surhumaineé». car elle est surhumaine, n'estr^» pas , mon père? vous PsTez dit , un soir, il y a trois ans , mon bien-aimé père l
— Oui , oui , surhumaine l ratait le yieillard ,
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que le souvenir de Frank envahissait toujour» d'une joie mélancolique.
— £b bien ! jugez comme ce serait doux , comme ce serait beau , d'entendre un jour proclamer son ^om purifié par mille actions nobles, utUes! ce serait à vous faire vivre cent ans , mon père ! et de voir de ce côté , poursuivait-eUe en touchant le cœur de M. Darcey qui paraissait de plus en plus rêveur; dcvoird*un côté votre appui, votre propre fils couvert d'honneurs , et de Pautre , où me voilà 9 ce pauvre orphelin de Phomme que vous aimiez comme un frère ; ce brave enfant tout régé* . néré , tout lavé de ses glorieuses imprudences, plus digne que jamais de Tamitié que vous aviez... que vous avez toujours pour lui. Âh! oui, ce serait à nous faire vivre tous des siècles de bonheur! ajouta* t-elle en fondant eh larmes, réfugiée à son tour sous les bras émus de soii p^e, qui répondit du ton dont on calme les enfants.
— Allons! allons, Jane, que l'on soit sage! s'il t'aime, on verra bien... on tâchera de perdre la mémoire.
Et Jane, sans rien dire de plus, avait regardé passionnément son père.
Frank continua de rencontrer Jane chaque jour,' sur les bords découverts de la baie mugissante. Charmés l'un de l'autre, satisfaits de leur solitude grave, qu'ils animaient de leurs seuls regards d'à-
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mour, le Dunnde leur semblait enfermé et défendu par ces hautes montagnes.
Ivres de leur amour et de )a vive senteur des algues, il& graf is«aijent quelquefois certains côtés accessibles de ces murailles naturelFes et infranchis-, sables.
— Si nous pouvions monter ensemble, disait Jane, à ces portes du ciçl, il me semble que nous toucherions l'autre vie avec la main !
Elle élevait l'orgueil .du jeune homme, elle combattait ses principes égarés, elle attendrissait son cœur : l'amour prêtait une force irrésistible aux armes de la raison ; sa rébellion s'abattait devant la contenance pudique et simple de Jane; le faux orgueil fondait devant ses regards si purs commp la neige duricie devant le soleil.
Deux fois M. Darcey, par l'irrésistible instance de Jane, s'était trouvé en tiers dans leurs innocentes rencontres, et il avait jeté sur le Sphinx^ à l'ancre, un regard tout empreint de blâme, d'espérance et d'afFection. Ce regard n'avait point échappé à Frank; l'amour est soigneux de ses propres intérêts, et pour lui, ce regard valait un long discours. Un soir d'automne, enfin, seul quelques instants avec Jane, en Tabsence de M. Darcey, dans cette maison qui ne lui avait jamais été interdite, mais où il rentrait alors comme en grâce avec le maître, après une lutte intérieure, rude, il est vrai, mais décisive, le Smo-
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gler s^éûria au milieu d'un profboâ et teiidre si*lence ; *'
Je TOUS mériterai, Jane! Je monterai yttt tous. Ce commerce de rie et de mort, eette venmnmée ^ bruyante, tout cda tou» déplaît^ tfeat^e paa? je le quitterai; vous m'avez vaincu.
' ^ane leva les mains vers le del.
—Jurez-vous cela? dît-^Ue d'une voix trem^ blante ; eh bien ! alors, Jurte par votre honneur, jurez par votre IMeu, Frank.
—Par le Dreu Vivant! répliqua Fra^; par mcm honneur; par vous, Jane! qui êtes tout cela pour moi!
^Mâis queft! poarsUiv!t*il par réHexion, eonH ikient, après ce ijue j'ai f^t, rentrer dans laf vie oi^ dinaire, si aride pour ceUx qui n'ont rien? J^ai t»ut donné : je n'ai plus rien pour nous^ Jane; et vous ftiire pauvre pour moi !
— Oh ! je n*ai pas peur I s^écria-t-elle pleia» de fenattsme et de tendresse : je demanderais, voi»^ tu... je mendierais pour toi à travers^le monde 1
Âpre» ces paroles qui venaient de la donner à Frank pour IMtemité , elle ai^uya son front sur Té* paule du jeune homme , et son coeur se fendit en un torrent de larmes .
^Tu es folle, enfant!»», par l'âme de mon père , tu es fblle ! repartit Frank.
Il pleurait aussi pourtant !
LA Biamttti iHKJMia m tioauu. 177
Leur f ésolotioi) fiitintètée. Simpleset coarligiitx, il y avait dans eeplan de quoi rnooiiquérir uq pan radis perdu; tracé par deux eafents dont Tus était d pur , l'autre si yrai ! U leur semblait iaqpoas&ie qu'ils B*enS6ent pas quelque ange gat dienpoiir veiller -à son éxecution !
C'est ce que pensa tdUte la nuit Jane éveillée par tin bonheur dont elle ne pouvait cdmer l'agitation. Les yeux ouverts dans Tobscurité, qui n'était plus noire pour une personne si heureuse , elle n'avait plus peur : le ibntAme qui Tavaitsi souvent effirayée lui souriait maintenant.
-^ Non , non ! disail-elle tXL balançant doucement la tète , plus de spectre pour me ftiire peur : la vérité me protège ; que toutes les ombres menaçantes me laissent ; Franck saura bien me défiBUdre ! Je Veux dormirdansrimagepnriiléédeïyanck. Yoyejs, mon Dfeu! comme il s'est soumis à vous! Unpe* tR enfifint est-il plus obéissant à sa mère? où aval»* je donc l'esprit de voir toujours li-bas Je ne sais quel fsntôme voité?...
J*étais si seule! et puis, Frank n'avait pas dit, il n'avait pas pu dire à une si jeune fille que j'étais alors. Je le jure par le Dieu vivant! par l'honneur, par vous, Jane! qui êtes tout cela pour moi!... Oh ! Je suis tout cela pour lui maintenant!
Elle s'arrêta et demeura quelques instants immobile, hi poitrine soulevée, les yeux fixes etknni-