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tète aux piecb dans une yaste redingote bleue , ga^ lonnëe d'ortur toutes les coutures, était coiffe d*un chapeau à trois cornes enfoncé jusqu'aux jemx.
— Tattends, monsieur, dit-il en indiquant du doigt la porte à son neveu.
MissMoliy, à ce signe impératif, se précipita aux genoux du duc qu'elle tint étroitement embrassés; sonyîsage inondé de larmes, ses accents entrecoupés désarmèrent insensiblement la colère de l'amiral. Williams joignant ses supplications à celles de miss MoUy, tous deux implorant arec des sanglots l'oubli du passé, il follut bien que le duc finit par se rendre.
— Relevez-yous, releveSE-vous , enfonts, dit le brave homme tout attendri; sacredieu! oui, je pardonne; car je crois que je pleure aussi... et c*est pour la première fois. Allons ! allons f qu'il n'en soit plus question.
Et s'adressant à son neveu :
— Williams, j'oublierai votre faute à la condition que vous rendrez beiu'euse cette charmante enfant. Mais, diable! ajouta-t-il en se reprenant, je dispose de sa main comme si j'en avais le droit. 1 1 faut au moins qu'elle y consente.
— Que je voie d'abord mon père, mon pauvre père , dit miss Molly.
En faisant cette demande elle avait levé les yeux sur rémiral ; celui-K^i découvrit alors avec un sou-
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rire malicieux , sa tète blanche et son large front. Ce ne fut pas sans un vif sentiment de gratitude que la jeune fille reconnut en lui son compagnon , son guide, le marin qui l'avait protégée.
— N'avais-je pas raison de vous assurer , miss, que le matelot jouissait de quelque crédit auprès de son amiral?
— Molly remercia le duc de Fyden avec une touchante efiFusion.
— C'est bien ! c'est bien ! enfant, songeons maintenant au plus pressé. Allons , mon bon neveu, en voiture ! et courons chercher le consentement de votre futur père. J'ai idée qu'il ne résistera pas à nos instances.
L'événement prouva que l'amiral ne s'était pas trompé.