‹ Le Salon militaire de 1886Chapitre 4 sur 15 · En 1 88 4 , Flanqueurs. — En 1 885, Les Pays · texte numérisé non relu

En 1 88 4 , Flanqueurs. — En 1 885, Les Pays

4. En 1884, Le Convoi d'un Mobile et A"''" 1870. — En 18e!?, La Révétition.

son exposition de 1884 m'avait vivement touché; celle de Tan dernier, clans la note gaie, était également excellente; John Lewis Brown ', vétéran, dont la fougue dépasss souvent celle des jeunes; romantique, mêlant le sport, la chasse, les troupiers d'aujourd'hui, aux gendarmes du maréchal de Saxe et aux cavaliers élégants de Louis XV; parfois il se trompe, soit parti pris, soit autrement ; mais lorsqu'il réussit, et cela lui arrive souvent, c'est un maître.

L'armée des pein'.res militaires est désormais nombreuse et choisie. Grolleron2, élève de Bonnat, campe avec aisance le soldat et est en train de passer au premier rang. C'est un de ceux qui méritent le plus d'attirer l'attention ; il a en lui l'étoffe d'un artiste complet. Couturier3 ne manque pas d'observation ni de savoir-faire; il voit bien le soldat, il l'aime, il le sait; mais sa peinture manque un peu de précision et de netteté. Beaumetz 4 est un dramaturge dont le pinceau plein de vigueur ne recule pas devant les scènes les plus terribles. Il est un des artistes sur lesquels il convient de se montrer le plus attentif. Marius Roy, le chroniqueur de la vie intime du fantassin et du cavalier, pour lequel la cantine et la chambrée n'ont point de mystères. J'aurai à revenir sur chacun dans le courant de cette monographie, et sur Bloch, Boutigny, Castellani, Claris, Pelez de Cordova, Walker, Eugène Charpentier, Humbert, Moreau (de Tours). Evidemment j'en passe; mais, je le répète, c'est sur leurs œuvres qu'il faut parler des artistes.

Faut-il s'en plaindre ? L'influence de Détaille et de Neuville est

1 . En 1 8S4, Un Heiduque, — Rclai de Chevaux de renfort pour les omnibus. — En 1 885 , n'a pas exposé.

2. En 1884, EnObservation, — à Bujenval. — En 1 885, Un Renseignement,— Châtillon, 1 3 octobre 1 Sjo.

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