LE FOSSE DE VINCENNES, 20 MARS
JULES JIOUTONNKT ÉDI'l
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Aujourd'hui, on peut dire encore du peintre de V Épisode de la Bataille de Loigny qu'il fait assez bien du Détaille — et il ne le fera jamais aussi bien que le maître, — il faut que l'an prochain on dise : il fait bien du Grolleron.
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E. Routigny. — Les Olaces.
Je me rappelle avoir vu, il y a vingt ans, une Entrée du maréchal Forey dans Puebla qui remua fort les visiteurs du Salon. Nous n avions pas été gâtés par le nombre des tableaux sur la campagne du Mexique. Cette guerre impopulaire n'avait pas attiré les artistes. M. Armand Dumaresq avait suivi l'état-major, il rapportait des impressions prises sur le fait, — et c'est un avantage que les peintres militaires doivent toujours mettre à profit. Cette fois-ci, M. Armand Dumaresq nous montre des officiers examinant avec leurs lorgnettes le ballon dirigeable la France, sortant pour la première fois de Meudon. Le sujet n'est militaire que par destination. Les personnes qui regardent le ballon pourraient aussi bien être des sportrnen que des gens de guerre, et la spécialité du tableau se manifeste principalement par la curiosité des uniformes qui y sont habilement disposés.
Le choix du sujet mettant en scène des officiers immobiles demandait peut-être un peu plus de recherche et de minutie dans la représentation des tenues. Bien que M. Armand Dumaresq soit l'auteur d'une collection officielle des uniformes de la garde impériale du second empire ■ — collection fort recherchée des amateurs de lithographies militaires coloriées, ■ — j'ai remarqué dans ses tableaux un goût peu prononcé pour l'exactitude des costumes. L'exactitude évidemment n'est point sa passion dominante, et il est plus amoureux d'un contraste heureux de couleurs et de tons qu'il n'est jaloux de se montrer sobrement réglementaire en matière de galons et de soutaches. Fous ce rapport, il ne connaît d'autre règle que son caprice et il adore la fantaisie. Ce n'est point là-dessus que je lui chercherai querelle. Une fois que l'on ne fait point de l'exactitude historique l'objet d'un culte étroit, il ne faut plus en être soucieux du tout. C'est comme dans le roman ou au théâtre, où la vérité et la vraisemblance deviennent de très petites choses dès qu'elles ne sont plus les principales. D'ailleurs tout une école de peintres et de critiques vous soutiendront que les tracas que donne une recherche sont loin d'être compensés par les résultats, tandis qu'un efifet