‹ Le salut du peuple Journal de la science sociale: journal de la science socialeChapitre 12 sur 16 · ASSOCIATIOH AGRICOLE V0L0ITA1RE · texte numérisé non relu

ASSOCIATIOH AGRICOLE V0L0ITA1RE

MODE DEft VBIJITlKmBS, U«lTOMAUft£«

Malgré l'antipathie du droit pour l'association volontaire ou facultative, VEconomiste-politique doit en faire l'hypothèse. Nous supposerons seulement que la protection sincère et active de l'État est acquise à ce mode salutaire.

On ne se pénétrera jamais assez de tout ce que peut l'action individuelle pour l'organisation du travail; mais elle est garrottée par les milliers d'entraves accumulées depuis des siècles contre l'association volontaire. Il faut donc absolument que le peuple, par l'Etat représentant, intervienne, seconde les

efforts particulier», ne serait-ce qu'en déblayant les obstacles que tant de lois ont mis à toute innovation en ce sens. On né s'étonnera doue pas de nous voir apporter l'hypothèse de son intervention encourageante ou bieuveillante dans des combinaisons d'où nous l'excluons systématiquement pour l'instant.

L'association égalitaire et fraternelle des travailleurs agricoles doit marcher de front avec celle des travailleurs industriels; celle des campagnes ou des paysans, en même temps que celle des villes et des ouvriers-artisans. La liberté et l'égalité -ne peuvent même pénétrer dans les villages au sein de 25 millions de Français répandus sur le sol , qu'à cette condition. — Il y a plus: c'est au milieu des campagnes qu'il faut principalement installer l'industrie, côte à côte avec l'agriculture.

Toute association volontaire, pour être bonne au fond , doit remplir les conditions suivantes :

1° n faut qu'elle ail une base agricole, en même temps qu'elle sera manufacturière et commerciale; afin que le minimum d'existence des associés soit indépendant des chances aléatoires du commerce , de l'industrie, de la veute et de l'achat à l'extérieur, en un mot à couvert contre les ruines qu'engendre la concurrence appliquée aux produits de mode et de fantaisie , aux objets d'une utilité secondaire. La base agricole c'est l'ancre au port quand vient le mauvais temps à la mer. Par l'exploitation combinée de l'agriculture, de la manufacture et du commerce, chaque association se suffit à elle-même pour les premières nécessités de la vie, quoi qu'il arrive daps les transactions indus* trieUes avec l'étranger.

2° Il faut absolument que le sol et les autres fonds productifs soient la possession collective, indivise et inaliénable des associés d'une commune, ou d'abord d'un groupe quelconque dans une commune : chacuu ayant d'ailleurs Si part de propriété mobilière représentée par une action égale a son apport primitif ou à ses épargnes ultérieures, confiées comme dépôt à l'établissement : cette valeur serait réelle et transmissible, puisqu'elle serait hypothéquée sur le sol et sur toutes les valeurs consolidées de l'association communale ou du groupe modèle. — L'action ne représentant que le dépôt, l'épargne, l'avoir de l'actionnaire, ne rapporterait aucun profit ou intérêt au possesseur; car l'usure est on vol. — Cependant, nous concevons que chaque centre reste libre à cet égard : les uns pourraient reconnaître au capital (épargne ou dépôt) une participation quelconque. — Les autres, au contraire, auraient la faculté de ne plus admettre d'usure dans leur sein. — Mais nous sommes convaincus que bientôt ceux-ci feraient loi par le seul ascendant du vrai , du bon et du juste, et seraient acclamés, imités partout. Quoi qu'il en soit , l'essentiel au débnt c'est le fait de l'association communale, partielle ou entière ; c'est la garantie du travail et des premières nécessités.

Ce ne sont pas de nouveaux travailleurs agricoles et autres qu'il faut se proposer de créer avant tour. Ce sont les possesseurs actuels, les fermiers, et les agriculteurs actuels, qu'il faut amener à vouloir s'associer, à réunir leurs

fonds productifs leurs instrumens de travail de tout genre, à les métamoçphoser en propriété collective, comme nous l'avons indiqué.

Les contractons pourraient fort bien stipuler qu'en cas de liquidation obligée, ou de force majeure, les apports fonciers seraient rendus à chacun. Dans cette vue, les bornes qui délimitent les domaines actuels seraient conservés, ainsi que les plans du cadastre.

On a beau faire, l'association est fatale : elle aura lieu par une voie ou par une autre; la force des choses y pousse invinciblement. U n'y a que le premier pas qui coûte. Un seul exemple donné par des ouvriers, petits possesseurs de coins de terre, ou par des capitalistes de cœur et d'intelligence, .décidera subitement une imitation, une transformation universelle, merveilleuse. On se tourmente pour mettre en valeur les terres incultes au profit du prolétariat : c'est là qu'on voudrait porter les essais d'association : ou bien, on voudrait acheter des terres meubles, des fermes, sur lesquelles viendraient s'asseoir des colonies agricoles, etc.— Suivant nous, c'est principalement aux possesseurs eux-mêmes à prendre l'initiative. C'est d'eux que doivent venir la solution et l'ouverture; car c'est à eux que s'adressent les dangers du temps. Une seule commune, nn seul gros propriétaire, huit ou dix ménagers, peuvent (aire le salut matériel du siècle, en décidant un mouvement général d'imitation et d'émulation.

A côté des riches, propriétaires du sol et des fermes, il est en effet bon nombre de petits propriétaires, qui, se souvenant de leur origine prolétaire et comprenant les avantages immenses de l'association, suppléeraient au besoin l'intervention des gros.

Du reste, les défrichement pourraient se faire simultanément par l'association des fermiers-ouvriers et des propriétaires actuels, sur le sol cultivé. Les deux mouvemens doivent même marcher de front. Les monastères au moyenne n'ont été établis exclusivement ni dans les déserts, ni au milieu des terres labonrées.

Or, nous le prophétisons: il ne manquera pas plus de saint Benoit, de saint Martin, de Golomban et de Gassien , de Bruno et de Robert d'Arbrissel , ni de donataires de champs et de capitaux, pour la fondation des communes-socialistes, qu'il n'en a manqué pour l'édification des monastères chrétiens, ces communes socialistes informes d'un autre âge. Le moment est proche. Tous les signes du temps l'annoncent. L'émulation soyez-en sûr, va se tourner de ce cêté, comme autrefois on vit les chrétiens s'évertuer pour mener à bonne fin les conceptions, les œuvres et les monumens de la foi nouvelle.

Une commune, une portion de commune, quelques fermiers ou propriétaires étant une fois associés, toutes les autres portions de la même commune, et finalement toutes les autres communes, subissant la loi de perfectionnement, s'associeront, pour n'être pas écrasées, par la supériorité de la commune-modèle, dans l'arène de la concurrence. Nous faisons ici abstraction des mille bienfaits moraux de ce régime nouveau : ja puissance, l'économie des ressorts, la bonté, la quantité, le fini et le bon marché des produits, seront tels qu'il faudra

bien que producteurs et consommateurs de tout ordre s'y résignent par intérêt.

Ce mécanisme sodil supérieur sera pour l'économie, pour les producteurs isolés, agricoles on manufacturiers, ce qu'ont été tous les outils pour les travailleurs â bras : la machine à tapeur fixe, pour la filature de laine, de Un, de coton; la locomotive et les rails, par rapport aux diligences et aux routes pavées, etc. —Toujours, dans l'industrie humaine, quand un individu ou une nation trouve et applique un moyen, un mécanisme, un expédient progressif, c'est-è-diie qui apporte célérité, bon marché ou puissance relative, par cela seul tous les autres individus, toutes les autres nations se voient forcés de l'importer, sons peine de suicide : témoin te fusil, le canon, {Imprimerie, et tant de machines modernes I

(Test là une loi dont la constance ne se démentira point, tant que rhumanité voudra améliorer son sort, cherchera son bien, cédera aux irrésistibles suggestions de l'intérêt bien entendu.

Comment supposer qu'un peuple comme le nôtre préfère s'édoler et s'abrutir dans les privations et {Infinité du morcellement ; que Véckoppe, le coin de terre, l'isolement, fassent ses délices, et que les bienfaits du travail en corn» M», ou de l'association, ne le touchent nullement !

Que FÉtat vienne maintenant protéger en toute sincérité les essais d'associations volontaires , et on les verra se multiplier, s'étendre comme une bienfaisante épidémie: ce sera une véritable contagion du bien tout aussi rapide que la contagion du saaL

Or, rassemblée législative ne saurait différer de leur accorder cette protection: car la Constitution lui en fait un devoir majeur: il y a plus; elle veut que non-seulement FEtat-Représentant protège l'association volontaire, mais qu'il la favorise et l'ehcousaob. L'article 15 est explicite a cet égard. (1).

L'Eut peut les protéger efficacement de mille manières, par exemple:

i* En dégageant les propriétaires fonciers des entraves infinies daus lesquelles les a enlacés le régime hypothécaire; en leur permettant, par des modifications devenues nécessaires à ce régime, de se purger de toute hypothèque par la transmission rapide aux créanciers, de la part d'actions correspondant aux somssesdoes,

2* En prêtant aux associés les capitaux de roulement, nécessaires I leurs transactions : capitaux que l'État hypothéquerait d'ailleurs sur tous les biens de Tassodadon ;

S* En les exemptant de tout impôt pendant la période nécessaire pour le développement de leur prospérité;

(1) Art 13..

• l'eufeignement

• départemens et ta communes, de travaux publia propres à employer les bras u*c-

• cupéSf etc. t

4* Eq accordant une prime aux capitalistes et au travailleurs qui prendraient l'initiative de cette incomparable transformation.

Inatile de faire remarquer que la production agricole et la production mano* f jcturière marcheraient ensemble ; que le commerce ou l'échange se ferait en gros et au nom de l'association entière; que les achats et les débits ne seraient plus grevés de redevances à une foule d'intermédiaires parasites; que la fraude sur le poids, sur la qualité ; que les surventes, etc., seraient sans raison d'être.— Chacun, pour sa consommation individuelle, se pourvoirait, avec toute garantie de bon marché, de bonne qualité, et de loyauté, dans les magasins de l'association.

5" L'Eut, dans l'hypothèse où il deviendrait, par une institution de crédit mise sous le haut contrôle de l'Assemblée nationale, l'intermédiaire unique ou légal entre les capitalistes-préteurs et les traTailleurs, pourrait aussi commanditer en totalité ou en partie les associations sur leur demande. En retour, imposerait à chacune d'elle ses conditions d'équité et d'uniformité, d'ordre et d'unité, eniin de prévoyance et de continuité dans le travail. Si, malgré de légitimes précautions contre l'abus de son crédit, il était encore exposé à des partes, la combinaison des assurances mutuelles par l'Eut tiendrait achever de garantir à la fortune sociale toutes les compensations désirables.

On voit ici comment l'organisation du canton-commune et son administratration de Y économie matérielle ou des finances, des entrepôts et bazars, viendraient faciliter merveilleusement l'essor et la mutualité de ces associations agrico-industrielles.

Gomme on le pressent, l'usure irait à grands pas vers sa déchéance, sans aucune intervention légale et par le seul motif qu'elle ne serait plus demandée : d'où le crédit gratuit, tant et ai vainement cherché dans l'ordre de l'individualisme.

L'expédient le plus sûr pour amener les paysans d'une même commune à l'association volontaire combinée, serait peut-être d'universaliser et de perfectionner les FRUITIÈRES, la plus immédiate et la plus facile des applications du principe des associations agricoles (1).

Car, bientôt, des associations pour l'exploitation en commun des produits de la vacherie, on passerait aux associations pour la manutention et la cuisson économique du pain à l'aide du four banal ; pour le chauffoir commun ; pour l'arrosage ou l'irrigation économique, pourla vendange, pour la fabrication économique du vin, pour l'élève des cocons, la production économique de la soie, pour l'extraction économique du grain par les machines à battre; pour

(t) On appelle ainsi des espèces de Sociétés que forment entrtux des cultivateurn d'uoe môme localité, dans le but de recueillir le laitage de leurs vacheries respectives dans un même établissement et de l'y faire manipuler en commun. Les produits divers (fromage, beurre, etc.), se partagent ensuite entre les associés au prorata des quantités de lait que chacun a fournies. Ce .procédé très économique est d'un n nrt immémorial en Suisse, en Hollande, dans le Jura. etc. ^^

On trouvera dans la Maison Rustique du XIX* tUcle (L S*.), tous les détails ri» élémentaires et économiques de ces Associations. v h "*

li fabrication do sucre de betterave, et celle de la técole de pommes de terre, etc.; pour le transport des denrées an marché; pour Tachât en gros, la consommation an Juste prix et la bonne qualité des objets qui subisseotaujour- (Thni d'indignes et dangereuses falsifications; enfin pour la boucherie ou la vente de la viande an prix de revient, etc.

Puis, par le seul efletde l'enchaînement logique des améliorations, chacun et tous s'empresseraient dans la même commune de réunir leurs exploitations agricoles, leursatelierst leurs instrumens aratoires, leurs efforts et leurs produits ; défaire enfin en grand pour les fermes et les coins de terre morcelés, pour tous les produits agricoles» horticoles et manufacturiers, ce qu'ils auraient lait naguère pour leur lait, leur fin, leurs fers à soie, leurs betterafes et leurs pommes de terre, — L'État aurait ici à prouver sa sollicitude par les mêmes enoouragemens et les mêmes immunités dont nous parlions tout à l'heure.

Dans nos départemens et même dans plusieurs pays étrangers, on f oit, depuis longtemps, de petits possesseurs affermer leurs coins de terre aux gros fermiers leurs voisins, et Tenir contribuer en même temps au bon rendement de leur propriété, en qualité et journaliers attachés à la ferme qui en a l'exploitation. Us troufent dans cette réunion, la même ardeur, le même intérêt, la même indépendance et la même sécurité que s'ils exploitaient solitairement leur morceau de terre; enfin toutes les franchises possibles, moins la servitude du morcellement et ses inconvéniens moraux et économiques. De là, à rassodation communale, la pente est facile. Il reste, non pas à affermer toutes les petites cultures et exploitations à la plus grande des fermes drconvoislnes, mais à associer, à fondre et les grandes et les petites exploitations de la même commune, an profit de tous, pauvres et riches, fermiers et Journaliers.

Là se trouve l'une des meilleures et des plus faciles solutions, l'un des grands moyens transitoires , indirects et pacifiques. — Si les propriétaires fondera négligent cet expédient, ils auront, on doit le craindre, celui du droit dans toute sa nudité radicale ; peut-être même celui de l'expropriation forcée, de la violence enfin avec toutes ses rigueurs, au sein d'une guerre servile.

Nous le répétons : on peut, on doit même foire, dans le pacte d'association primitif, toutes les réserves en faveur des possesseurs du sol. Nous l'avons dit : outre l'hypothèque, ils ont encore la garantie de rentrer en pldne propriété de leur avoir, grâce à la conservation des bornes des champs, des plans du cadastre, des actes notariés.

Dans cet ordre de moyens, la liberté la plus farouche a certes ses coudées franches. Et cependant, à la rigueur, on peut multiplier les titres de propriétés tout en concentrant les propriétés elles-mêmes : on réunit ainsi les avantages de la grande et de la petite culture, de la grande et de la petite indus* trie* de l'association et du morcellement.

Se contenter de créer du travail dans chaque village, pour ceux de ses babitans qui en manquent, c'est à peine organiser l'aumône ou l'assistance; ce n'est point donner au travail et * la richesse son ess$r, m [populations

déshéritées l'aisance et la sécurité. Cest d'ailleurs oublier que les remèdes puist-s dans la pharmacie de l'ancienne économie politique sont imputons; c'est tourner dans un cercle vicieux éternel.

Créer du travail à l'aide de HapCt sur les riches» D'est rien, si, au moyen du concert , de la réciprocité ou de l'organisation unitaire positive, on ne le féconde pas en assurant une consommation proportionnelle à la production, et tice ver su; en garantissant le débouché opportun et II vente équitable; en ne laissant pas le salaire suspendu, en quelque sorte, aux influences fatales de la loi de l'offre et de la demande, de la loi du prix naturel ou des frais de production du Laisser faire actuel.

Il faudrait aux communes un territoire commun , cultivé, exploité au profit collectif des babitans, avec les procédés agricoles les plis avancées. Or, les biens communaux, là où il en existe encore, sont livrés à quelque chose, comme la vaine pâture, et la main-morte de l'Ignorance la plus crasse ; et ne composent d'ailleurs qu'un lambeau ingrat , Insignifiant, du territoire qui l'environne.

Toutefois, dès qu'on entre dans cet ordre de moyens, il faut s'élever tout de suite à la conception des centres solidaires; créer alors du travail dans chaque commune, y avoir surtout une base agricole, puis relier entre eut les travailleurs de la commune, puis toutes les communes de chaque canton entre elles, pub tous les cantons entre eux, etc. ; mettre enfin l'unité dans ces travaux, de sorte que l'on produise les uns pour les antres, et que le débouché et. la bonne vente soient toujours assurés aux produits. Mais ces considérations appartiennent à un autre ordre de combinaisons : nous les réservons.

L'Académie des sdences morales et politiques a mis au concours une question ainsi formulée : Rechercher quelles sont les applications les plus utiles qu'on puisse faire, du principe de l'association volontaire et privée, au soulagement de la misère.

Cette question n'a pas reçu de solution.

La réponse cependant est facile : le moyen est simple pour qui veut sincè* rement ia fin : que les riches prêtent aux pauvres, et d'abord à ceux qui chôment, des capitaux (fonciers de préférence) libres de toute redevance ou usure ; qulls mettent des conditions intelligentes à leur généreuse immunité; qu'ils obligent tous les centres de travail , organisés sous leurs auspices désfah Pressés et vraiment fraternels et religieux, à contracter entre eux le pacte de solidarité ou d'assurance mutuelle dans les refers et la prospérité; à s'abonner à leurs produits réciproques, au prix de revient; à se donner, par l'élection, un conseil supérieur d'administration qui distribue entre tous les foyers ou associations adhérentes les moyens et les conditions de leur prospérité , en procurant à tous la production en raison de leurs aptitudes , la cou* sommation en raison de leurs besoins et tout i la fois de leurs oeuvres.

Chacun trouvera naturellement dans ce milieu un minimum d'exl fcnee certain, qui le préservera au moms de la misère.

11 7 a mieux encore : que les capitalistes, ces seigneurs du xix* siècle, imitent les seigneurs du moyen-âge donnant la liberté à leurs esclaves ou à leurs serfs, les faisant métayers de leurs domaines, leur aliénant môme des terres moyennant légère redevance. —Que les propriétaires des fermes et des ateliers qui couvrent la France, aliènent donc leurs fonds à des centres de travailleurs en constituant ces fonds, capital inaliénable, indivis propriété publique; qu'ils s'entendent pour fonder des communes sociales, pour faire de chaque village une seule association, de chaque territoire une seule exploitation , et qu'ils se contentent de cette seule et suffisante réserve qu'ils prélèveront eux et leur descendance jusqu'au deuxième ou troisième degré, une légère redevance sur les produits ou revenus (telle que p. 100), après prélèvement d'un salaire minimum pour les ouvriers. — C'est la seule voie pour eux de bien mériter de leur pays, et c'est peut-être la seule manière d'en sortir à l'avantage de tous. — Ou enfin , qu'ils en fassent don à l'Etat , avec condition expresse de les constituer en fondation sociale perpétuelle au profit du prolétariat affranchi; — et moyennant une annuité viagère pour eux* mêmes.

0EGAÏIS1TI0Ï DE LA PUBLICITÉ OliYERSELLE

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