‹ Le salut par l'eliteChapitre 33 sur 51 · ITI · texte numérisé non relu

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Fécondité des œuvres de persévérance.

Il ne nous reste plus en finissant qu’à faire toucher du doigt la fécondité des OEuvres de persévérance. Elles créent une Elite dans la jeunesse des classe populaires.

Et alors quel gain pour ces chers jeunes gens pré- Servés et fortifiés contre le mal, entraînés et entraîneurs vers le bien ! L’OEuvre de persévérance les éloigne du libertinage et de l’impiété, sauve leur foi, leur innocence, leur honneur, leur santé même. Elle les conserve purs en les conservant pieux. Elle les conserve forts en les conservant purs.

Sans doute le patronage ne les rend pas impeccables. Ils peuvent défaillir. Mais, comme dit un Directeur d'OEuvre de Jeunesse : « Nous sommes des semeurs de remords. Jamais nos enfants ne se- -ront tout à fait comme les autres ; ils peuvent nous quitter, nous oublier, devenir les enfants prodigues que nous pleurons ; un jour « nous les aurons ». Non pas peut-être nous, mais un autre prêtre, qui récoltera là, où sans illusion et même sans espoir, nous aurons semé. » Les OEuvres de persévérance créent une Elite dans la Jeunesse des classes populaires.

Quel gain pour la paroisse, pour la famille, pour la société ! L'OEuvre de persévérance donne à la fa-

mille des fils respectueux et soumis, intègres et : purs, qui font honneur à l’humble nom qu'ils PO tent et au foyer qui abrita leur berceau.

L'OEuvre de persévérance donne à Ja paroisse un groupe de jeunes intrépides qui brise le réspect humain, qui peut déterminer un revirement soudain vers les pratiques religieuses, qui met à la disposition du curé des collaborateurs pour le présent et des recrues meilleures pour l'avenir.

L’OEuvre de persévérance donne à la patrie des soldats disciplinés et braves, dont elle fait l’éducation patriotique et militaire en même temps que l'éducation morale et religieuse. Voici la Fédération Gymnastique et Sportive des Patronages de France, Elle est née en 1897 dans la pensée et dans le cœur du docteur Michaud. Dix-sept ans après, en 1914, elle à jeté dans l’armée un bloc de 150.000 jeunes gens et elle en a laissé 22.000 au champ d'honneur. Actuellement elle compte 250.000 metnbres, elle peut, en quelques heures, mobiliser des milliers de gymnastes pour les faire défiler à l’Art-de-Triomphe ou au Parc des Princes. Par elle nous conquérons la rue et nous affirmons publiquement l’éclatante union de la religion et de la “patrie, de l'Eglise et de la France. Les OEuvres de persévérance créent une Elite dans la Jeunesse des classes populaires.

Quel gain pour la Religion dont elles attestent la vitalité ! En septembre 1906, à Rome, quand nos gymnastes sortaient de l’église de Saint-Louis-des- Français, une dame s’écria : « Je croyais qu'il n’y avait plus de religion en France ! » Plus de foi en France |! Allons donc ! Les jeunes gens de nos patronages s’agénoüillent nombreux à la Table sainte

__ et leur seule présence en impose aux mauvais, leur

- exemple raffermit les timides.

Partout ils rendent à la religion un regain de popularité. Ils sont un lien, une reprise de contact entre le clergé et la foule. Comment réssaisir la mul-

titude, la pénétrer, l’évangéliser, la christianiser? L'OŒuvre de Jeunesse sert d’intermédiaire aü prêtre, . lui aplanit les sentiers, lui ouvre les portes, lui livre - la clef des cœurs. Elle est pour lui une occasion, un

moyen aimable d'atteindre les parents, les amis des parents, la foule qui semblait inaccessible et impénétrable.

. L’OŒuvre de Jeunesse rend la religion populaire et même la montre divine, Tel jeune ouvrier chrétien, meribre du patronage, qui dans un atelier ou un bureau donne l’exemple de la pureté parfaite, de la discipline consciente et du dévouement à toute infortune, agit plus efficacement en faveur des droits de l'Eglise et de la démonstration de la vérité catholique qué ne peuveñt le faire toutes les manifestations vetbales, tapageuses, dont on suspecte toujours plus ou moins la sincérité et le désintéressement.

L'avenir est là, dans nos OEuvres de persévérance. Et si nous étions tentés de l’oublier, les ennemis de la religion nous le rappelleraient. Pour savoir ce qu'ils pensent de nos patronages catholiques, nous n'avons qu’à entendre l’un des plus qualifiés d’entre eux, Edouard Petit, qui écrivait jadis : « À supposer que demain toutes les écoles congréganistes fussent fermées, la bataille ne sera pas encore gagnée. Debout resteront les patronages, et je crains plus dix patronages catholiques que cent écoles congréganistes. »

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ÿ 4 292 LE SALUT PAR L'ÉLITE DANS LA JEUNESSE

Nous sommes avertis. Le devoir du clergé et des catholiques est tout indiqué. Il faut multiplier les groupements de jeunesse. Le nombre en serait fa- … cilement triplé, si tous ceux qui ont encore des sentiments chrétiens et qui sont effrayés des progrès : de la propagande athée voulaient bien s'intéresser à ces Œuvres de première nécessité, les connaître d’abord, et ensuite les aider de leur sympathie, de leur bourse, voire même de leur collaboration per- … sonnelle. Peu importe le nom, la forme des OEuvres postscolaires, pourvu qu'elles attirent les adolescents et leur fassent du bien, pourvu qu'elles sauvent la foi et la vertu de la jeunesse de nos classes populaires. Dans nos villes et dans nos villages, au prix des plus grands sacrifices, il faudrait établir à l’ombre de la croix des groupements de jeunesse. Cela vaudrait cent fois-mieux que les lamentations qui ne servent à rien et que les malédictions jetées sans mesure à la tête des impies. En pleine guerre, René Bazin écrivait à propos de notre chère France : « Dix mille patronages de plus, dans les années, encore voisines de nous, lui eussent été plus précieux qu’une récolte abondante, ou qu’une colonie nouvelle augmentant son empire. » Il disait vrai. Nos patronages catholiques ont fait leurs preuves. Ils ont suscité une Elite dans la Jeunesse des classes populaires. Et c’est le cas de redire avec plus d’énergie que jamais notre belle formule : le Salut par l’Elite !

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