‹ Le sanatorium à domicile par le jardin ouvrierChapitre 3 sur 9 · OBSERVATIONS MÉDICALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS MÉDICALES

I. L’idée et le mot de sanatorium à domicile. — Jeune homme, 17 ans, candidat au baccalauréat. Typhlite et pérityphlite traitées par purgatifs et sangsues. Guérison définitive de l’obstruction cœcale, mais une pleurésie bâtarde sans épanchement se manifeste des deux côtés en arrière de la poitrine ; fièvre continue rémittente. Deux mois plus tard, lè diagnostic de pleurite tubercnleuse avec ramollissement des deux sommets du poumon est manifeste.

Appelé en consultation, mon confrère me demande d’éclairer discrètement la famille sur la gravité du pronostic. Dans ce but, je prononce devant les parents le mot de « sanatorium ».

Qu’est-ce donc qu’un sanatorium? me demande la mère, une femme très intelligente. Et, après avoir écouté mes explications ; « S’il suffit, dit-elle, de Suralimenter mon fils, de le coucher sur une chaise longue, de lui donner de l’air et du soleil, je puis faire tout cela chez moi : j’ai un jardin !

Dirai-je que, entrant dans les vues de la mère, j’essayai d’installer un Sanatorium à domicile ; que le malade s’améliora bientôt au point de pouvoir aller

Calais passer une partie de ses vacances chez des amis ? Vint riiiver amenant une rechute, suivie d’alternatives d’améliorations et d’aggravations. Finalement, le malade succombait l’automne suivant, épuisé par la consomption pulmonaire. La durée totale de la maladie fut de 21 mois.

Page 1