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Preston-Hall compte actuellement près de 8Soo habitants, dont 300 bien portlants, n'ayant jamais présenté de signes de tuberculose.
Ce dernier fait est important, pronteni que dans des conditions d'hygiène parfaite, on n’a rien à r€douter de la contagion.
Ainsi compris, le village sanatorium rapporte plus qu'il ne coûte, le bilan se traduisant chaque année, par un excédent de recettes.
Preston-Hall se rappproche beaucoup de notre village sanitaire idéal. Nous n'avons pas encore son équivalent en France.
La Grande-Bretagne possède également deux autres villages sanatorium, celui de Papworth et cetui de Barrewmore Hall.
Recevant des malades même très atteints, ils sont moins intéressants que celui que nous avons décrit, et se rapprochent plus du sanatorium proprement dit.
En France, nous ne possédons qu'un village sanatorium, encore ne correspond-il pas à notre conception du village sanitaire.
Il s'agit du village sanatorium de Passy-Praz- Coutant. Construit dans la Haute-Savoie aux environs de Chamonix près du village de Passy, sur !° plateau désert de Praz Coutant, c’est plus un sanatorium qu'un village sanatorium.
Il comprend un bâtiment central, contenant les services généraux, médicaux et administratifs, dans
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lequel sont traités les malades les plus atteints. C'es le sanatorium proprement dit.
Autour de lui s’essaiment une vingtaine de chàlets qui hospitalisent les malades les moins atteints. Mais ceux-ci ne travaillent pas, n'habitent pas complètement les châlets puisqu'ils doivent venir prendre leurs repas dans le bâtiment central. Enfin, ils ne restent à Praz Coutant qu'un temps limité, généralement six mois à un an.
Le climat est évidemment un des meilleurs climats de France pour les tuberculeux : l'altitude est de 1200 mètres, l’insolation, sans atteindre celle de Cerdagne, est cependant assez abondante, enfin les brouillards y sont rares. La neige recouvre le Plateau de Praz-Coutant au moins quatre mois de l’année.
La direction médicale est assurée avec dévouement par le Docteur P. E. Davy et ses assistants, aidés par les religieuses alsaciennes de Niederbronn.
On voit combien cette organisation, véritable sanatorium, est éloignée de celle de Preston-Hall.
Elle ne répond guère à cette conception du village sanitaire que nous exposions plus haut.
En l'absence d'in village modèle, artificiellement construit sur un terrain jusque-là désert, nous avons cherché s’il n'existait pas quelque part en France un village sanitaire, naturel, improvisé, par transformation progressive d’un village agricole, et nous
croyons l'avoir trouvé dans cetle petite province presque inconnue des Pyrénées-Orientales, dans cette région ignorée des Français avant le lancement des Escaldes et de Font-Romeu, Ia Cerdagne.