APRÈS LA COMMUNION
Père tout-puissant, Père infiniment bon, après que vous eûtes béni Adam au milieu de toutes les splendides créations, par la vue desquelles vous ravîtes son esprit, son âme et son coeur, vous lui prouvâtes combien vous avait été agréable le sacri-
fice de louange qu'il eut le bonheur de vous offrir avec le fruit succulent et moelleux du glutina carnis qu'il accompagna de la vivifiante libation du vin vierge et fécondant fourni par la vigne caliciale, substances que vous lui aviez si prévenamment désignées vous-mêmes comme étant les agences les plus propres à entretenir et à renouveler en lui l'active agilité et la subtile élasticité de sa nature corporelle en même temps qu'il scellerait, par la septénaire succession consécrative de ces deux nutrifiantes espèces, la plus sainte et la plus délectable communion avec votre prévenance créatrice, ainsi qu'avec tous les types majeurs qui composent l'harmonieux ensemble des différents règnes de la nature.
Ah! Père, daignez aussi affirmer en nous l'agrément divin par lequel vous avez béni et sanctifié tout à la fois notre offrande et notre communion , afin que, par l'assurance de votre paternelle et acceptante bonté, nous confirmions nos frères en bénissant en eux la piété respectueuse et la fervente édification que leurs âmes et leurs cœurs n'ont
pas cessé un seul instant de faire comprendre aux nôtres. Amen, amen, amen.
BÉNÉDICTION