‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 104 sur 144 · Nicole et Darier, ihid., p. 24 el fig · texte numérisé non relu

Nicole et Darier, ihid., p. 24 el fig

2. Nicole et Darier, ibid., p. 19 et fig. 11 ; Pasqui, ihid., p. 408, fig. 14. Nicole el Darier, ibid., p. 17 et suiv.

NOUVELLES DÉCOUVERTES

le sanctuaire du Janicule ? Peut-on supposer qu'ils abritaient les restes de prêtres, ou de simples fidèles, qui avaient tenu à dormir leur dernier sommeil dans la demeure de leur dieu ^ ? C'était là un usage spécial aux chrétiens ; on en trouverait difficilement un exemple dans le culte alexandrin de Sérapis ^ ; et il était absolument réprouvé par la religion syrienne, pour laquelle la mort naturelle était toujours, et à tel point, une souillure, que l'accès des temples restait interdit, jusqu'à complète purification, à tous ceux qui avaient touché, approché, ou même simplement regardé un cadavre ^. D'ailleurs, s'il s'agissait ici de sépultures privilégiées, on devrait les trouver groupées dans le Saint des Saints de l'édifice, le plus près possible de l'autel ou de la statue du Dieu, alors qu'elles sont, au contraire, dispersées sur des points très divers, et, parfois même, en dehors de l'enceinte (Planche LI). En outre, des Syriens assez influents pour obtenir l'exceptionnelle faveur de se faire enterrer dans le sanctuaire, auraient dû occuper une place importante dans la hiérarchie sacerdotale, ou un rang social élevé, auquel ne correspond en rien l'extrême pauvreté des tombeaux. Ceux-ci ne sauraient guère convenir qu'à des individus de la condition la plus humble, appartenant à la classe de ces esclaves, que, même à la fin du m'' siècle de notre ère, l'empereur Aurélien n'hésitait pas à mettre à la disposition du Sénat pour un éventuel

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