Lampride, Héliogabale, ch
NOUVELLES DÉCOUVERTES
procédèrent de même. Pour modifier le caractère hellénique que le dieu avait conservé jusqu'alors, ils s'empressèrent de le dorer, et. en même temps, de l'habiller; car la nudité n'était pas de mise dans les sanctuaires syriens. A Hiérapolis, les statues étaient toutes vêtues, même celle d'Apollon ; ce qui était si contraire aux traditions hellénistiques, que Lucien ne manque pas de noter ce fait comme extraordinaire K On recouvrit donc de métal précieux le visage et les mains, qui seuls devaient désormais demeurer visibles ; et le reste des chairs disparut sous un habillement complet. De celuici, il ne subsiste, naturellement, plus trace aujourd'hui. Nous pouvons, cependant, nous en faire une idée, grâce à la description d'un poème orphique qui énumère les diverses pièces du costume, dont, au jour des Liheralia^ on revêtait, même en Grèce, l'image du Dionysos solaire. Ce texte est trop caractéristique, pour que je puisse me dispenser de le reproduire ici :
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a'Jiàp u7ï£pÔ£ v£|3pOL2 Tuava'.ô Aou £'jp'j y.aÔad'ai §£pjj.a 7:X'j/.Tt(TT0v Or^pbç xaià OE^ibv a)[xov iXŒTpWV 8ar2aX£OJV t£pou T£ TCoXoto.
Eîxa U7ï£p6£ v£gp^ç '/p'ja£ov ^o)(7T^pa gaXéaGat 'Tuay.çavofovTa, TrspiÇ axspvwv çGp££tv, [jiya (T^[j.a £ij6ùç, ôt' £x 7U£paT(i)v yar/^ç çiaéGwv àvopoùawv ;(puŒ£iau àxTîui ^iaAvj pôov cox£avoîo.
1. Lucien, c/e Dea Syria, ch. 35 : [xouvot 'ATidXXojva i't;a.ajt xoaixsouat.