‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 125 sur 144 · L'ANTINOUS DU SCULPTEUR ANTONIANOS · texte numérisé non relu

L'ANTINOUS DU SCULPTEUR ANTONIANOS

Je dois à la gracieuse autorisation de M. le marquis

LXII), et qui fut découvert, au mois d'octobre 1907

1. [(Comptes Rendue de V Académie défi Inscriptions, 1908, p. 338.]

2. Cette planche a été faite d'après une excellente photographie, exécutée par le photographe romain Faraglia, pour le compte de l'Institut (les Fondi rustici, qui m'a autorisé à la reproduire ici.

3. Je connaissais depuis longtemps cette trouvaille; mais j'avais cru devoir m'abstenir de la signaler, sachant que la Direction des Fondi riistici avait chargé M. G. E. Rizzo, professeur à l'Université de Turin, de lui consacrer une étude spéciale, qui devait prendre place dans le Rapport adressé chaque année aux actionnaires de l'Institut, au moment de l'assemblée générale. Mais le savant archéologue s'étant trouvé dans l'impossibilité de rédiger ce commentaire en temps utile, le directeur de la Société, Thon, professeur Tito Poggi, dut se contenter de placer, en tôte de sa Relazione sulV anno agrario 1906-1907 , une planche en similigravure reproduisant l'œuvre du sculpteur Antonianos, en se bornant, dans le texte (p. 181), à mentionner brièvement la découverte. Celle-ci est donc encore, à peu près, ignorée en Italie. Par contre, elle fut annoncée à Paris, dès le 18 avril 1908, aux lecteurs de la Chronique des Arts et de la Curiosité, par M. Maurice Pernot, lequel a donné, sur le bas-relief, des indications assez précises pour faire entrer celui-ci

D APHRODISIAS

APPENDICE

aux environs de Torre deJ Padic/lione, au centre d'un immense domaine, à peu près inculte et désert, que l'Institut vient d'acquérir et travaille à remettre en valeur.

Ce Litifundium, de trois mille hectares, est situé à une cinquantaine de kilomètres au Sud de Rome, à mi-distance entre Anzio^ sur la côte, eX Alhano^ sur les premiers contreforts des monts Albains, au milieu de ces Terres Pontines, qui étaient si fécondes et si populeuses jadis, mais qu'a ruinées la malarin ^ La Direction des Fondi rusiici s'efforce aujourd'hui, avec beaucoup de science et de méthode, de coloniser à nouveau ces plaines dépeuplées par la fièvre. C'est au cours des travaux de défrichement qu'elle y a entrepris, qu'a été découvert V Antinous, dans les ruines très effacées, et tout à fait inconnues jusqu'ici, d'une villa romaine, à deux milles au Nord de Torre del Padiglione et à proximité de la voie antique, très bien conservée ^, qui reliait, à travers

dans le domaine public de Tarchéologie. M. André Hallays Ta également monlionné en quelques mots, le 22 mai dernier, dans une chronique du Journal dea Drhats. Dans ces conditions, je n'ai plus de raison de conserver, à l'égard de cette œuvre d'art, la réserve discrète queje m'étais imposée jusqu'ici.

1. Voir l'excellente étude que feu M. R. de La Blanchère a consacrée, en 1889, à cette région, dans les Mémoires des savants étrangers à V Académie des Inscriptions, t. X, 1"*^ partie, sous le titre suivant : Un chapitre d'histoire Poutine, état ancien et décadence d'une partie du Latium,

2. Voir la carte ci-jointe — Torre de! Padic/lione était, dans l'antiquité, le point de jonction des routes vicinales qui se dirigeaient vers Antium-Neptunium au Sud, Conca à l'Est, Lanuvium et Velitrae au Nord, et Ardea à l'Ouest, par-delà la via Antialina. Cf. La Blanchère, Z. c, p. 49.

3. Cette route a été décrite, à diverses reprises, par A. Xibby, notamment dans ses Analisi, II, p. 187 et suiv., et dans des noies manuscrites, aujourd'hui conservées à la Bihliothècjue de l'Idole archéologique

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