‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 128 sur 144 · Tito Poggi, Belazione.p · texte numérisé non relu

Tito Poggi, Belazione.p

ANTINOUS DU SCULPTEUR ANTONlANOS

de maçonnerie. Enfin, si le marbre avait subi rëpreiive du feu, il eût été plus ou moins calciné par la chaleur, et se déliterait aujourd'hui sous la pression du doigt, tandis qu'il conserve, au contraire, sa structure moléculaire primitive, compacte, solide et brillante. Sans doute, il présente, sur toute sa surface, une teinte brunâtre, très uniformément répartie ; mais on se tromperait en attribuant celle-ci à la fumée d'un incendie Elle s'explique, tout naturellement, par le contact prolongé d'un terreau humide et gras, suffisant à donner au marbre la superbe patine qui le dore aujourd'hui.

Quant au fait même de la cachette, il n'a rien qui puisse étonner : il s'est produit souvent dans les temps antiques, pour des œuvres d'art de valeur, et notamment pour plusieurs portraits d'Antinous ~, qui doivent, comme celui-ci, à cette circonstance spéciale leur merveilleuse conservation.

Celui qu'une chance heureuse vient de faire reparaître aujour^ est gravé sur une stèle en marbre pentélique, à peu près rectangulaire, épaisse de 0^^ 15 au maximum, haute de 1"^ 42, large de 0"' 68 au sommet et de 0^^^ 63 seulement à la base. Elle se rétrécit donc, de haut en bas, en forme de coin. Cette disposition curieuse n'est nullement commandée, comme on l'a supposé, par des raisons de perspective. Elle n'a d'autre but que d'éviter l'écrasement de la base. Celle-ci était trop faible, pour supporter, à elle seule, toute la charge du monolithe, le sculp-

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