‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 13 sur 144 · Cf. Aurelius Victor, De viins iliastr · texte numérisé non relu

Cf. Aurelius Victor, De viins iliastr

d\m événement tragique, qui lui donna tout à coup une importance inattendue et le fit entrer dans Fhistoire.

C'est là, en effet, qu'en l'année 121 avant notre ère, Gains Gracchus, vaincu et poursuivi par les bandes d'Opimius, vint chercher un dernier refuge. Les détails circonstanciés que ses biographes grecs et latins ' nous donnent sur l'itinéraire de sa fuite, nous permettent de suivre pas à pas, dans sa course éperdue, le tribun aux abois. Après avoir refusé d'obéir à la sommation du consul Opimius qui le citait devant le Sénat, Gains Gracchus s'était retranché, avec ses partisans en armes, sur le mont Aventin, dans le temple de Diane G'est là qu'il livra un combat désespéré aux troupes du consul. Vaincu et sur le point d'être forcé, le tribun se retira d'abord dans le temple de Minerve ^, puis, de là, dans le sanctuaire de la Lune, d'où il ne put s'échapper que par une fenêtre ^. En sautant, il se donna une entorse, qui le mit à la merci de ses ennemis. 11 eut cependant encore la force de franchir la Porta Tricfemina ^, et de passer le Tibre sur le pont Sublicius ^, où ses amis se firent tuer pour protéger sa retraite. Gourant toujours droit devant lui, il atteignit enfin le bois sacré des Krinnyes, le lucus Furrinae peu éloigné du fleuve ^.

1. Aiirelius Victor, De viris illustr., 65 ; Plutarque, C. Gracchus, 16 ; Valère-Maxime, IV, 7, 2; Appien, De bello civ., I, 26. Cf. Jordan- ITiielsen, Topographie der Stadt Rom, III, p. 160, note 26, avec la bibliographie des ouvrages modernes. Ajouter Merlin, L' Aventin, p. 254.

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