‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 14 sur 144 · Aurelius Victor, ibid · texte numérisé non relu

Aurelius Victor, ibid

7. Plutarque, ibid.; Aurelius Victor, ibid. : in lucuin Furinae pervenit.

8. C'est ce qui ressort nettement du texte d'Orose : aeç/re ad pontem

LE BOIS SACRÉ DE FURRINA

C'est là qu'à bout de forces, et près d'être rejoint, il se fît égorger par son esclave Philocrate : èTuéxsr.v-o yàp h-(bq ol oiwxovTSç. '0 G£ ©Oavsi [)A'/,poy e\ç Upbv aXaoç 'Eptvjwv xaiacpuYcov,

Il suffit d'un coup d'œil jeté, de la villa Sciarra, sur le panorama où s'étale à nos yeux tout l'itinéraire de C. Gracchus, pour se rendre compte que le ravin qu'elle entoure est le seul emplacement qui puisse convenir au liicus Furrinae, tel que les textes de Plutarque, d'Orose et d'Aurelius Victor le localisent. Le bois sacré ombrageait les pentes du cirque d'érosion qui entourait la source, et qui, beaucoup plus escarpé autrefois qu ^aujourd'hui, devait former un cul-de-sac, sans autre issue que la porte d'accès. Gains Gracchus s'y trouva pris au piège. Une fois entré dans le nymphée, il ne pouvait plus s'échapper ; et c'est pourquoi il se tua.

Cette fin tragique, survenue dans son sanctuaire, n'était pas de nature à rendre à Furrina la faveur des Romains. Pour peu qu'ils fussent superstitieux — et l'on sait s'ils l'étaient de reste, — ils devaient considérer son lucus comme un de ces lieux néfastes d'où l'on s'écartait avec soin, un endroit maudit, voué aux puissances infernales. De là, sans doute, le succès de la fausse étymologie qui transforma la nymphe en Furie. L'hypothèse flattait la superstition populaire : elle l'adopta comme un dogme.

Mais, tandis que le lucus abandonné restait désert, un faubourg populeux grandissait alentour. Une nouvelle

Siibliciuni pervenif, ibique, no vivus capereiur, cervicem servo <iuo praehuit.

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