Voir, plus haut, la dédicace VII
6. L'équivalence de Silvanus et de Jupiter Ilammon est démontrée parla dédicace que j'ai découverte en 1899 à Carthage : Jovi Ilaniinoni Barbara Silvano . Cf. Gauckler, Bull. arch. du Goniiié, 1899, procèsverbaux delà séance du 13 mars 1899, p. clix et suiv. G. 1. L., VI, 692, entre San Cosimato et la porta San Pancrazio, restauration d'un temple de Silvain. Cf. aussi la dédicace, datée de 97 après J.-C, découverte en 1859 dans la vigne Bonelli. G. L L., VI, 642.
7. Figure en bas-relief sur un autel consacré à Jupiter Heliopolitanus, sous le règne de Gordien III. G. L L., VI, 423.
8. C.LL., VI, 708 ; ibid. , 709 ; ibid., 710 z= 30817 ; ibid., 71 2 ; ibid . , 092. Un fragment de grand puteal en marbre blanc, avec bas-relief figurant le lion solaire dévorant le taureau, est, à l'heure actuelle, conservé dans le parc de la villa Sciarra ; mais j'ignore sa provenance exacte.
9. Cf. Jordan-Huelsen, Topographie , III, 642, note 51 ; p. 645,
notes 61, 62, et p. 646, notes 63, 64, avec toute la bibliographie des fouilles opérées dans cette région du Trastévère.
sacrés à des divinités syriennes, Ton n'avait jusqn'ici relevé nulle trace des sanctuaires qui les abritaient Les découvertes faites dans la villa Sciarra viennent de nous révéler remplacement de l'un d'eux. C'est dans le bois sacré des nymphes Fiuv^inae qu'il fut installé, à la fin du second siècle de notre ère ~. Sauvage et retiré, l'endroit était particulièrement propre à la célébration des mystères d'un culte oriental. L'on y trouvait de l'ombre, de la fraîcheur et du silence. Une source abondante fournissait l'eau lustrale, indispensable aux sacrifices \ L'ombrage épais des bosquets du liicus protégeait le lieu saint contre tout regard indiscret. Les talus escarpés de l'hémicycle, rappelant par leur courbe demicirculaire le croissant de la lune '% circonscrivaient le tewenos de leur enceinte naturelle.
Tous les Baals syriens vinrent donc s'établir dans le bosquet des Nymphes, mais sans les en déposséder. Recevant leur hospitalité, ils firent avec elles bon ménage. Ils les associèrent à leur culte, partagèrent avec elles les riches offrandes des fidèles, leur laissèrent une place dans le temple qu'on bâtit au milieu du lucus. Cet édifice, nous voudrions le mieux connaître. Les morceaux d'architecture recueillis l'an dernier ne sont ni assez nombreux, ni suffisamment caractéristiques, pour nous
1. Temple de Belos et de Malachbelos dans la vigna Bonelli : C. /. L., VI, 50 et 51. Statues d'Aglibolos et de Malachbelos : 1. G. ad R . 7?., I, p. 27, n" 45. Temple à Silvain, au-dessous de la porte Saint-Pancrace : C. I. L., VI, 692.