La dédicace de Gaionas est datée de 186 après notre ère
3. L'eau de source était rare au Trastévère. Cf. Histoire Auguste, Vita Aureliani, 45 : Thermas in transtiberina regione facere paravit hiemales, quocl aquae frigidioris copia illic deesset.
4. Comme le portique de pourtour du temple de Caelestis à Dougga.
LE BOIS SACRÉ DE FURRliNA
en donner une idée précise. D'autre part, les seules fouilles ^ qui semblent avoir été faites à cet endroit, et qui aboutirent, ea 1720, à la découverte d'un « grand nymphée orné de figures de serpents et de batraciens, de bronzes ciselés et de pierres taillées » furent menées avec trop de négligence pour que nous puissions tirer des rares documents qui les concernent aucune indication utile.
J'imagine que ce sanctuaire devait présenter quelque analogie avec le temple punico-romain de l'africaine Caelestis^ que nous avons déblayé à Dougga [Thugga] ^ : au centre, une cella, dans un bosquet ombreux, près d'un bassin d'eau vive ; au pourtour, un portique demicirculaire ; sur la façade, une terrasse en ressaut, dominant les approches du sanctuaire, et d'où l'on pouvait voir partout sans être vu. Le temple était petit, à en juger par les dimensions restreintes des colonnes, des morceaux d'entablement, des dédicaces et des autels, mais d'une facture très soignée, construit en marbre blanc, et richement orné. Il renfermait beaucoup d'autels,
1. Sur ces fouilles, cf. Jordan-IIuelsen, Topographie, III, p. 641,uote 48. Il est permis de se demander si l'aqueduc de V Aqua Alseatina n'était pas alimenté par la source de Furrina. V. c. Jordan-Hiielsen, ibid., p. 640, note 47.