‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 19 sur 144 · Jordan-Huelsen, ibkl p. 641, note · texte numérisé non relu

Jordan-Huelsen, ibkl p. 641, note

3. Gagnât et Gauckler, Les temples païens de la Tunisie, p. 25 et suiv., et pl. XI à XIV. Les statues ou les bustes qui couronnaient le portique en fer à cheval du pourtour, représentaient pour la plupart des villes ou des provinces du Levant sémitique : Laodicea, Syria, Mesopotamia, Iiidaea. — Pour la découverte du Nymphée annexé au temple, cf. Gauckler, Bull. arrh. du Comité, 190:'), Procès-verbaux de la séance du 21 mars, p. xii.

LE SANCTUAIRE SYRIEN Dl' JANICULE

des statues sans cloute aussi des vases décoratifs, des figurines votives en bronze % et des pièces d'orfèvrerie aux gemmes précieuses ^. Le tout fut englouti sous les éboulements des talus du ravin, dès que l'on eut cessé d'entretenir les murs de soutènement, qui résistaient à la poussée de l'argile glissant sur les pentes, et l'empêchaient d'envahir l'hémicycle. Mais les apports de la montagne, en recouvrant le sanctuaire d'une couche de terre haute de huit à dix mètres, l'auront sans doute préservé de tout pillage subséquent. L'édifice est certainement en ruines ; mais ses débris, trop enterrés, ont échappé au vandalisme des constructeurs de la Rome moderne. On les retrouverait, probablement, presque intacts, au fond de la villa Sciarra. Les premiers résultats acquis en sont la preuve. Leur importance décidera, je l'espère, le propriétaire, M. Wurts, à entreprendre dans cet endroit, qui promet tant, des fouilles méthodiques dont le succès me paraît sûr.

1. Cf. CI. L., VI, 422 rdédicaceà Jupiter Heliopolitanus d'un sigiium. D'autre part, une base de statue, anépigraplie, a été découverte l'an dernier, dans la villa Sciarra, en même temps que les autels aux dieux syriens. Hauteur, 0°^ 10 ; largeur, 0™ 43 ; dé à faces moulurées. Sur la table, une rainure demi-circulaire indique la place du socle d'une statue ou d'un grand vase décoratif.

2. Cantharus cum base sua, dans le sanctuaire de Jupiter Dolichenus. Cl. L., VI, 407.

3. Figurines de bronze trouvées dans le soi-disant nymphée de la villa Sciarra. Cf. Jordan-Huelsen, ihid., p. 641, note 48. Ex-votos avec Pileus trouvés dans la vigna Bonelli. Helbig, Notizie degli Scavi, 1880, p. 224 ; Roemische Mittheil., 1888, p. 290.

4. Nombreuses pierres gravées et intailles, trouvées dans le voisinage de la villa Sciarra. Cf. Jordan-Huelsen, ibid.

LE BOIS SACRÉ DE LA NYMPHE FURRINA et le sanctuaire des dieux syriens

(second article ^)

Les inscriptions qui font l'objet de cette note m'ont été montrées par M. Welborne Saint-Clair Baddeley, le savant médiéviste anglais, auquel revient le mérite d'en avoir le premier reconnu l'intérêt. Grâce à son obligeante entremise, M. Wurts, le propriétaire de l'ancienne villa Sciarra, où ont été trouvés ces textes épigraphiques, m'a fort gracieusement autorisé à les publier. Je m'acquitte d'un devoir agréable à remplir, en leur exprimant à tous deux mes sincères remerciements, et en adressant également l'expression de ma gratitude à

1. [Bulletlmo ddla Conimissione archeologica comunale, 1907, p.4S-81. — Dans ce second article, composé pour une Revue romaine, Fauteur a « refondu et complété », comme il le dit lui-même, sa Communication adressée à l'Académie des Inscriptions le 13 mars 1907, c'est-à-dire l'article précédent. Nous avons cru devoir reproduire également les deux études, (jui sans doute renferment des parties communes, mais qui sur d'autres points se complètent l'une l'autre. Le lecteur voudra bien excuser les redites, qui s'expliquent parles circonstances, et qu'on n'aurait pu supprimer sans rendre le second article obscur ou à peu près illisible.]

M. le professeur Gatii, qui me fait aujourd'hui l'honneur de me céder ici sa propre place, et d'offrir à cette étude

S. Pielro

Plan du ({uartier de Rome (Hi se trouvent la MUa Sciarra et le Liiciis Furrinae.

rhospitalité du Ihillettino délia Commissione nrcheolo- (fica comunale ^

1. Dans le présent article, j'ai refondu et complété la Communication que j'avais adressée à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le la mars 1907, et qui vient de paraître dans les Comptes Rendus de r Académie des Inscriptions (mars 1907, p. 13o et suiv.), avec deux

LE BOIS SACRÉ DE FURHLNA

La villa Sciarra s'étend sur le versant oriental du Janicule, en face du mont Aventin, dans un site admirable qui domine immédiatement les bas quartiers du Trastévère, et d'où la vue s'étend au loin sur le panorama de Rome, de la Campagne; et des Monts Albains qui l'encadrent.

Le parc étale ses massifs verdoyants et fleuris sur une aire très accidentée, qui dévale rapidement vers le Tibre. Au milieu, sous d^épais ombrages qui l'enveloppent de mystère, luciis... laetissimiis urnhrae\ se creuse un ravin demi-circulaire, d'une quarantaine de mètres de diamètre (V. fig. ci-jointe). C'est un cirque d'érosion, dont les pentes abruptes convergent vers un centre d'affouillement qui trahit la présence d'une source cachée. Celleci a disparu, depuis de longs siècles, sous les éboulements argileux qui ont aveuglé le point d'émergence de la nappe souterraine, et rempli le fond de l'hémicycle

figures exécutées d'après mes photographies. De son côté, M. Saint- Clair Baddeley a annoncé au Times les découvertes de la villa Sciarra dans une courte lettre que le journal londonien inséra dans son numéro du vendredi 15 mars 1907, le jour môme où ma note était lue à l'Académie. VAthcnaeiim du 6 avril 1907, p. 417-418, a publié ensuite une notice du même écrivain intitulée « The grove of Furrina », avec une similigravure reproduisant l'autel aux nymphes Furrinne. Enfin, le 19 avril dernier, M. le professeur Huelsen a fait une conférence ayant pour titre » Der Hain der Furrina » à l'Institut archéologique allemand de Rome. M. le professeur Gatti avait déjà signalé l'an dernier, dans le Bulletlino comunale (1906, p. 332), et dans les Notizie degli scavi (1906, p. 248 et suiv. ; cf. p. 433), mais sans avoir pu les voir lui-môme, deux des inscriptions qui venaient d'être découvertes dans l'ancienne villa Sciarra. J'ai communiqué à la Société des Antiquaires de France, dans sa séance du mercredi 19 juin 1907, la dédicace à Belus (voir plus loin, n° 5), qui était demeurée jusqu'alors entièrement inédite [Bull, des Antiquaires de France, 1907, p. 260].

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