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son fîls, M. Gaston Darier, et un jeune professeur de Genève, M. Nicole, dirigeraient, sur les indications de Paul Gauckler, C'est dans ces conditions, que les fouilles commencèrent le 27 mai 1908. Elles se poursuivirent avec succès, jusqu'à la lin de juin 1909. Entre temps, Paul Gauckler faisait connaître les découvertes et les commentait, en justifiant ses conclusions, en défendant ses hypothèses, dans les Mélanges do Borne, et dans une série de Communications à l'Académie des Inscriptions.
Cependant, des complications administratives entravaient le progrès des fouilles. Un nouveau Règlement venait de paraître, qui nécessita une modification dans l'organisation des travaux. La Société immobilière du Janicule fut seule autorisée à poursuivre les recherches. A partir du 25 avril 1909, elle prit tous les fi-ais à sa charge. Par une faveur spéciale, on voulut bien laisser à Paul Gauckler, quoique étranger, la direction du chantier. Enfin, l'importance des découvertes qui se succédaient, sur les flancs du Janicule, décida l'administration des Scavi à intervenir : elle ordonna de suspendre les travaux, annonçant son intention de racheter le terrain et d'achever, pour son compte, le déblaiement du sanctuaire syrien. Néanmoins, Paul Gauckler obtint encore la promesse, qu'on l'autoriserait à suivre les fouilles, pour en communiquer les résultats à l'Institut de France. Sa mort a précédé de peu le règlement définitif : le rachat de ce champ d'exploration, qui l'avait tant passionné, et où il ne verra pas s'achever son œuvre.
Les fouilles une fois terminées, il comptait publier un ouvrage d'ensemble sur le sanctuaire syrien du Janicule.- Faute de ce travail, nous réunissons ici les divers articles où il a retracé, au fur et à mesure, l'histoire des fouilles. Ces articles écrits au jour le jour, nous les reproduisons sans modifications, sans chercher à supprimer ou atténuer certaines redites, qui s'expliquent par les polémiques locales, ou par les circonstances mêmes d'une double collaboration à des recueils savants de Rome ou de Paris. Dans ces études et ces comptes-
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rendus, qui parfois se répètent en se complétant, on n'aurait pu supprimer les doubles emplois, sans mutiler Fliistoire des découvertes et la démonstration, ou sans une refonte complète, que nous n'avions ni les moyens, ni le droit, d'entreprendre. Nous donnons donc les divers articles tels quels, dans l'ordre chronologique, en retranchant à peine, çà et là. quelques renvois ou quelques phrases devenues sans objet, et en indiquant toujours entre crochets \ ] nos rares additions ou notes, là où elles s'imposaient. Le chapitre VI est inédit, en g-rande partie : c'est un mémoire sur le temple du vi*^ siècle, mémoire qui a été trouvé dans les papiers de l'auteur, et qui, sans doute, après quelques retouches, devait prendre j^lace dans la publication définitive.
Tout en poursuivant et en commentant les fouilles du ,Ianicule, Paul Gauckler s'intéressait à d'autres découvertes archéologiques, qui se produisaient alors à Rome, et qvi'il fut un des premiers à signaler. C'est ainsi qu'il fut amené à étudier la Niobide et l'Amazone des Jardins de Salluste, un sarcophage à représentations historiques, l'Antinous du sculpteur Antonianos d'Aphrodisias, et une curieuse statue dite la « Prêtresse » d'Anzio. Nous avons réuni, dans un Appendice, ces divers mémoires d'archéologie romaine. N ous y joignons un fragment inédit sur une tète de femme casquée, et une note sur une statue dite (( Isis-Casati », que Paul Gauckler se préparait à publier.
Nous avons apporté un soin tout particulier à l'illustration documentaire du volume. Non seulement nous avons reproduit, à l'exception de celles qui auraient fait double emploi, les planches hors texte et les ligures qui naguère accompagnaient les articles ; mais encore, nous y avons joint toute une série d'illustrations inédites, exécutées d'après les documents réunis par l'auteur, généralement d'après ses photographies. La moitié environ des planches et des figures sont entièrement nouvelles.
Il nous reste à acquitter un devoir de reconnaissance. Paul Gauckler, à plusieurs reprises, a exprimé sa gratitude envers
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les personnes qui avaient facilité ses recherches au Janicule : on rencontrera souvent leurs noms au bas des pages ou dans le texte, A notre tour, nous devons aujourd'hui remercier les personnes qui, d'une façon ou d'une autre, ont apporté leur concours à la préparation du présent volume : M. Georges Perrot, secrétaire perpétuel de l'Académie des Insci'iptions, et Mgr Duchesne, membre de IWcadémie Française, directeur de l'Ecole de Rome, qui nous ont autorisés à reproduire les articles parus, soit dans les Comptes Rendus de V Académie des Inscriptions^ soit dans les Mélanges de V Ecole de Rome, et qui, très aimablement, ont misa notre disposition les clichés des g-ravures ou des planches jointes aux articles ; M. Gatti, professeur à l'Université de Rome, directeur du Bullettinocomunale, qui a bien voulu nous aider de son active intervention auprès de la Librairie Loescher, pour l'étude insérée dans cette Revue; M'"*' la marquise Gasati, qui a gracieusement permis à Paul Gauckler de publier sa statue d'Isis ; plusieurs savants français, qui ont eu l'oblig-eance de nous fournir divers renseignements scientifiques, ou même, de nous communiquer des notes : MM. Edmond Pottier, membre de l'Institut; Boreux et Dussaud, conservateurs-adjoints au Musée du Louvre ; Gog-uel, professeur à la Faculté de théologie protestante ; enfin, notre éditeur, M. A. Picard, qui a mis tant d'empressement à accueillir notre projet, et qui n'a rien épargné pour le mener k bonne lin. Après tous ces témoignages de sympathie, nous pouvons espérer que ce volume, né d'un souvenir pieux, sera une contribution utile aux études d'archéologie romaine.
Paris, octobre 1912.