Pline, Hist. nat.,XXXYU
fi. Macrobe, S'a^urn., I, 23, § 17-18 jet 19. Cf. Maspéro, De Carchemis oppidi situ et historia, p. 20.
LE BOIS SACRÉ DE FURRINA
Solem Terramque intelligentes^ nec multitudine nominum enuntiantes divisam eorum per omnes species potestateni, sed argumentis quihus ornantur significantes multiplicem praestantiam numinis duplicis . . . Simulacrum Adad insigne cernitur radiis inclinatis, quihus monstratuj^ vim caeli in radiis esse solis qui demittuntur in terram.
Adad et sa divine épouse Atargaiis, particulièrement adorés à Bambyce ou Hierapolis près de TEuphrate ^, étaient également vénérés dans toute la Syrie, notamment à Damas -, dont le Zeus local représentait aussi la grande divinité araméenne. Adad a en outre donné son nom à deux villes sémitiques : l'une en Pisidie, 'AoaoaTY) ou 'Oâaoa ^ ; l'autre en Gœlé-Syrie, au nord-est dePalmyre, sur la route militaire qui conduisait à Sura sur l'Euphrate Enfin, notre dédicace nous apprend qu'il était l'objet d'un culte spécial dans le Libàn, comme cette Tanit locale dont on a récemment retrouvé une dédicace à Garthage ^, et qui correspond peut-être à la àéQ^^e Atargatis. Quanta la seconde épithète, ày.pw p£(TY3;, désigne-t-elle une seconde région géographique, distincte
1. Strabon, XVI, 2, 22; Pline, Ilist. nat., V, 23. Leur temple de Bambyce était célèbre.
2. Nicolas de Damas, fragment cité. Cf. Dussaud, ihid., p. 642.
3. Ptolémée, V, 15, 24; Notitia Dignitatum, ed. Orelli, XXXIII, 19.
4. Ptolémée, V, 5, 8 ; Strabon, XII, 570 ; Conc. Const., III, 676 ; Hierokl., p. 674.
5. Sur Tanit du Lebanon, consulter: P. Delattre, Mém. des Antiq. de France, 1897, t. LVIII, p. 1 et suiv. ; et Comptes Rendus de VAcad. des Inscr., 1898, p. 100, 235 et suiv. (Berger, Clermont-Ganneau, de Vogué) ; Philippe Berger, Revue d'assyriol . et d'arch. orient., V, 1899, p. 11 à 25 et pl. I ; Gsell, Chronique arc/i. afric. de 1899, dans les Mélanges de Rome, 1900, p. 95 ; Toutain, les Cultes païens dans l'empire romain, II, p. 342 et suiv.
Mélanges Gaiickler. 4
de la première ? Celle-ci resterait alors à identifier ; car il ne peut évidemment être question ici de VAcroreia hellénique d'Elide, et 'Ac3:oo; àxp(i)p£(TY;ç ne semble pas pouvoir se confondre avec la divinité anonyme qu'au dire d'Apollodore, cité par Etienne de Byzance ^, les habitants de Sicyone adoraient sous le même surnom topographique, alors que les citoyens de Métapontelui donnaient au contraire le surnom d''Epbr,:ç. Mais peut-être Tépithète cty.piùpdrqc signifîe-t-elle tout simplement : « adoré sur les sommets ». Dans ce cas, elle ferait allusion à quelque temple que le dieu devait avoir sur une cime du Liban.
7*^ Un autre autel, brisé au sommet, mais mesurant encore 0^^60 de hauteur, présente aussi l'aiguière et la patère sur les côtés du dé, qui est large de 0"^ 43 et épais de 0"^ 33. Sur la face principale, dans un encadrement mouluré, qui mesure 0"^ 34 sur 0"^ 36, est gravée l'inscription suivante, fort difficile à déchiffrer, car elle était entièrement encrassée par un épais dépôt calcaire. La lecture que j'en ai faite est cependant certaine : elle a été contrôlée sur la pierre par deux maîtres de l'épigraphie latine, MM. les professeurs Huelsen et Gatti, avec lesquels je me trouve d'accord. Lettres hautes de 0"^ 02 à 0^^^ 03:
SAC AVG lOVIMA LECI ABRVDI MOPPIVS- AGROECVS ET- T-SESTIVS- AGATHANGE