‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 29 sur 144 · Amelung, ibid., p · texte numérisé non relu

Amelung, ibid., p

les offrandes. Mais ces deux hypothèses ne me paraissent, ni l'une ni Tautre, tenir suffisamment compte des données architecturales du problème. Tout pilier suppose un chapiteau : et, de fait, ce couronnement indispensable existe bien ici, mais réduit à l'état de squelette. Tous les détails du modelé, Tabaque, le tailloir^ les fleurons, les volutes, devaient avoir été ciselés sur la carapace qui le recouvrait ; et celle-ci était sans doute du même genre que ces deux chapiteaux de colonnes en bronze doré, capita columnarum duo aerea^ auro illuminata \ que, précisément à Héliopolis, et peu d'années auparavant, un soldat de la 1''^ légion Parthique avait dédiés à Jupiter et aux dieux Héliopolitains, pour le salut et la victoire de l'empereur Garacalla et de sa mère.

Enfin, au bas du pilier, au-dessous de la dédicace, avait été ménagé dans l'axe de la face principale un trou rond, mesurant 0"^ 025 de diamètre, qui traverse la pierre de part en part, et qui devait donner passage à un jet d'eau, ou plutôt servir à fixer la tige d'un fleuron de métal ornant la base du monument.

La seconde dédicace à Jupiter Heliopolitanus est d'un caractère assez différent. Trouvée au Trastévère, près de l'église San Ghrysogono, c'est-à-dire juste au-dessous de la villa Sciarra, elle est aujourd'hui conservée au musée du Vatican, non plus dans le jardin de la Pigna^ comme le disent encore le Corpus - et le Catalogue Amelung ^, mais tout au fond de la Galerie Lapidaire, à droite. G'est une base en marbre blanc, qui supportait

\. C. I.L., III, 138, et adcL, p. 270. Cf. Drexier, /. c.

Page 1