C. /. L., 1, p. 298, Fasti Pinciani, et p. 398 (Mommsen
LES FOUILLES DU LUCUS FURRINAE
nom n'apparaît que sur des inscriptions de l'époque impériale ^ ;
30 C'est une divinité topique, un iiumen local, intimement lié à l'existence d'une source qui jaillissait au fond de son bois sacré ~ ;
4*^ A la fin du second siècle de notre ère, cette source fut mise à contribution pour fournir l'eau lustrale nécessaire à un sanctuaire des dieux syriens, nouvellement établi dans le Liicus Furrinae^ à proximité du nymphée primitif ^.
Ces hypothèses étaient hardies, je n'hésite pas à le reconnaître. Elles pouvaient même sembler téméraires à quiconque n'avait pas procédé comme moi, sur place, à une étude approfondie de la nature et de la configuration des lieux. Car, de ce captage antique, de ce nymphée et de ce temple, dont j'affirmais a priori l'existence, aucun vestige n'apparaissait à la surface du sol moderne; et la source elle-même restait absolument invisible au point où je la supposais ^^ Aussi n'ai-je été nullement surpris d'être contredit par un archéologue allemand, qui s'est fait une spécialité de la topographie romaine, M. le pro-
1. Cl. L., VI, 422. — L'inscription publiée au Corpus, VI, 10200, et conservée au Musée de Naples, a été, d'après M. Huelsen, Mitteilungen, 1905, p. 293 et suiv., fabriquée par Lig-orio. Trois autres inscriptions de Ligorio, mentionnant Furina ou les Forinae, ne sont peut-être fausses qu'en partie, à en juger par la provenance que l'éditeur leur attribue ; cf. C. /. L., VI, 252*, 253*, 396*. Si le génial faussaire qu'était Ligorio n'a pas connu exactement l'emplacement du Lucas Furrinae, il me semble l'avoir tout au moins soupçonné.
2. Gauckler, Comptes Rendus, p. 137 et 155 = Bull, comun., p. 46.
3. Gauckler, Comptes Rendus, p. 157 et suiv. = Bull, comun., p. 76 et suiv.