‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 38 sur 144 · Gauckler, Comptes Rendus, p. 137 =: Bull, comun., p · texte numérisé non relu

Gauckler, Comptes Rendus, p. 137 =: Bull, comun., p

fesseur Huelsen. Pour ce savant, il n'y a jamais eu, dans le Lucus Furrinae^ ni source, ni temple alimenté par elle 1 .

Ainsi posée, la question ne pouvait être tranchée que j)ar des fouilles méthodiques. Celles-ci viennent de s'accomplir sur mon initiative, et grâce à plusieurs collaborateurs, que je suis heureux de pouvoir remercier ici du précieux concours qu'ils ont bien voulu me prêter : d'une part, MM. le marquis Medici, président; Richelmi, directeur, et Gapellino, géomètre de la Société immobilière du Janicule ; de l'autre, MM. Georges Nicole, docteur ès lettres, et Gaston Darier, de Genève. Je leur dois d'avoir pu démontrer l'exactitude d'hypothèses, qu'on n'aura plus désormais le droit de taxer de simples « conceptions poétiques, à rejeter dans le domaine de la fantaisie » ^.

La recherche de la source, au fond du ravin Sciarra, fut entreprise par les administrateurs de la Société du Janicule, dès que je leur eus signalé l'existence à cet endroit d'une richesse naturelle, qu'ils possédaient sans s'en douter, qu'ils utilisaient déjà sans en connaître l'origine, dont ils constataient la disparition progressive, sans comprendre la cause de ce changement subit, et qu'ils allaient perdre en totalité, s'ils ne se hâtaient de prendre les mesures nécessaires pour la sauvegarder.

Le cours d'eau venait, en effet, de subir de graves dom-

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