‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 55 sur 144 · Oppidum Ferentinum : en Etrurie ; 2*^ chez les Herniques · texte numérisé non relu

Oppidum Ferentinum : en Etrurie ; 2*^ chez les Herniques

4. Lucus Ferentinae, Liv., 1, 50 ; aqua Ferentinae, Liv., I, ol. Cf. tous les textes relatifs à la nymplie Ferentina dans le Lexikon de Roscher, s. V.

5. Le nom de la localité de Farnese, en Etrurie, se rattache sans doute aussi à la même racine. Je dois ce rapprochement à M. le professeur Ashby. — Pour les noms propres de forme analogue, qui semblent aussi d'origine étrusque, cf. Wilhelm Schiilze, Zur Geschichle lateinischer Eigennamen, p. 165 et suiv., avec toutes les références.

6. Il est à remarquer que toutes les localités de ce groupe toponymique se trouvent dans le voisinage d'une source ou d'un cours d'eau, et souvent d'un lucus.

7. Cf . Wissovva, Religion, p. 231 et suiv. ; Wilhelm Schiilze, /. c. ; cf. La Blanchère, Tête colossale trouvée dans les Thermes de Féronia. Revue arch., 1877, p. 373.

8. Pline, Natur. hist., III, 20, 6; Saglio, Dici. des antic/uiiés, article Fossa (La Blanchère), p. 1321 et suiv.

LA SOURCE DU LUCUS FURRINAE

recueillie dans un bassin, que j'ai supposé demi-circulaire, parce que la forme en hémicycle est celle qui, à cet endroit, s'accorde le mieux avec le relief du terrain mais dont nous n'avons encore retrouvé nulle trace. Autour du nymphée central, les fonds, débarrassés de l'eau stagnante qui les rendait dangereux et malsains, furent sans doute garnis de bosquets fleuris, peut-être aussi d'ex-voto divers ; car c'est précisément de cet endroit, que proviennent les objets de métal, figurines de serpents et grenouilles, monnaies et statuettes, qui furent découverts en 1720, au cours des fouilles du cardinal Ottoboni. C'est là aussi qu'on recueille souvent, encore aujourd'hui, au cours des travaux de jardinage, de ces petites fioles de terre cuite ^, qui rappellent les ampoules votives que les sectateurs africains de Baal- Saturne et de Tanit-Gaelestis déposaient aux abords de leurs temples.

1 . Je n'ai jamais songé à conimeUre la confusion grossière que M, Huelsen, Mitteilungeri, p. 251, n'hésite pas à m'attribuer, sans s'apercevoir que lui-môme, en critiquant ma description de l'emplacement du nymphée antique, l'a appliquée à un endroit tout différent de celui qu'elle concerne en réalité : « . . . so erkennt nian allerdings, ein icenig oberhalb (c'est unterhalh qu'il aurait fallu regarder !) cler Fundstelle der Inschriften, eine wellige Erhôhung : die.se verdeckt Jedoch. . . eine nicht halh kreisfôrmige sondera kreisrunde Mauer, welche zur Einfassung einer liefen Grube diente, und welche der zeitige Besitzer der Villa erst vor einigen Jahren hat zuschiitten lassen, nachdem durch Sachvertàndige constatiert war, dass an dem Mauerwerk nicht aniikes sei ». L'emplacement que décrit ainsi M . Huelsen, est celui du puits rond qui fut creusé jadis à l'origine, et non au débouché de l'aqueduc de captage, et que M. Wurts a îs\i combler ; il n'y a jamais eu de mur, ni demi-circulaire, ni circulaire, à cet endroit. La seule construction qu'ait fait détruire M. Wurts, est la baraque qui abritait la sortie de la conduite d'eau, au bas du ravin, et à une cinquantaine de mètres du puits.

2, Voir plus haut.

Enfin, sur les pentes du ravin, on laissa croître en toute liberté les arbres séculaires, qui, de leur ombrage, abritaient tout le sanctuaire, et, de leurs puissantes racines, maintenaient la stabilité du sous-sol. C'étaient, dans les luci romains, des êtres inviolables, qu'on ne pouvait, sans sacrilège, ni abattre * ni même émonder ~, et que les rites prescrivaient de remplacer soigneusement, aussitôt que l'un d'eux venait à périr ^

Ce sont ces arbres et cette source qui assurèrent l'existence du Lucus Furrinae^ depuis les premiers temps de la Rome païenne jusqu'au triomphe du christianisme ^. Le bois sacré de Furrina ne joue, à vrai dire, aucun rôle dans l'histoire romaine, où il n'est mentionné qu'une fois, à propos de la mort de Caius Gracchus \ Mais

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