C.I.L., VI
3. C.I.L., VI, 423; cf. add^p. 3005; Lanciani, F.V.R.,pl. 33, rectifié par Huelsen, Topographie dor Stadt Rom in Alterthum von II. Jordan, 1907, p. 643, en note. La villa Crescenzi, d'où provient ce texte, était placée immédiatement au-dessous de la villa Sciarra, vers le Tibre.
LE BOIS SACRÉ DE FURRINA
gravé d'une dédicace à Jupiter O(pfimus) M[fiximus) H{eliopolifrmus), conservator imperii doimini) n{oslri) Gordiani.
Ces deux inscriptions sont du même style, et à peu près de la même époque, que le texte bilingue daté du 29 novembre 186.
Les autres dédicaces, découvertes Fan dernier dans la villa Sciarra, se rapportent également à des dieux syriens. L'une d'elles est gravée sur un petit autel en marbre blanc, baut de 0'" 55, large, à la table, de 0'" 38, et, au dé, de 0"' 30 seulement, épais, à latable, de 0'" 26, et, au dé, de 0'"24, sculpté sur trois de ses faces, tandis que la quatrième, qui était adossée, n'est que sommairement dégrossie. La table est surmontée de deux rouleaux, qui garnissent les faces latérales. Le dé présente, en avant, l'inscription suivante, en caractères hauts de 0'" 022, avec epsilonns lunaires :
O e 00 A A A A GO A N 6 e H
L'inscription semble inachevée. Le bas du cadre reste vide. Ily manque le nom du dédicant,quidevaity être gravé.
Sur le côté droit de Fautel, apparaît la patère rituelle, entre les deux lignes de l'inscription suivante, gravée en lettres de 0"^ 02 à 0"' 03 :
0€CO AAAACO
(patère) AIBANCCOTH
Sur le côté gauche est figurée Taiguière à libations, correspondant à la patère, entre les deux lignes d'une autre dédicace du même genre :
e€CO AAAACO
(aiguière) AKPCOP€ITH
Ce dieu 'ABa^i; \ déjà connu par d'autres dédicaces grecques qu'a bien voulu m'indiquer M. Glermont-Ganneau est le dieu solaire, le roi des dieux '\ dont prétendait descendre une dynastie de princes syriens ^ qui se faisaient appeler Ben-Hadat. Il a donné son nom à deuxvilles sémitiques : Tune en Pisidie 'Acacâ-rYîai 'OBaoa, l'autre en Gœlésyrie, au nord-est de Palmyre, sur la route militaire conduisant à Sura sur FEuphrate ^ Notre texte nous apprend que Hadad était Tobjet d'un culte spécial dans le Liban et aussi dans une autre région montagneuse désignée sous le nom à' Acrorite, et qui reste à identifier. Il ne peut sans doute être question, ici, de l' Acrore/a hellénique d'Élide ; et 'A§aobç ày.pojpc'.TY;? ne semble pas pouvoir être identifié avec la divinité qu'au dire d'ApoUodore, cité par Etienne de Byzance ^, les habitants de Sicyone
1. Macrobe, Sa/., 1,23, 17 suiv. ; Pline, H. A'., XXXVII, 186.
2. Cf. Dussaud, Mission en Syrie, Nouv. arch. des Miss. ,X,i902, p. 642, n» 5, àKhabab; Doublet, Corr. /fe//. , 1892, p. 161, n° 21,à Délos.— Voir tous les textes concernant i/af/ac/ dans Movers, Phônizier, I, 196, et II, 1, 513. Cf. aussi Preller, Roemische Mythologie, II, p. 403 et note 2.
3. Philon de Byblos, frgmt 24, cité par Eusèbe, Praep. evang., X, 38. Cf. F. H. G., 309.^
4. Nicolas de Damas, frgmt 31, d'après .Joseph., A ntiq . Jud. 100. Cf. F. H. G., III, 373.
5. Ptolémée, V, 15, 24 ; Notitia Dignilatum, éd. Orelli, XXXIII, 19.
6. Ptolémée, V, 5, 8; Strabon, XII, 570; Conc. Const., III, 676; Hierokl., p. 674.
7. Comparez au Baal du Liban, et aussi à cette Tanit du Liban que nous a fait connaître une dédicace punique deCarthag-e. Comptes Rendus de rAcad. des Inscr., 1898, p. 100, 235 et suiv.