‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 70 sur 144 · C. L. Visconti, ibid., p · texte numérisé non relu

C. L. Visconti, ibid., p

3. Franz Cumont, Les religions orientales dans le paganisme romain, p. 139, 149 et 291, note 55 ; Homo, Essai sur le règne de l'empereur Aurélien, p. 45 à 51, 66 et suiv., 82 et suiv., 185 et suiv.

4. Zozime, Hist., I, 61, 3-5, et 56 ; Vita Aureliani, 28,5 ; Fea, Sulle rovine di Borna, p. 302; Jordan-Huelsen, ibid., III, p. 453 et suiv. — Le butin d' Aurélien ne fut pas uniquement réservé au temple qu'il fit construire en Thonneur du Soleil, mais distribué aux divers sanctuaires de Rome: Omnia in Urbe fana ejus micant donis, dit l'auteur de la Vita Aureliani, 47, 11. Il est permis de supposer que le temple syrien du Janicule eut sa part dans ces largesses.

LE SANCTrAIRK SYRIEN Dl' .TAMCLLE

de ses hyposlases. Le culte que leur voua l'empereur Julien ' porta leur faveur à son comble. Et c'est ainsi qu'au milieu du iv^ siècle, Lunholos, sorti peu à peu du i^ang des Baals locaux qui formaient le cortège de Jiipi- (er Heliopolitanus -, en vint à supplanter leur protagoniste dans son propre sanctuaire, et à s y installer à la place d'honneur.

Mais, tout en rejetant au second plan le Couple héliopolitain, le Bel palmyrénien ne l'évinça pas. Il se superposa simplement à lui. Le groupement primitif du Baal et de la Baalat s'élargit et se compléta par l'adjonction du Dieu-Soleil. Le Couple devint une Triade. Cette transformation se reflète dans les dispositions architecturales particulières, et dans Fornementation caractéristique du dernier en date des temples syriens du Janicule. S'il ne comporte que deux chapelles, réservées, Tune au Baal, et l'autre à sa parèdre, dans l'intérieur de chacune d'elles, tous les détails procèdent par trois, les cellne, les niches, les statues, même les tuiles formant le couvercle du caveau où gisait l'idole de bronze. L'autel du premier sanctuaire, la cuve du second, reproduisent la forme du triangle mystique. Triangulaire est le symbole dessiné sur les lampes affectées au culte ^ ; triangulaire, le pied

1. Julien, Orationes, IV, début et p. 130; Vil, p. 227 C et suiv., p. 229 L; Cf. Franz Cumont, Monuments du culte de Mithra, p. 34") et suiv., avec tous les textes,

2. Sur cette séquelle de dieux locaux, cf. Gauckler, Bull, coniun., 1907, p. 77 et suiv., avec tous les textes.

3. Lampes de basse époque, d'une forme spéciale dite : « juive », très fréquentes à Rome dans les ruines païennes du iv*^ siècle de notre ère ; elles portent toutes le même signe symbolique en forme de compas ouvert, ({ui se rapproche beaucoup plus du signe représentatif de la Carthaginoise Tanit, que du candélabre à sept branches avec lequel on le confond d'ordinaire.

LA TRIADE SOLAIRE

de candélabre, aiiloiir duquel dansent trois Heures, que nous avons découvert dans la chapelle des initiations ; triangulaire, enfin, la base analogue trouvée parFea \ en 1803, au fond du temple opposé.

Cette dernière est aujourdliui conservée au Musée du Louvre, où elle est entrée en 1816 ^ Elle a été arbitrairement restaurée en candélabre, surmontée d'un fût trop haut et trop richement orné, et placée sur un plateau moderne, sur lequel elle repose par trois griffes de lion, qui n'ont elles-mêmes rien d'antique ^. Le monument que décrit Fea se composait uniquement d'un bloc de marbre triangulaire ^, garni aux angles supérieurs de trois becs d'aigle, ou de griffon % et sculpté sur ses trois

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