‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 79 sur 144 · Arnobe, II · texte numérisé non relu

Arnobe, II

3. Cf. la dédicace de Portus, adressée par le cisliher Gaioiias à Jupiler 0{piimus) M{aximus) Angélus Heliopolitanus : Henzen, Annali^ 1866, p. 135; C.I.L., XIV, 24. — Comparez aux textes cités par Franz Cumont, Les Religions orientales, à propos des anges mazdéens, p. 184 et 306, note 37.

4. Franz Cumont, Les Religions orientales, p. 152 et 309, note 54, avec tous les textes.

5. Franz Cumont, Monuments relatifs au culte de Mithra, I, p. 310.

ailleurs à un petit cartouche en marbre blanc, qui était probablement scellé sur le bord de la face principale de la cuve triangulaire, au fond de laquelle était déposée la statuette, et qui en portait la dédicace. Voici comment se présente aujourd'hui ce texte :

Dédicace d une statue en bronze de la Fortune.

Je crois qu'il faut le lire ainsi : Fortu[nam] aene\Hm] Iar[iholo ?] L[ucius] Lar\cius. . . ]

Dans cette restitution, dont je ne me dissimule pas l'audace, les deux premiers mots, tout au moins, sont certains. La dédicace concerne, sans aucun doute, une statue de bronze de la Fortune. Or, la seule image de métal que nous ayons découverte dans le sanctuaire, est celle qui était déposée dans la cuve, dont le cartouche

1. Gauckler, Le Couple Héliopolitain et la Triade solaire dans le temple syrien du Lucus Fiirrinae, Mélanges de Rome, 1909, p. 247 et suiv.

LA DÉESSE ATARGATIS

ornait le bord ; et elle représente précisément Fortuna sous sa forme syrienne. Atarc/atis, nom composé des deux mots araméens A^Aar, Gade\ signifiait, d'après le scoliaste Simplicius, xi-cv Oscov, expression que M. Franz Gumont - traduit par locum Fortunarum. Il désigne, comme nous Tavons dit, la déesse primordiale syrienne, qui était fdle du Ciel et de la Terre, comme la Fortuna Primigenia des Romains, à laquelle elle correspond exactement On ne saurait donc s'étonner, qu'à Rome on la désigne sous ce nom. Dans l'Orient hellénique, on invoquait indifféremment Atargatis sous son vocable indigène ^, ou sous celui de Tyché \ Parfois l'on associait ces deux appellations dans une même dédicace Les deux déesses avaient même pouvoir. Chacune d'elles était souveraine dispensatrice des biens, protectrice des germes, et source de toute vie On les figurait l'une et l'autre avec des attributs identiques : un autel votif, découvert en 1803 par Fea ^, au fond du sanctuaire que

1. Tr,v Xiuptav 'ATapyàtTjv tokov ôewv x.aXooai : Simplicius, dans Aristot., Physic, IV, 641, 39(Diels).

2. Franz Cumont, dans Pauly- Wissowa, Real-Enctjclopœdie, s. v. Dea Sijria, IV, 2, col. 2241.

3. Virginem dicunt alii Atargatin, alii Forlunam : Scol. Germanie, 65 (Breysig).

4. Par exemple, à Délos : cf. Hauvette-Besnault, Bull. corr. lielL, VI, 1882, p. 470 à 503 ; G. Doublet, ihid., XVI, 1892, p. 161, n° 20.

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