Cf. Jamot, 1. c, p. H
4. Cf. Ileuzey, l. c. ; Mazard, /. c, p. 17 et suiv. 3. Mazard, L c., p. 18.
Smyrne ^ les quelques vases rituels — de fabrication courante en Orient, — dont ils pouvaient avoir besoin, que de faire imiter ceux-ci par un céramiste romain, auquel il n'aurait pu assurer qu'un débouché restreint et peu rémunérateur. D'ailleurs, parmi les divers émaux dont j'ai recueilli des spécimens dans la favissa^ il en est tout au moins quelques-uns, qu'en dehors de l'Asie Mineure, de la Syrie, de la Phénicie et de l'Egypte-, on ne parvint jamais à reproduire : par exemple, le bleu turquoise et le bleu foncé d'aspect métallique. S'il est désormais hors de doute que, aux premiers siècles de notre ère, certains centres industriels d'Italie (Gumes) et de Gaule (Vichy, Lezoux) ^ étaient arrivés à découvrir, et à mettre en œuvre, les procédés de fabrication des glaçures les plus communes, vertes, jaunes ou brunâtres, il me paraît non moins certain que, pour les vernis les plus fins et les nuances délicates, l'Orient hellénistique en garda toujours le secrel.
Après avoir croisé la double haie de jarres dressées,
1. S. Reiliach, Mélanges Graux, p. 148; Rayet et Collignon, Histoire de la céramique grecque, p. 377 ; Pottier et Reinach, Catalogue des terres cuites de Myrina, 788-807.
2. Perrot et Chipiez, Histoire de VArt, I, p. 820 et suiv. ; III, p. 674 et suiv.
3. Cf., par exemple, la coupe, conservée au musée de Sèvres, qui a été publiée par H. Mazard, /. c, p. 29 et pl. XI, 4. Les beaux vases, ayant pour la plupart appartenu à la collection Campana, qui sont exposés au musée du Louvre sous les n°* 463 et suiv., sont tous de provenance incertaine. Il est possible, mais nullement démontré, qu'ils aient été trouvés en Italie; cf. Mazard, /. c, p. 38 et suiv., et pl. IX et X.
4. Cf. la liste de vases, de fabrication gallo-romaine, conservés au musée de Saint-Germain et dans diverses autres collections, qui a été dressée par H. Mazard, Z. c, p. 44 et suiv. — Pour l'industrie céramique de l'Allier, cf. Mazard, ibid., p. 18.
LES TROIS TEMPLES SUPERPOSÉS
qui, perpendiculairement à Tenceinte, borde de chaque côté, en / l zi, la galerie centrale du cardo, le mur d'amphores et le fossé se prolongeaient sans doute, d'une
Fond de plut en lerre i-ouj^e, avec marque de potier.
longueur égale à leur premier parcours, jusqu'à l'angle Sud-Ouest du temenos. Leur tracé passe sous le temple A, où nous n'avons pu le suivre encore que sur quelqiies mètres d'étendue.
A deux mètres en arrière du cardo, en p, il rencontre
Mélanges Gaiickler. J6
un nouveau mur transversal, parallèle à celui de la faci Est, construit d'une façon analogue, et qui se termine de même par une amorce en arrachement. On serait tenté de supposer que ce massif de maçonnerie rectiligne marque le retour de Tenceinte vers le Sud, et le début de la troisième face qui limitait le temenos en amont. Il n'en est rien, pourtant; Talignement d'amphores se poursuit vers rOuest, au delà; nous ne savons pas encore où il se termine.
Quant à la quatrième face de Fenceinte, celle qui, au Sud du temenos^ longeait le thalweg du ravin, il semble qu'elle reproduisait symétriquement toutes les dispositions de la clôture opposée : les travaux de jardinage, récemment exécutés de ce côté, ont fait sortir de terre, le long de son tracé probable, des amphores et des jarres identiques à celles des deux alignements décrits plus haut, et de nombreuses fioles indiquant l'existence d'une favissa semblable à celle du fossé Nord
A l'intérieur de l'enceinte, le temenos devait être divisé en quatre compartiments égaux par deux artères médianes, le cardo et le decumanus^ se croisant au centre à angles droits. Nous n'avons pu dégager encore qu'un seul de ces quatre cadrans, celui de l'angle Nord- Est, dont la plate-forme se relevait légèrement vers le Nord. Nous n'y avons relevé aucun vestige de bâtiment quelconque. Il devait être planté d'arbustes, et constituer un bosquet.
1. Cf. Gauckler, La source du Lucus Furrinae au Janicule, Mé/a^^/es de r École française de Rome, 1908, p. 288, note 4 et p. 314. Avant d'avoir découvert le sanctuaire syrien à cet endroit, j'avais attribué lous ces vases votifs au nyniphée voisin.
LES TROIS TEMPLES SUPERPOSÉS
Quant aux deux axes principaux, nous n'en connaissons guère, jusqu'ici, que le point de départ, au milieu des côtés Est et Nord. Je crois pouvoir identifier le cardo avec la bande transversale, large de quatre mètres environ, que délimitent les deux palissades de jarres, / m, / 71, perpendiculaires au rempart d'amphores ^ Le decumanus, au contraire, semble avoir été bordé de murettes; c'est, dn moins, une cloison de ce genre, qui le sépare du cadran Nord-Est. Au point d'intersection des deux artères, qui constituait le centre augurai, la decussis 2 du temenos^ se dressait sans doute, à ciel ouvert, l'autel sur lequel le prêtre immolait les victimes. Ce monument si important devait être plus soigné, comme architecture, que le reste de l'édifice. Il était fait de marbre blanc, si c'est à lui, comme je le suppose, qu'appartenaient les linteaux, gravés d'une inscription grecque, qui ont été découverts en 1906, tout près de son emplacement ■\ et les dalles de revêtement, portant une dédicace analogue, qu'on retailla au iv^ siècle pour en faire les marches de l'escalier /, nouvellement construit à proximité ^.