‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 88 sur 144 · Voir la planche XL · texte numérisé non relu

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2. Saglio et Pottier, Dicl. des Antiq., s. v. inauguralio (A. Bouché- Leclercq), p. 436,

3. Gauckler, BiiUettino comu/iale, 1. c, p. 49 et suiv., avec la bibliographie ; Huelseii, Der Hain der Furrinae am Janiculum, Mitteilungen K. D. archaeol. InsfÀiuts, 1907, XXII, p. 239 et suiv., et figures de la p. 240. — Un fragment de dédicace, découvert en 1803 par Fea, dans un sondage pratiqué tout près de l'emplacement présumé de cet autel (que je crois avoir été précédé de degrés), mentionne des scamna niarni[orea\ qui en faisaient peut-être partie. Cf. Gauckler, Mélanges de VEcole française de Rome, 1909, p. 264 (Rapport de Fea, publié en appendice).

4. Nicole et Darier, Mélanges de Rome, 1909, p. 34, et p. 71, n» 9.

LE SANCTUAIKE SYRIEN DU JAMCULE

Quant à la fontaine sacrée, qui alimentait le sanctuaire, elle était installée en amont, au sommet du decumanus. Son emplacement est repéré de la façon la plus précise, non seulement par le débouché deTaqueduc de captage ^ et par l'orifice en marbre, portant la dédicace du deipnocritès Gaionas -^ qui furent découverts en 1906, à l'angle Nord-Ouest du pavillon construit dans la villa Wurts, mais aussi par la direction de quatre canaux rectilignes, qui s'en détachent en éventail, et dont nous avons réussi à déterminer le tracé (Planches XL-XLIII).

De ces conduits, les deux plus divergents desservaient le bois sacré, à droite et à gauche du temenos. Vers le Sud-Est, une galerie cintrée, en maçonnerie de tuf, munie, à la base, d'une rigole rectangulaire couverte de tuiles plates, allait rejoindre au fond du ravin la source principale du lucus, lui portant un notable contingent d'eau pure, prélevé avant toute utilisation sur le débit de la fontaine qui servait aux besoins du temple.

Le débris d'inscription martelée : El • • • , que signalent à cet endroit mes deux collaborateurs, n'est pas rédigé en latin, mais en grec, et doit se lire ainsi : SU- C'est le commencement d'un mot qui terminait une longue dédicace, gravée sur deux lignes de belle hauteur. Les deux dernières lettres du même mot : GN, apparaissent sur un autre bloc, que nous avons retrouvé isolé dans le voisinage de Tautel. 11 faut restituer probablement le verbe Gn[0IHC]GN5 qui terminerait bien une dédicace .

4. Sur cet aqueduc, cf. Gauckler, Bull, comun., 1907, p. 46 et note 2 ; Huelsen, Mitteilungen , p. 253. J'ai indiqué remplacement exact du débouché, et la direction probable du canal amenant l'eau de la source à la fontaine, sur le plan du Lucus Furrinae (fouilles de 1908) que j'ai publié dans les Comptes Rendus, 1908, pl. I, p. 512, et dans les Mélanges de Borne, 1908, pl. II du tirage à part.

2. Pour ce texte, cf. en dernier lieu, Gauckler, Mélanges de l'Ecole française de Rome, 1909, p. 242, note 1, avec toute la bibliographie.

Pl. XLI

Eg-oùt de décharg-e de la fontaine sacrée de Furrina.

Pl. XLII

Égoût de décharge de la fontaine sacrée de Furrina.

Pl. XLIV

Détails du delubrum : Mosaïque de la salle des ablulions.

LES TROIS TEMPLES SUPERPOSÉS

M. Gapellino, géomètre de la Société immobilière du Janicule, a retrouvé, au mois de septembre 1908, le débouché de ce conduit, si bien conservé encore, qu'il a suffi de le débarrasser de la terre qui l'aveuglait, pour qu'il recommençât aussitôt à fonctionner normalement. Bien qu'on n'ait pu encore remonter l'aqueduc jusqu'à son point de départ et le curer en entier, il fournit, dès maintenant, deux onces et demie, soit cinquante mètres cubes environ par vingt-quatre heures.

L'autre aqueduc, u se dirigeait vers le Nord-Est, à fleur de terre. Après avoir suivi extérieurement, au même niveau que le fossé^ l'enceinte Nord du temenos^ il se prolongeait en aval, jusqu'au point où passe aujourd'hui le Viale Glorioso^ dont le percement a fait disparaître la dernière partie de son tracé. C'est un canal rectangulaire, large de 0"^ 20 et haut de O'^^SO, que recouvrent encore, par endroits, des tuiles plates mesurant 0 30 sur 0"^45. Il occupe le sommet d'une murette, haute d'un mètre environ, et faite d'une seule masse compacte de chaux, de pouzzolane et de béton, qui fut moulée dans une forme en charpente, dont elle a conservé l'empreinte Au pied de cette murette, nous avons retrouvé les restes d'un conduit plus ancien x i/, de moindre calibre, et d'orientation un peu différente, qu'elle a détruit, pour se frayer passage, au point où leurs deux tracés se croisaient. Il se compose d'un chapelet de

\ . Ce canal était à peine visible, au moment où mes deux collaborateurs ont abandonné la direction du chantier. Aussi ne saurait-on leur reprocher de s'être mépris sur son véritable caractère, et d'y reconnaître un « péribole du Lucus de Fépoque républicaine » ; cf. Nicole et Darier, Mélanges de F École française de Borne, 1909, p. 27 et suiv.

poteries cylindriques, mesurant 0"'10 de diamètre et 0°^48de longueur, qui s'emboîtent exactement Tune dans Tautre pour former un tuyau continu (Planche XLIII). L'égout qu'alimentait la fontaine de Gaionas, semble avoir fonctionné aussi longtemps que celle-ci, soit pendant un siècle et demi environ. Durant cette longue période, il n'eut à subir qu'un seul remaniement de quelque importance : vis-à-vis de l'angle Nord-Est du temenos^ on le dota d'une vanne rustique, qui retenait une partie du courant, et le détournait vers la droite par une brèche grossière, pratiquée dans la paroi du canal ^ Il fut définitivement mis hors d'usage, lorsque le temple de Gaionas^ détruit et abandonné, fut remplacé par un nouvel édifice, que Ton bâtit à ses dépens. Les fondations de la nouvelle enceinte, croisant en biais l'aqueduc, le coupèrent de la source qui Talimentait. A cet endroit, la murette fut entièrement démolie ; plus bas, l'on se contenta de la recouvrir d'une épaisse couche de remblais, sous laquelle nous l'avons retrouvée presque intacte.

Les deux conduits intermédiaires appartenaient en propre au sanctuaire, qu'ils traversaient en souterrain dans toute sa longueur, à une profondeur variable, mais généralement moindre d'un mètre. Ils étaient faits de grandes tuiles demi-cylindriques, superposées deux par deux en sens contraire, et se succédant en imbrication. L'un d'eux, h g, de pente assez prononcée, servait à entraîner au dehors les eaux souillées du bassin d'amont. Il traversait en diagonale le cadran Nord-Est,

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