‹ Le Sang des crépusculesChapitre 53 sur 54 · LIGNES D'EXIL · texte numérisé non relu

LIGNES D'EXIL

Amour lointain pour les soirs tristes où la chair Défaille et saigne et cherche autour d'elle un refuge ; Tristes du songe effarouché qui se refuse Et s'incruste aux vitraux où s'irise l'hiver.

Ces mots, qu'un peu de tulle gris a recouverts, Me parlent des enfants d'autrefois que nous fûmes Et d'automnes au bord de l'adieu qu'on recule, Et de tel parc dont l'abandon nous était cher.

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Maigre toutes les feuilles rousses qui le jonchent, Mon âme en cet amour revit l'ancien exil, Car il m'éloigne de la joie et du mensonge.

Et La sachant mourir et qu'Elle se résigne Je devine s'étendre en ombre sur ces lignes Sa palpitation douloureuse de cils.

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