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174 ? LE SANG FRANÇAIS oo # : ne
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Ê dit-il, que j'ai la plus grande admiration pour la France, que je n'ai 7 jamais cessé de l'aimer et d’être épris de Sa-grandeur morale .Ce sera la fierté de ma vie d’avoir toujours été-le champion de la noblesse et de la richesse intellectuelle de la France dans ce pays, l'Amérique, - , qui a été si frappé par l’héroïsme de la France. Le magnifique Etat. *é du Minnesota où j'exerce mon ministère porte encore les traces de la - civilisation française, remontant à l’époque où les colons et les missionnaires ont desceridu le Mississipi. Dans l'épreuve qu’elle subit, mon coeur bat pour la France.” Ce sont là des paroles qui réconfor--
, tent lorsqu'on les compare aux platitudes de petitissimes prétendus savants plus ou moins embochés qui, d’un air doucereux, viennent nous rebattre aux oreilles la renaissance de la France. et du patrio- * tisme de ses enfants. Mgr Ireland, lui, n’est pas de ceux qui croient
que la France était morte et qu elle est renée, que les Français . étaient avachis et qu'ils ont secoué leur torpeur. -
. \ Mesdames et Messieurs, nous sommes tous Français \ Etre Fran- . çais, ce n’est pas un vain mot d’une sonorité qui flatte l’orgueil. C'est mieux qu’une cocarde, qu’un panache, c’est une armure de chevalier qu’il faut être de taille à-soulever, une épée bien lourde qu’il nous faut manier quelle que soit la faiblesse de nos poignets.” Le rôle que noùs avons à jouer en ce.pays, bien qu’il ne soit pas aussi difficile que celui du poilu dans les tranchées, est cependant assez grand pour que nous prenions souci de nous en acquitter dignement, car noblesse oblige. C’est en nous pénétrant dés grands exemples- de——— ceux qui sacrifent leurs vies sur les champs de bataille”-de Picardie, ’ de. Champagne et de Lorraine, ainsi que dans les hôpitaux de la France entière, c’est en comprenant l’ ’imménsité de la’ tâche à lagyelle se sont voués les hommes et les-ferfmes de France que nous saisirons - l'importance qu'il y a pour fous de faire aussi, dans un sens, la’ guerre
pour la France, puisque nous avons à en maintenir l'influence “et la
manière de sentir et de penser en ce pays. | ;
C’est pour cela que j'ai erû à propos, en terminant notre première série de causeries d’hiver, de rappeler aveg vous quelques unes dès raisons que nous avons de continuer à aimer et à respecter la France. “Je me sentirai suffisamment récompensé des peines qu’un travail de ce genre coûte malgré tout, si j’ai pu, non pas créer, car je suis-sûr que personne ici n’a jamais entretenu le moindre doute à l'égard de notre mère patrie, mais contribuer à maintenir en chacun de -vous une conception aussi juste qu’il m'est possible de la proclamer de la France telle qu’elle est.
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