‹ Le sanscritisme de la langue assyrienne ou Les restes de la langue assyrienne recuillis et expliqués par le sanscritChapitre 4 sur 13 · II · texte numérisé non relu

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voyelles. La forme originale, résultante de ces observations, du nom que nous devons analyser,: étant Sanharib, je ne trouve aucune difficulté à le reproduire lettre pour lettre en sanscrit.

. San est la préposition sanscrite sam (tm) avec, qui devient san au devant de la lettre h 1 ; hari est le sanscrit .hari lion 2 ; le b final auquel il manque un, a omis par lés hébreux, est le sanscrit bha T qui dérive du radical bbâ splendere, apparere, videri 3 ; et qui acquiert à la fin du composé san-hari-bha le sens dii participe présent paraissant ( comme da, qui vient de dâ donner, signifie à la fin des composés donnant 4 ) ; et le sens du mot entier sanharibha est celui de : paraissant, comparable, semblable • à un lion. - . v *. m

Voici comment je justifie cette traduction.

. Il existe en sanscrit un mot sannibha qui signifie semblable 5 . Ce mot se 1 compose des prépositions san ( pour sam ) et ni , et de bha paraissant, et il se place à la fin des composés. Or j’observe l.° que ce n’est pas parce qu elle est précédée des prépositions sam et ni que la racine bha acquiert le sens de paraître, sens qu’elle présente à elle seule et précédée d’autres

1 fiopp. Gram. d. Sansk. Spr. §§ tti. 69. 15.

2 Id. Gl- 398. b. C’est peut-être de ce hari qu est venu, en perdant l’aspiration initiale, l’hébreu ari et l’araméen arja, arjo , lion.

3 Id. ibid. 244. a. b..

4 ld. ibid. 161. a. '

5 Id. ibid. 368.

prépositions ; comme â, avec laquelle elle forme le mot âbhâ apparence, ressemblance (Bopp.

Gl. 32, a.), ut, prati, et sam. suivie de pra e 2 ° que par conséquent sambha seul aurait pu signifier paraissant, semblable, comparable (qui en serait la traduction littérale)* sans l’entremise du ni de sannibha.

Tl’est ce sambha dont l’existence n’est pas seulement possible , mais probable, que je retrouve dans le mot .assyrien sanharibha. Seulement la préposition sam a été séparée du verbe bha par le substantif hari , qui en est. le complément. Cçla se pratique aussi fréquemment dans le dialecte des Vêdas ei dans le Zend, où la séparation de la préposition du verbe par un autre mot n entraîne pas pour ce dernier la modification du sens qu’il possède lorsqu’il est immédiatement uni à la préposition 1 2 .

Voilà donc l’existence du mot assyrien sambha ayant le sens de semblable, et la séparation des parties constitutives de ce mot sam et bha par le mot hari, suffisamment justifiées, ce me semble. , »

J’ai déjà dit que l’m de sam se trouvant à cause de ce déplacement précéder immédiatement

1 îd. ibid. 244. a. b.

2 Bopj). Gram. 'd. Sansk. Spr. § 111. nota. Lassen. Anthologia sanscritica. Bonnae 1838. p. 130 « Jam dadum observavi in » dialecto Vèdarum sejungi praeter consuetudinein linguae classicae .)» praepositiones a verbo, ad quod pertinent, aliis vocibus inter- »positis» p. 131. Cum usu vedico consentit etiam lingua zendica, »quae sejungit praepositiones a verbo etc.

la gutturale h, a du- se changer comme en sanscrit , en n , ou pour employer l’expression technique sanscrite, en Anusvara. En définitive le nom du roi sanharibha répond au mot hypothétique zend ou védique (que l’on retrouvera peutêtre quelque jour) sanharibha, ou à harisannibha en sanscrit classique, et il signifie: comparable, semblable à un lion. Ce nom sieyait bien au superbe roi d’Assyrie , qui mandait à celui des juifs: Quel dieu sauva-t-il son peuple de ma main 1 ?

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