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plus de gros amas pigmentaires, et il semble qu'il s'agisse d'un noyau de sarcome leucocytique, ou leuco-sarcome.
3° Topographie.
On peut reconstituer, après avoir assisté au débitage du globe, la forme de notre tumeur. Nous ne saurions mieux la décrire qu'en la comparant à une bague (anneau complet) possédant un chaton (tumeur irido-ciliaire mère) exactement dirigé vers 11 heures, ce chaton étant constitué par une fumeur mixte : mélanique et leucocytique.
On retrouve, dans la quasi-totalité des observations, cette tumeur irido-ciliaire princeps. C’est elle qui est née la première, et cest elle qui donne naissance au prolongement annulaire, aux fusées iriennes que nous explique fort bien l'étude de l'iris. Certaines sont très importantes au point de saillir dans le vitré, et de creuser une fossette à l'équateur du cristallin (Bergmeister), ou inversement de faire saillie dans la chambre postérieure, en avant du cristallin (Sedan, Poursines, Ourgaud).
L'épithélium pigmenté des procès ciliaires est également le plus souvent respecté. Il apparaît intact à la fois à l'examen anatomique et à l’examen histologique. Toutefois, Sedan signale en quelques points des excroissances villeuses, véritables bourgeons de l’épithélium ciliaire. Le corps même du muscle ciliaire est peu touché, au moins au début.
Un deuxième fait frappe l'observateur sur la coupe anatomique : la surpigmentation générale intense du corps ciliaire et de l'iris; ils apparaissent bruns, noirâtres, noirs de jais même parfois : traduction macroscopique de la surabondance de la mélanine intracellulaire.
4° Examen histologique.
L'examen histologique permet de se faire une opinion sur les conditions qui favorisent le processus annulaire. L'iris est formé de tissu lâche où, entre les fibres élastiques et mus-
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culaires, abondent les espaces lacunaires et les fentes Iymphatiques. Ce tissu est essentiellement perméable à la marche des cellules tumorales, arrêtées au contraire par les barrières infranchissables que constituent la cornée et la sclérotique. L'infiltration cancéreuse se fera donc, en premier lieu, dans la direction des moindres résistances, en anneau, d'autant plus que la tumeur elle-même ne possède pas de limitante membraneuse susceptible de l’arrêter dans son extension (Bergmeister, pour cette raison, range ces sarcomes annulaires à côté des sarcomes plats de la choroïde). Cette diffusion semble suivre le tissu conjonctif qui engaine le grand cercle artériel de l'iris; de même, on conçoit aisément qu'il lui est facile de se propager vers le parenchyme irien, sous forme de fusées cancéreuses qui se feront jour à la face antérieure de l'iris, sous forme de nodules plus ou moins conglomérés.
L'étude de la tumeur nous permet de différencier plusieurs variétés :
a) le mélano-sarcome, à cellules pigmentaires, noires, mélaniques. C’est le plus fréquemment rencontré : 86 °, des cas (cas de Ewetszky, Hanke, Bergmeister, Déjean):
b) le leuco-sarcome blanc leucocytique, à cellues apigmentées : 14 % des cas (cas de Grænow, Pearsons, Ischreyt):
c) le sarcome mixte, plus rare, caractérisé par la présence de quelques îlots pigmentés au milieu d’un leucosarcome (Pearsons, Ischreyt), ou inversement nodules leucocytiques noyés dans un sarcome mélanique prépondérant (Nicolas).
Etudiant la forme des ce'lules, nous en trouvons de rondes, d’autres fusiformes; ces dernières sont les plus nombreuses, légèrement pigmentées. Bergmeister a essayé d'établir une relation entre la morphologie cellulaire et l'intensité de la pigmentation, signe de vieillesse
a) les cellules jeunes sont rondes, sans pigment;
b) les cellules fusiformes, vieillies, accumuleraient. la mélanine dans leur protoplasma.