PRET 6 VS
ne confirmait pas l'existence ? Ultérieurement, l'autopsie a prouvé qu'il s'agissait d'une infiltration œdémateuse des poumons se traduisant par des signes pseudo-cavitaires pour ce sommet droit (1).
Les difficultés du diagnostic étaient donc considérables et on comprendra qu'il nous fût impossible de déterminer d'une manière exacte des lésions pulmonaires et surtout leur nature durant la vie du sujet.
Le second syndrome, syndrome asystolique, se caractérisait ainsi : refroidisement et œdème des extrémités, sans teinte cyanique marquée, oligurié (500 c. c.). albuminurie (4 gr.), pouls petit et fréquent, tension artérielle 11-6 à l’oscillomètre de Pachon, pâleur de la face avec pommettes bleutées. Le foie était de volume normal. Le cœur était hypertrophié, sa pointe était abaissée et déviée en dehors ; on y entendait un souffle systolique. On percevait aussi un souffle diastolique à la base du cœur, dans le deuxième espace intercostal gauche se propageant le long du bord gauche du sternum. Pas de frémissement cataire, pas de dédoublemont du deuxième bruit. Etant donné la dureté des artères radiales et l’athérome artériel généralisé — dont l’autopsie d’ailleurs démontrera la réalité —, ilétait possible d'admettre une cardiopathie artérielle susceptible d'expliquer le souffle de la pointe ; l'interprétation du souffle de la base était, par contre, plus délicate, mais l’autopsie, comme on le verra plus loin, devait nous éclairer à cet égard. La radiographie du cœur ne donnait aucun renseignement ; l'ombre cardiaque étant confondue en partie avec celle des parois de la caverne pulmonaire et en partie avec celle qui était située en-dessous d'elle.
Il y avait donc deux syndromes étroitement intriqués :
(1) L'un de nous a insisté sur ce sujet avec J -B. Logre, Thèse de Paris, 1913 « Les œdèmes infectieux du poumon ».
G. Caussade et J.-B. Logre. — Bull. et Mém. de la Soc. méd. des Hôp... avril 14913.
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l'un pulmonaire avec prédominance desymptômes cavitaires, l’autre cardiaque traduisant une insuffisance cardiaque avancée.
La clinique était incapable, non seulement de les expliquer, mais aussi de trouver les liens qui les reliaient ; par contre l’autopsie a résolu facilement ces divers problèmes, ainsi qu'on va le voir immédiatement.