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PRODUCTION CONSOMMATION

1890 540.000 tonnes 567.000 tonnes

L'emploi de plus en plus fréquent d'un métal particulièrement toxique appelle l'attention de l'hygiéniste et du législateur qui doivent unir leurs efforts pour que cet accroissement de consommation ne se fasse pas aux dépens de la santé publique.

James. Dictionnaire encyclopédique, art. « Plumbum », p. 662. — Pline. Nat. H Ut., lib. XIX, cap. xx. — Caton. De re rustica, cap. vi. — Berthelot. Introduction à la chimie des anciens, Histoire de la chimie au moyen âge. — Ditte. Les métaux dans l'antiquité. Revue de chimie, 1899, p. 552. — Catalogue des plombs de l'antiquité conservé au déparlement des médailles et antiques de la Bibliothèque nationale, par MM. Michel Hostovtsew el Maurice Prou.

§ n. — Colique de Poitou. — Colique saturnine. Saturnisme.

Colique de Poitou. — Le plomb ayant été employé à de multiples usages depuis les temps les plus reculés, il est vraisemblable d'admettre que l'intoxication plombique a dû exercer ses ravages à toutes les époques. Les propriétés toxiques du plomb et de ses dérivés, lalitharge, le minium et la céruse, étaient parfaitement connues de Pline et de Dioscoride, et il suffit de se reporter aux écrits de Scribonius Largus, Paul d'Egine, Actuarius, Celse, Galien, Aethius, Àvicenne, Craton, Cardan, Fernel, Houillier, etc., pour se convaincre que la toxicité du plomb n'a été mise en doute à aucune époque.

Mais s'il est possible de reconnaître le plus caractéristique, ou du moins le plus anciennement décrit des accidents saturnins, — la colique de plomb, — dans certaines descriptions d'Hippocrate et de ses commentateurs, les médecins du Bas- Empire, ainsi que dans les œuvres que nous ont laissées les médecins arabes, il faut arriver jusqu'à Stockhusen (1656) pour trouver la relation exacte et circonstanciée d'accidents saturnins rapportés à leur véritable cause. Dans son traité Des mauvais effets de la fumée de la litharge, publié à Goslar en 1656, Stockhusen montre que la colique métallique est due à l'absorption des vapeurs plombiques.

Dans toutes les publications des xvi e , xvn° et xvui° siècles, les accidents saturnins : colique, paralysie radiale, hémiplégie et hémianesthésie, amaurose, cachexie, encéphalopathie, etc., seront cependant décrits avec le plus grand soin comme des complications accidentelles de la colique végétale, de la colique métallique ou de la colique sèche des pays chauds. Les trois variétés de colique saturnine seront envisagées comme des affections présentant des symptômes analogues ; on les désignera même peu à peu dans le langage courant sous la dénomination commune de colique du Poitou (des peintres, des potiers, des mineurs, des marins, etc.) jusqu'à ce que les travaux de Backer sur la colique végétale et ceux de Lefèvre sur la colique sèche aient fait admettre la communauté d'origine, Tétiologie saturnine, de toutes ces affections. Jusque-là, les trois terminologies principales auront leur historique particulier.

Voici d'ailleurs ce qu'écrivait Bonté, en 1 761 , dans le Journal de Médecine de Vandermond etRoux. « La première espèce de « colique primitive que nous avons appelée colique de Poitou « minérale, ne souffre aucune contestation. . . La colique végé- « taie est la seconde espèce de colique de Poitou primitive, que « nous avons assignée, elle est produite par l'usage de boissons « abondantes en acide tartareux. On ne peut révoquer en a doute cette espèce de colique. Quelques efforts que l'on « fasse pour la réduire à la colique minérale, l'expérience, « cette mère si sage et si sûre dans tous les temps, réclamera

« toujours contre cette supposition gratuite et ces conjectures « chimériques... la colique végétale a dû être, dans Tordre « naturel, la plus anciennement connue ; aussi la voyons-nous « décrite par les Grecs et les Arabes. Citois lui donna le nom « générique qu'elle porte aujourd'hui. Cette dénomination « est devenue commune à toutes les espèces, soit par con- « fusion des noms y soit par similitude des accidents. La « colique de Hongrie ou de Franconie dont parle Sennert ; « celle qu'on voit décrite dans Charles Pison ; la colique des « îles Caraïbes de Townes; celle des îles de Java et celle que « provoque l'usage de la vieille bière dont parle Hoffmann, « appartiennent à cette espèce et n'en sont que des variétés. « Il en est de même de celle qui est l'effet du cidre, dont « Musgrave traite légèrement, et comme en passant, et « qu'Huxham a décrit ensuite plus amplement. Des symp- « tomes qui appartiennent à la colique végétale, les uns lui « sont propres, les autres communs avec la colique miné- « raie... » [Journal de Médecine, 1761, I, 402.)

Cette citation littérale donne une idéç exacte de l'état de la question vers le milieu du siècle dernier. Les publications contemporaines de Dubois, Bordeu, de Haën, aussi bien que celles de Tronchin, Bouvart et Combaluzier ne sont en réalité que des dissertations h perte de vue sur les avantages réciproques des trois méthodes curatives qui se partageaient alors la faveur des médecins.

Nous nous trouvons donc forcé de faire pour chacune des trois variétés de colique saturnine un historique particulier qui se terminera au moment même où cette variété disparaîtra en tant qu'individualité distincte.

Colique minérale. — Le travail de Stockhusen, publié à Goslar en 1656, donne une excellente description des accidents auxquels sont sujets les ouvriers mineurs el métallurgistes du Hartz; l'étiologie saturnine de ces accidents y est nettement démontrée.

Ramazzini, dans son Traité des maladies des artisans publié à Padoueen 1713, expose avec la plus grande netteté

l'influence fâcheuse du plomb sur la santé des potiers, des peintres et des ouvriers des mines. Il décrit, d'après Fernel {De Lue. vener., ch. vm), la maladie d'un peintre d'Angers atteint de paralysie et de colique avec douleur violeïite à l'estomac et dans les deux hypocondres. Dans les accès de cette douleur « trois ou quatre hommes couchés sur le ventre la diminuaient et le soulageaient par la pression qu'ils y exerçaient ». Le même auteur dit plus loin en parlant des maladies des potiers : « Cette observation nous fait comprendre comment le plomb, quoique froid de sa nature, s'irrite contre les" bourreaux qui le broient avec la pierre, et affecte si dangereusement les potiers de terre en portant la lenteur dans leurs esprits, et en attaquant principalement leurs mains. » Ramazzini décrit ailleurs l'hémiplégie, la stomatite, la gingivite, l'amaurose et différents autres symptômes tout en se référant à des publications antérieures telles que la Collection chimique de Leyde, ch. clvx et les Actes de Copenhague.

Il existait donc à cette époque trois variétés de colique minérale dont l'étiologie saturnine était nettement établie, mais que Ton n'osait encore identifier malgré leur communauté d'origine.

La colique minérale a été étudiée ensuite par Frédéric Hofmann, Boerhaavè, de HaCn (1745 et 1750) 1 , Wilson. L'étiologie étant au-dessus de toute discussion, les polémiques portaient uniquement sur le traitement. Dubois essaya bien de faire admettre l'origine cuprique de la colique des mineurs, mais il n'y parvint pas. On trouvera cette partie de la question exposée dans le Journal de Médecine, années 1762-63-65 (Dissertations de Bordeu, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris).

Nous allons voir maintenant par quelles vicissitudes passera la thèse de la communauté étiologique des trois coliques en étudiant l'historique des deux autres variétés.

Colique végétale. — L'auteur allemand Aethius qui vivait au xvi e siècle donne la description d'une colique dite « Bel-

Ion » se développant dans les contrées où Ton récoltait certains vins. Zeller montra plus tard que ces vins devaient leur nocuité à ce fait qu'ils étaient traités par la litharge pour modifier leur goût et leur couleur.

En 1616, un médecin de Poitiers, Citois, décrit sous le nom de colique de Poitou une affection endémique en certaines régions et connue depuis Tannée 1572 sous le nom de colique bilieuse maligne. D'après cet auteur, qui cite les textes à l'appui, la colique de Poitou devait être connue de Paul d'Egine, d'Avicenne, de Drouet, de Fernel, de Houillier, de Craton, de Cardan, etc. Cette colique survenait subitement, en pleine santé, et laissait après elle des paralysies et des convulsions épileptiques ; les malades présentaient des troubles de la vision : « les mains abattues de leur propre poids sans pouvoir les lever en haut et leurs pieds, dont les allures ridicules et plutôt pitoyables, se font non au moyen de leurs muscles, mais par ceux de leurs cuisses »

Pour Citois et pour ses commentateurs, Lazare Rivière et Boucher- Bau val, la colique de Poitou, ou colique des végétaux, est due à l'usage des boissons acides. Ramazzini (1703), Berhoave (1730-1735), de Haën (1745), Dubois (1751) et Jean Grashuis (4755) décrivent cette môme colique, attribuée par eux aux causes les plus diverses.

A partir de cette époque, les observations vont se multiplier et se préciser. Laissant de côté les interminables discussions entre les partisans du traitement de la Charité et Jes partisans de la méthode émolliente, nous citerons simplement les auteurs dont les travaux ont fait faire un pas décisif à la question étiologique.

En 4757, Tronchin fait paraître un livre intitulé : De Colica Pictonum dans lequel il signale la fréquence des coliques dites de Poitou chez les ouvriers qui travaillent le plomb, il assimile les accidents éprouvés par ces artisans ou mineurs à ceux que Von observe chez les vignerons de la Souabe qui traitent leurs vins par la litharge. De Haën se livre, vers cette époque, à des considérations analogues.

Bouvart (1758), après une violente critique du livre de

tÊR

Tronchin, va plus loin que cet auteur et émet l'opinion que a les vins dont parle Citois et les cidres dont parle M. Huxham ont été altérés par la litharge ou quelque autre matière semblable ».

En !761,Combaluzier fait paraître ses observations sur « la colique du Poitou ou des peintres ». Bien que partisan convaincu de l'identité clinique des deux affections, l'auteur n'ose encore affirmer que toutes les coliques dites de Poitou ont une étiologie commune.

C'est à Backer que revient l'honneur d'avoir démontré scientifiquement l'origine saturnine de la colique dite végétale. Reprenant l'étude des épidémies de Devon et de Cornouailles, après Murgrave et Huxham qui attribuèrent la colique observée périodiquement dans ces régions à l'usage d'un cidre acide, Backer, assisté de Saunders, professeur de chimie à Londres, montra que le cidre était contaminé par le plomb qui garnissait les presses et les cuviers ou qui était introduit dans le cidre pour assurer sa conservation. 11 décela le plomb dans le cidre au moyen de la teinture volatile du soufre, de l'encre de sympathie (foie de soufre arsenical) et du foie de soufre ordinaire ; il réussit même à obtenir un grain de plomb de 29 centigrammes en traitant par le flux noir f au creuset, le résidu fourni par Vévaporation de 18 bouteilles de cidre.

A partir de cette époque, toutes les polémiques cessent, la colique sèche reste seule en face de la colique saturnine.

Colique sèche. — Celse, Galien et Paul d'Egine paraissent avoir connu la colique sèche des pays tropicaux, mais les données à cet égard manquent de précision.

Quoi qu'il en soit, les médecins du xvn e et du xvin* siècle décrivaient sous le nom de colique des Caraïbes, colique de Surinam, colique des Indes, une affection dont la symptomatologie se confond sensiblement avec celle des coliques sèches décrites au commencement de ce siècle par les médecins de la marine.

Dellon publie, en 1685, le Traité des coliques de Mada-

gascar; il assimile complètement ces dernières aux coliques végétales.

En 1717 paraît à Leyde une thèse de Mounson Smith intitulée : De Colica apud Insulas Caribienses. Philippe Fernin, médecin hollandais, identifie la colique de Surinam à la colica Pictonum. Aux causes énumérées par ses prédécesseurs, il ajoute l'impression du froid.

Plusieurs ouvrages publiés sous le titre : Maladies des gens de mer décrivent une série d'affections à symptomatologie assez confuse au milieu desquelles il est difficile de discerner la part qui revient au scorbut, à la malaria et à la colique sèche.

Le travail de Backer appela l'attention sur la possibilité d'étendre à la colique sèche l'étiologie saturnine définitivement établie pour la colique végétale. Effectivement, eh 1777, Macbride adopta l'opinion de Backer, mais ne put faire triompher ses idées. Campet dans son Traité des maladies des pays chauds (1784), Gardanne dans son important ouvrage sur Les Maladies des créoles (1784), reviennent aux anciennes théories.

John Hunter constate que l'épidémie des dry belly ache (mal de ventre sec), observée parmi les troupes en garnison à la Jamaïque, est déterminée par l'usage de rhum ou de tafia contaminé par le plomb. Il cite à l'appui de sa thèse les lettres dans lesquelles B. Franklin affirme être depuis plus de soixante ans un partisan convaincu de l'origine saturnine des coliques sèches (1788).

Mérat, dans son Traité de la colique métallique (1814), maintient, au contraire, l'individualité de* la colique des pays chauds.

Les traités classiques et les dictionnaires de la première moitié du xix c siècle ne paraissent pas documentés sur la question ; ils continuent à énumérer les nombreuses variétés de coliques de Poitou, de Normandie, de Madrid, de Surinam, à côté des coliques saturnines, mais sans insister sur l'étiologie de ces affections. La thèse de Jacob (Paris, 1815, n° 86) est le seul ouvrage qui soutienne d'une façon assez

probante l'origine saturnine de la colique de Madrid.

A partir de cette époque, les auteurs confondent dans leurs descriptions la colique de Madrid et la colique sèche, et les deux expressions finissent par devenir synonymes. La colique sèche est appelée rhumalique par Libbon (1809); colique phlegmasique, par Marthereux (1816); névralgie splanchnique, par Voisin (1829) et par Segond (1837). Tous ces auteurs repoussent l'idée d'une étiologie saturnine traitée par Segond « d'erreur choquante ».

En 1841, Raoul, professeur à l'Ecole de Brest, reprend la thèse de l'origine Saturnine que combattent ensuite Mauguen (1847) et Mauduyt (1848). Foussal prend nettement position en 1849 en affirmant que le plomb doit seul être incriminé; mais tous les auteurs qui abordent après lui cette controverse reviennent aux théories miasmatiques ou telluriques. Guépratte (1851), Fonssagrives(1852), Le Roy deMéricourt (1853), Lecoq et Petit (1851), Dupouleau (1855), Rochard (1856), etc., tout en reconnaissant la similitude des symptômes, se refusent à admettre la conception de Raoul et de Foussal contre laquelle ils s'élèvent même avec une certaine acrimonie.

C'est à cette époque que paraît le premier mémoire de Lefèvre qui esta la colique sèche des pays chauds ce que le travail de Bâcher est a la colique de Poitou végétale. Seul contre tous les maîtres de l'hygiène (Fonssagrives, Michel Lévy, Rochard et Le Roy de Méricourt), Lefèvre entreprend avec une remarquable ténacité de démontrer l'origine saturnine des coliques sèches observées à bord des navires et aux colonies, il ne se contente pas d'une enquête clinique rigoureuse : il montre qu'il entre dans l'aménagement d'un vaisseau de 90 canons plus de 13.000 kilogrammes de plomb étalés sur une large surface et exposés à une usure perpétuelle sous l'influence des frottements ou des lavages journaliers. 11 faut joindre à ce plomb métallique 5.000 kilogrammes de céruse, 1.000 kilogrammes de minium, les mastics, ciments et luts divers employés par les mécaniciens. Lefèvre insiste particulièrement sur le rôle joué dans l'intoxication par les cuisines distillatoires et les récipients ou charniers. Il cite

enfin à l'appui de sa thèse les expériences si concluantes des pharmaciens de la marine et en particulier celles de Vincent. Ce dernier avait trouvé jusqu'à 32 milligrammes de plomb par litre dans l'eau ayant traversé les siphons des charniers. D'ailleurs comment en eût-il été autrement, puisqu'il était prescrit d'aciduler l'eau des charniers avec un mélange de vinaigre, de jus de citron, d'eau-de-vie et de sucre, éminemment propre à attaquer le plomb ou sa surface oxydée.

On trouvera une analyse consciencieuse de ces remarquables travaux dans l'excellente thèse de Merleau-Ponty (Bordeaux, 1895).

Le ministre de la Marine, amiral Hamelin, prescrivit aussitôt de remplacer le plomb partout où la chose serait possible. Les résultats ne se firent pas attendre; les cas de colique sèche devinrent de plus en plus rares. Mais les adversaires de Lefèvre ne désarmèrent pas devant l'évidence et il fallut à ce savant toute la foi et la ténacité d'un apôtre pour faire triompher ses idées. Cette controverse valut à la science une série de mémoires remarquables publiés de 1859 à 1864. On dut pourtant bien s'incliner devant les statistiques, et, Dutrouleau en 1868 {Traité des maladies des pays chauds), Le Roy de Méricourt et Rochard en 1876, acceptèrent les idées de Lefèvre. Fonssagrives, lui-même, se rend à l'évidence et écrit dans son Traité d'hygiène navale : « Je m'associe complètement au jugement porté par Le Roy de Méricourt sur Lerèvre; je reconnais avec bonheur l'immensité des services que les travaux de Lefèvre ont rendu à l'hygiène navale et j'avais hâte, dès les premières pages de ce livre, de signaler l'évolution qui s'est faite dans nos esprits à propos de cette question d'hygiène nautique. » On ne pouvait faire amende honorable en termes plus précis : la question était donc définitivement jugée (1).

Parallèlement à l'histoire de la colique saturnine se placent

(1) Les documents sur l'historique de la colique sèche ont été mis gracieusement à notre disposition par M. le D p Vincent, membre de l'Académie de médecine, auquel nous adressons ici nos bien sincères remerciements.

les observations concernant les autres manifestations du saturnisme considérées comme des complications ou des conséquences de la colique. Les troubles nerveux ou articulaires deviennent « les maladies du plomb » avec Tanquerel, qui décrit la colique, la paralysie, l'anesthésie, l'encéphalopathie et l'arthralgie comme des entités morbides distinctes, sans autre lien commun que leur étiologie. Les auteurs du Compendium se placent à un point de vue plus général et établissent l'unité pathologique des maladies saturnines. Le saturnisme devient une individualité morbide comparable aux grandes diathèses, ayant par conséquent son étiologie, sa pathogénie et son anatomie pathologique. Toutes ces notions se précisent avec Grisolle, Duchenne, Garrod, Durosiez, Charcot et Gombault, Ollivier, Potain, Lancereaux, Lecorché, Renaut, Cornil, Brault, Raymond, Déjérine, Debove, Bouchard, Gaucher, Ménétrier, auxquels nous devons une étude approfondie de la pathogénie du saturnisme. De leur côté, les hygiénistes, Michel Lévy, Lefèvre, Armand Gautier, Proust, Riche. Pouchet, Bergeron et Laborde, ont apporté à la prophylaxie le précieux concoursde leur autorité scientifique. Grâce à eux, la fabrication des dérivés plombiques a été réglenientée par des prescriptions de police sanitaire ; l'emploi du plomb a été prohibé partout où il constituait un danger immédiat, enfin l'attention a été appelée de telle sorte sur les dangers présentés par l'emploi de ce métal qu'il n'est pas présomptueux d'affirmer que le saturnisme est destiné à disparaître un jour du cadre nosologique des intoxications professionnelles.

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