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auparavant. Nous connaissions par les Bollandistes la renommée de sainteté du roi scandinave Olaf ou Olaüs, qui, au commencement du Xle siècle, acheva d'établir le christianisme dans le Groënland.
L'existence de l'évêché de Gardar avec une hiérarchie bien constituée, au cofnmencement du XIe siècle, est hors de doute. On rapporte même que, en 1650, un évêque saxon (l’origine et probablement fixé à Gardar, Pévêque Jonus, ayant poussé ses courses apostoliques jusqu’au Vinland, c’est-à-dire sur la côte orientale de l’ Amérique, y cueillit la palme du martyre ; qu'un autre évêque nommé Eric parvint, en 1121, À y fonder un groupe de chrétiens ; et en 1307 les produits du Vinland sont énumérés parmi les dîmes que le diocèse de Gardar payait à la chambre apostolique. Vers la tin du XVe siècle, les Groënlandais obtenaient du Saint-Siège un nouvel évêque presque au moment où Christophe Colomb arrivait aux Antilles.
Nous n'avons pas à approfondir davantage cette question ; il ne s’agit que d'établir par ces faits importants que le saint sacrifice de la messe à été oftert en Amérique en beaucoup d’endroits bien avant la découverte de notre pays.
Jacques Cartier, dans la relation de son premier
voyage, ne parle pas précisément d’aumôuier, mais
son récit indique qu’il en avait au moins un À son bord. Plus loin nous lisons : “ le treizième jour du dit mois, nous retournâmes à nos navires pour faire voile, paree que le temps était beau, et le dimanche pûmes dire la messe? (Voyage de Jacques Cartier, 1534).
Les aumôniers du second voyage nous sont connus : dom Guillaume le Breton et dom Antoine. Ils célébrèrent la messe à l’île aux Coudres, le 3 septembre 1535, et au havre Sainte-Croix, rivière Saint-Charles, pendant tout l'hiver.
Louis Roberts, dans son dictionnaire du commerce, publié à Londres en 1600, dit que le port de Brest, sur la côte du Labrador, était la résidence d’un gouverneur, d’un aumônier (G. Roi, Bulletin de rech. hist., janvier 1897).
Au mois de mai 1604, M. Nicolas Aubry, prêtre de Paris, arrivait en Acadie avec M. de Monts (Lescarbot, t. IV, 447). Plus tard, l’abbé Jessé Fléché descendait à Port-Royal en 1614, puis les Pères Biard et Massé arrivaient au même endroit en 1611 (Rel. de 1612).
Enfin, un troisième jésuite, le Père Jacques Quentin, vient en Acadie en 1613. Tous ces
missionnaires ont célébré régulièrement la sainte
messe. Il ne s’agit donc ici que du lieu où la Ë |