LE SAULT-AU-RÉCOLTET
qui dépendait de l’habitation tant pour le logement des Pères religieux qu’ornements d'église et construction d’une chapelle pour y dire et chanter la messe ” (Ibid., 1615, p. 11).
Champlain dut demeurer À l'habitation cinq ou six jours, c’est-à-dire depuis le 2 juin jusque vers le 8 (Voyages, 1615, p. 11. Note de M. l'abbé Laverdière).
Le 8 juin, le vaisseau, commandé par le sieur de Pontgravé arrivait À Québec. Enfin, on pouvait procéder à son déchargement et fournir les objets nécessaires aux missionnaires.
Ce même jour, le Père Denis part avec Champlain pour le grand Sault, et ils rencontrent le Père Joseph à l’entrée de la rivière des Prairies. [1 s’en retournait à Québec pour se préparer À “prendre ce qui était nécessaire afin d’aller hiverner dans le pays ” (TIbid., 1615, p. 12).
Champlain essaya vainement de le dissuader de ce projet, il tint ferme afin de pouvoir apprendre la langue et profiter des bonnes dispositions que les sauvages lui avaient témoignées. “Et le voyant poussé d’un si saint zèle, écrit Champlain, et ardente charité, je ne l’en voulus plus détourner, et il partit avec cette délibération d’y annoncer le premier le nom de Dieu, moyennant sa sainte grâce, ayant un grand contentement que l’occasion
se présentât pour souffrir quelque chose pour le nom et gloire de notre Sauveur Jésus-Christ” (Ibid., 1615, p. 14).
Le Père Joseph prend congé de Champlain pour se rendre à Québec, et Champlain, de son côté, avec le Père commissaire Denis Jamay, poursuit sa route jusqu'au grand. Sault. Ils y arrivèrent heureusement, et leur venue y créa beaucoup de Joie et de satisfaction parmi les sauvages. ‘ IIS étaient tort désireux de nous voir, écrit Champlain. et joyeux de notre retour, sur l'espérance que nous leur donnerions quelques-uns d’entre nous pour les assister en leurs guerres (Ibid., 1615, p. 14). Champlain et le sieur de Pontgravé les assurèrent de leurs bonnes dispositions à leur égard et leur promirent de les secourir.
Après cette entrevue, Champlain se m . en route pour Québec, afin de tout disposer pour laccomplissement de pareilles promesses.
À ce temps le Père Joseph Le Caron était arrivé à Québec et prenait congé de ses confrères religieux, le Père d’Olbeau et le Frère Pacifique Duplessis, pour remonter le fleuve Saint-Laurent.
‘* Il est probable, dit M. l'abbé Laverdière, dans ses annotations sur les voyages de Champlain (1615, p. 16, note 1), qu’il partit du Sault le 23 juin
et vint coucher à la rivière des Prairies, ou la messe
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