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et il fallut prendre congé des Français et des sauvages qui avaient opéré la descente à Québec.
Ces derniers emportèrent en leur pays pour le bon Père Nicolas les objets de première nécessité. C’était l’unique consolation, la seule assistance qui lui arrivèrent jusqu’au printemps de l’année suivante, où il lui fallut songer aussi À partir. Ces longs mois d'isolement le préparèrent à la mort tragique qui l’attendait. C’est le lieu de lui appliquer les beaux vers du poète louisianais (lablhé Rouquette).
Au désert, je l’ai vu comme dans son royaume, Se promener sans crainte aspirant chaque arôme ; Il préfère, nomade, en ses libres attraits,
Aux brillantes cités les incultes forêts,
Les sauvages des bois aux barbares des villes,
Et les rudes trappeurs aux courtisans serviles.
Les faux biens de la terre et les faux biens de l'âme, Tout périssable amour n’a plus rien qui l’'enflamme ; La prière à son cœur prête une aile de feu :
Eselave de Dieu seul, il est libre en tout lieu !.…
Arrivé au printemps 1625, le bon religieux sentit le besoin de retremper son courage dans les exereices d’une sainte retraite. D’un autre côté, sa santé si faible naturellement, comme le remarque Sagard, qui avait résisté jusqu'alors, au grand étonnement de ses confrères, ne pouvait plus tenir. Il s’employa
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done auprès des Hurons se préparant à la descente de la traite pour trouver place parmi eux. Son voyage coïncide avec l’arrivée des Pères Jésuites en ce pays.
Le Père Jérémie Piat, avec l'historien Sagard, était repassé en France dans le but d'obtenir des secours pour leurs travaux apostoliques (Sagard, TITI, 860; de Rochemonteix, 1, 139). Ce dernier présenta un mémoire à Mgr le duc de Montmorency, vice-roi du pays, pour lui exposer l’état des choses, le mettant au courant des abus,
des fraudes, de l’ingérence fanatique des huguenots,
afin, dit-il, d’y apporter les remèdes nécessaires, car les huguenots tenaient partout le dessus dans fi
leur vaisseau, faisant leurs prières... et la cause de
ces désordres procédait de ce que les principaux de la flotte, avec la plupart des officiers, étaient de la religion prétendue réformée, lesquels avaient été osés jusque-là que de chanter de nouveau leurs à marotes, pendant qu’un de nos Pères disait la sainte messe à la traite pour l’interrompre ou le contrarier ;
ce semblait, tellement que ce n’était pas le moyen
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de planter la foi où les chefs principaux étaient contraires à la même foi, mais plus une confusion de croyance aux sauvages, qui s’apercevaient déjà de nos différentes manières de servir Dieu, disant
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