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210 LE SAULT-AU-RÉCOLLET de retourner dans leurs foyers sans aucune restriction pour leurs croyances religieuses.
Que deviennent, après tous les documents que nous avons produits, les plaintes acerbes et les accusations de certains auteurs au sujet des prisonniers de la Nouvelle-Angleterre contreles Français en général, et surtout contre les missionnaires ?
Les récits mensongers et calomniateurs ne sont plus seulement consignés dans de vieux auteurs, un nouveau livre vient de paraître. Il a pour titre : ‘The stories of New England Captives (A. Baker, que je traduirai : Les histoires de Mlle A. Baker des caplifs de la Nouvelle-Angleterre.
L'auteur, sous un dehors de respect et de reconnaissance pour les protecteurs des captifs, n’hésite pas à accumuler les assertions les plus fausses.
Un pareil ouvrage remplit âme de dégoût à la fin d'un siècle qui se pique de tant de tolérance, et surtout quand on le voit apparaître sur le sol des Etats-Unis, si fier de ses idées de liberté.
Aïnsi, en parlant de la captive Eunice Williams, Mile Baker s’écrie: ‘ Quel triste spectacle! Le Jésuite est Ià avec son chapeau usé et relevé sur ses bords, revêtu d’un longue soutane noire, ayant son rosaire au côté et la verge à la main; la jeune fille anglaise, tremblante, se prosterne à ses pieds
dans une terreur abjecte, après avoir été rebaptisée
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