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LE S*ULT-AU-RÉCOLLET

Natekus, c'est-à-dire, ea toujours été la même chose de père en fils, jamais personne n’a varié : tous ont maintenu leur bonne réputation en méritant le respect et Paffection des membres de la tribu à laquelle ils ont été attachés.

Il est facile de voir par ce qui précède que cette famille, tout en vivant parmi les sauvages de notre Lorette et du Lac, a gardé sa race dans toute sa

pu reté,

Maison de la fanriile Raisenne, LR S 4 Ok,

‘ Cest à Montréal, écrit M. Cuoq Mémoires) au sujet de Jean-Baptiste-Jérdme Raisenne, que mourut ce saint homme, com ‘appelait ordinairement au Lace : et ce ‘église même de Montréal que se fit sa se, ure, en présence de plusieurs prêtres venus de divers lieux, le 2 février 1795.”

I sut si bien inculquer sa ferveur et sa piété à

sa famille, que sur ses huit filles, il n’y en eut qu'une

qui resta dans le monde, et de ses deux fils, un reçut les ordres sacrés et devint plus tard curé de Saint-Roch de l'Achigan : l’autre resta dans le monde, exerçant la profession de notaire À Saint- Benoît, où il fut entouré d'estime et de considération.

Reine-Ursule Raisenne portait en religion le nom de sa funille,

Elle entra à l'Hôtel-Dieu, disent les registres de l'ordre, le 11 février 1782, Klle prit l'habit le 11 février de l’année suivante, et tit sa profession le 8 juin 1784, entre les mains de M. Montgolfier, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice. Elle mourut le 2 octobre de l’année 1822, à l’âge de cinquante-sept ans et de religion quarante ans.

La nécrologie porte que “ cette chère sœur fit paraître une sainteté peu commune et donna à la communauté de grands exemples de patience et d'abandon au bon plaisir divin au milieu de continuelles souffrances qui en firent une vraie imitatrice de JÉSUS crucifié.”?

Marie-Suzanne se disposait à marcher sur les traces de sa sœur Reïne-Ursule, lorsqu'elle mourut en grande odeur de vertu à l’âge de dix-huit ans (Faillon, Notice particulière sur la famille Raïsenne).

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D’après les chroniques des sœurs de la Charité, établies par la vénérable Mère d’Youville, deux autres filles de Jean-Baptiste-Jérôme Raisenne se consacrèrent à Dieu dans cet institut.

Marie-Clotilde, née au lac des Deux-Montagnes, le 14 avril 1766, entra au noviciat le 14 février 1785 ; ell prit le saint habit en 1787 et fit profession le 14 février de la même année. Klle fut chargée, le 9 octobre 1828, de l’importante mission de fonder une maison de son ordre à Sandwich,Ontario, où elle mourut le 20 août 1829.

Sa sœur Marie-Charles Raisenne-Anson, née au Lac le 10 février 1773, entra chez les Sœurs-Grises, le 1° février 1794, et tit profession le 15 février 1796: elle y mourut le 10 juillet 1816 (Archives de l'Iépital-énéral de Montréal).

Scolastique, sœur des précédentes, portait À l’'Hôtel-Dieu le nom de Sœur Saint-Joseph. ‘ Elle était entrée dans notre monastère (Archives de PHôtel- Dieu) le 19 janvier 1787, y avait pris le saint habit le trois du même mois de l’année suivante, etavait prononcé ses vœux entre les mains de M. Jean-Baptiste Curatteau le 27 janvier 1789. Elle mourut le 17 janvier 1816, âgée de 45 ans, dont vingt-neuf de vie religiense. Il est dit dans sa nécrologie, qu’elle édifia la communauté par s:

profonde humilité et son amour pour les souffrances.

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LE SAULT-AU-RÉCOLLET 223 Elle avait pour 14 vie intérieure un singulier attrait qui se manifestait dans toutes ses actions. Comme à sa sœur, Notre-Seigneur lui fit une large part de sa croix, car ce ne fut qu'après une longue et cruelle maladie qu’elle alla jouir des embrassements du Dieu du Calvaire.”

Entin Catherine, Elisabeth et Marie-Angélique, sœurs des précédentes, se dévouèrent à l'instruction chrétienne de la jeunesse en entrant chez les sœurs de la Congrégation.

Nous avons tenu à jeter un coup d'œil d’admiration sur ces plants si fructueux de la pépinière évangélique de la Nouvelle-Lorette, afin de rendre grâce à Dieu de ses dons et de la gloire qui revient à nos plages d’avoir contribué à leur heureuse croissance.

Ilne nous reste plus qu’à dire adieu aux chers néophytes, et surtout aux vertueux missionnaires qui les accompagnèrent au lac des Deux-Montagnes avec la même vigueur de zèle et de dévouement.

Ces bons prêtres voyaient que l’isolement de la Nouvelle-Lorette n'existait plus d’une manière suffisante pour mettre les enfants de la mission à Vabri des dangers de la ville.

Le commerce des fourrures, des provisions, et

malheureusement de leau-de-vie se développait

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dans les grands centres surtout, et même bien au loin.

Les Français et les sauvages unirent leurs efforts

et leur habileté pour en tirer parti, et dans le con-

DA tact fréquent des gens empreints pour la plupart 34 43 des vices des civilisés, les sauvages de Lorette trou- Hd valent leur constante démoralisation : c’est pour- j + quoi, dès la fin de 1717, les messieurs de Saint-Sul- {ie pice s’oceupèrent d'un déplacement favorabic | cf 4): F ; d ; Û L Î $ À l | 3? il LS | ; { !

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