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tous habités par deux cent soixante familles, ces familles forment une population de quinze cent treize âmes (non compris les protestants) et de neuf cent trente communiants ” (Arch. de l’arch. de Québec).
Ces chiffres font voir que la paroisse du Sault était arrivée, au commencement du siècle, à l’apogée de son développement. Tout le territoire était
occupé par des cultivateurs, sauf un certain
nombre d’emplacitaires, formant le village. A
mesure que les familles augmentèrent, les terres
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furent divisées en deux, et même trois partics. Les protestants ont tous abandonné leurs fermes du bas du Sault, et il en reste si peu À la côte Saint-Michel, que leur église, bien fréquentée en 1830, a été complètement abandonnée.
M. Fortin ne passa qu’une année au Sault.
Il fut nommé, en 1831, chapelain des Ursulines des Trois-Rivières. Il mourut le 12 mars 1850, à l’âge de 71 ans (Mgr Tanguay, Répertoire du clergé canadien).
M. Pierre Mercure remplaça M. Fortin, en octobre 1831.
D’après le Répertoire du clergé canadie: Mgr Tanguay), il naquit au Cap-Santé, le 21 octobre 1792, de Pierre Mercure et de Geneviève Lamotte. Il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1822, et fut
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aussitôt envoyé à Varennes en qualité de vicaire jusqu’en 1824. IT passa de là au vicariat de Saint- Hyacinthe pour deux ans. Sa première cure fut Sainte-Maurtine, en 1826.
C’est de cette paroisse qu’il partit pour prendre la direction de celle du Sault-au-Récollet en 1831.
Il n’y demeura qu’une année, après quoi il fut chargé de la Présentation, de 1832 à 1841.
A cette dernière époque il se retira complètement du saint ministère.
Il mourut à l'asile de la Longue-Pointe, le ler juin 1862, à l’âge de 70 ans.
La cure du Sault-au-Récollet fut confiée, en octobre 1832, à la direction d’un homme remarquable par ses nombreux travaux apostoliques.
La Providence le destinait à l’épiscopat.
C'était Mgr Remi Gaulin.
Né à Québec le 30 juin 1787, il y fut ordonné prêtre le 13 octobre 1811.
Mgr Plessis l’envoya aussitôt au secours de M. McDonell, qui exerçait les fonctions de vicaire général pour toutes les missions du Haut-Canada depuis 1807, et qui devint premier évêque de Kingston en 1829.
Il faut jeter les yeux sur la carte géographique pour bien se représenter les courses interminables et périlleuses des missionnaires de ce temps.
De nos jours, la vapeur nous transporte à des distances considérables sans même déranger nos heures de sommeil et de repas.
Les bateaux somptueux nous enchantent, en déroulant sous nos yeux les paysages ravissants de nos rivières et les beautés de nos lacs immenses ; mais au début du siècle, c'était bien différent.
Songeons aux longues journées passées par nos prêtres sur des routes affreuses, dans de mauvaises voitures, ou même très souvent à pied, ou ballottés sur les flots au fond de misérables embarcations.
Que dire de leur ministère en un pays où le fanatisme ajoutait À toutes les autres misères l’insulte et la persécution !
M. Gaulin fit comme les autres confrères : il affronta les dangers et accepta généreusement les privations.
Pendant les quatre années qu’il passa à Saint- Raphaël de Kingston, il se distingua tellement par son zèle, que lorsqu'il s’agit plus tard d’assigner un coadjuteur à Mgr McDonell, son nom fut proposé pour occuper ce poste important.
Nous avons vu plus haut les lettres par lesquelles Mgr Plessis déterminait M. Périnault à se rendre à Kingston. C’était précisément pour y remplacer M. Gaulin.
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Mgr Plessis transférait alors ce dernier mission-
naire d’une extrémité À l’autre de son vaste
diocèse, puisqu'il l’envoyait aux provinces maritimes, où pendant six ans il parcourut les missions d’Antigonish, de Chetigan, de l’île du Cap- Breton.
Il revint de ces lointaines missions en 1822 pour desservir les paroisses de Saint-Luc et de Saint- Athanase.
En décembre 1824, il fut nommé curé de l’Assomption, avec le titre d’archi-prêtre, jusqu’en
Après avoir passé l’année à la cure de Sainte- Scholastique, il arriva au Sault en 1832.
Il y demeura jusqu’au mois d'octobre 1833, et le 20 de ce mois, il fut sacré par Mgr J.-J. Lartigue, dans la cathédrale de Montréal.
I] se rendit aussitôt À sa destination. Après la mort de Mgr McDonell, il prit possession de son siège le 14 janvier 1841.
Mgr Tanguay dans son répertoire dit qu’il fut frappé de paralysie en 1849, et qu’il mourut à
Sainte-Philomène le 8 août 1857.
Ses restes furent transportés dans la cathédrale de Kingston le 13 du même mois.
C’est un grand honneur pour la paroisse du
Sault, de pouvoir compter parmi ses curés un
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homme dont les qualités et les talents ont été si
hautement reconnus par l’Église.
Le Sault-au-Récollet fut dirigé par M. Thomas Papin de 1833 à 1836.
IT naquit à Charlebourg le 20 avril 1800.
Ordonné prêtre le 3 octobre 1824, il demeura à
Québec comme vicaire jusqu’en 1827.
Sa première cure fut Saint-Pierre-les-Becquets,
avec la desserte de Saint-Jean, et il partit de là
pour le Sault en 1833.
Son administration est signalée dans les archives
par des travaux au presbytère pour le rendre plus
salubre et plus confortable.
Il quitta le Sault en 1836 pour aller à Saint- Roch de l’Achigan, où il demeura jusqu’en 1840. Ce fut alors qu’il prit la direction de la cure de
Boucherville.
Il y mourut en décembre 1877.
Sa bonté toute paternelle, sa prudence, sa
sagesse, et surtout sa sainteté, jointes aux manières
les plus aimables, on* laissé dans le cœur de ceux
qui ont eu l’avantage de le connaître, un #:. , iris-
sable souvenir.
Terminons ce chapitre par une courte esquisse sur M. l'abbé Plinguet. Il succéda à M. Papin an Sault en 1836.
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M. Vincent Plinguet naquit à Montréal le 7 juillet 1810.
Il était fils de Vincent Plinguet et de Félicité Cousineau.
Après avoir été ordonné à Montréal le 21 septembre 1833, il fut d’abord vicaire à Saint-Benoît jusqu’en 1835, puis à Longueuil une année. Il partit de Longueuil pour venir prendre la direction de la cure du Sault-au-Récollet au commencement d'octobre 1836.
Son premier soin fut de refaire les finances de la fabrique, et tout en accomplissant des travaux à l’intérieur et à l'extérieur de Péglise, il réussit à payer les dettes, et laissa en caisse, À son départ, au delà de 6,500 francs.
M. Plinguet fit construire la chaire actuelle, dont la forme élégante et les détails de fine sculpture attirent l’admiration de tous les connaisseurs.
C’est un riche bocal, décoré de médaillons autour desquels des guirlandes de roses pendent avec grâce. L’abat-voix est bordé d’une dentelle en bois d’une délicatesse parfaite ; au centre une colombe étend ses ailes et l’ange du jugemen: plane au-dessus, effleurant du pied la terre et sonnant la trompette.
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