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LE SAULT-AU-RÉCOL! "T

ger les labeurs de son vaste champ d’évangélisation,

Il préps ra done les voies à la venue des Jésuites, des Oblats et des Dames du Sacré-Cœur,

Sa Grandeur, en proposant à la vénérable Mère Barat d'établir un couvent dans son diocèse, lui offrait à Saint-Jacques une maison toute prête avec un terrain considérable.

La Mère Barat accepta Îes propositions, et elle en écrivit À son assistante, Mère Galitzin, alors en Amérique, dans les termes suivants :

‘“ Je trouve qu’il ne faut pas refuser cet avantage, Mer de Montréal nous promet des novices et du bien à faire, du moins par la suite, car les commencements seront nécessairement faibles ” (Baunard, Histoire de la Mère Barat, IX, p. 48).

La Mère Bathilde Sallion fut chargée de la fondation de Saint-Jacques.

Elle eut pour compagnes les Mères de Kersaint, Évélina Lévèque et sœur Battendier.

Ces excellentes religieuses quittèrent New-York le 11 décembre 1842, sans se préoccuper des rigueurs de notre hiver canadien.

Elles descendaient l’'Hudson en bateau, quand le froid excessif força le capitaine à rebrcusser

chemin.

| el | H] | il |: 41 ñ AE À ; LE SAULT-AU-RÉCOLLET 393 tel [ | œl Ji 4. [offrit aux passagers de les ramener ou de laisser QE l | débarquer ceux qui préféraient continuer leur Qu s, voyage. Î N’écoutant que la voix de la sainte obéissance, AGE Ha ” les quatre religieuses affrontèrent les souffrances : à: ii si inusitées pour elles de la neige et du froid. + ” Elles durent se réfugier en un bureau de poste, où A à l’on ne pouvait leur offrir que la salle commune, le Elles y passèrent une nuit entière, blotties près 1. % rs d’un feu dont la chaleur leur fut d’un grand secours. (EE. IT faut se rappeler que, À cette époque, il n’y avait EE is pas encore de chemin de fer entre les États-Unis fre. 1 et et le Canada. | 44 ris Nos voyageuses n'avaient done aucun autre moyen 452 i- de poursuivre leur route que de prendre place dans ph s une diligence ouverte À tous les vents. F & n- “ Le voyage, disent les chroniques du couvent, L de deux jours en temps ordinaire, en dura huit cette KoE t, fois. Les rivières étaient gelées et les voyageuses, ei obligées de traverser des montagnes pendant la : le nuit, avaient sans éesse À craindre de rouler au +4 PR fond des précipices. RRSN “ Dieu les protégea et l’énergie de la Mère Bad thilde donna du courage à ses compagnes.” d et Elles arrivèrent enfin à Laprairie, au mois d'avril 24 0 de cette même année, et furent accueillies par

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