‹ Le Sault-au-Récollet [microforme]Chapitre 75 sur 92 · OR PR EE LE SAULT-AU-RÉCOLLET · texte numérisé non relu

OR PR EE LE SAULT-AU-RÉCOLLET

man, nous nous reverrons au ciel” (Chroniques du couvent).

Ces paroles mettent sous nos yeux la beauté, le courage de cette âme qui ne voulait vivre que de sacrifices. Dieu l’exauça.

Après avoir travaillé avec le plus généreux dévouement à la fondation de Saint-Jacques, elle fut atteinte d’une surdité qui augmenta tellement, qu’il lui devint impossible dese livrer à l'éducation. Résignée, sans le moindre murmure, À cette épreuve qui ne Pabandonna jamais, elle passa le reste de sa vie dans les saints exercices de la prière, et mourut à Manhattanville, au mois de mars 1851.

Mme de Kersaint avait été remplacée dans l'administration du couvent de Saint-Jacques, en 1850, par Mme Marie-Alexandrine Brangier.

Ce fut la dernière supérieure.

Le couvent venait À peine d’être fondé, d’immenses sacrifices avaient été accomplis de la part de M. Paré, de M. Maréchal et de ses zélés paroissiens, et il fallait le voir se fermer.

Cet événement inattendu causa une vive sensation, Dieu avait ses desseins ; Mgr Bourget venait de fonder (1850) à Vaudreuil, la communauté des Sœurs de Ste-Anne et les filles de ce nouvel institut vinrent, en 1853, prendre possession du couvent de $St-Jacques, où elles se sont maintenues jusqu’à

pau

nos jours, en se livrant avec le plus grand zèle et le plus beau succès à l’œuvre de l'éducation.

Dès 1846, les Dames du Sacré-Cœur fondèrent une nouvelle maison à Saint-Vincent,île Jésus. La Mère Bathilde Sallion, qui avait fondé Saint- Jacques, en fut la première supérieure jusqu’en 1848.

A cette époque elle fut remplacée par la révérende Mère Jouve.

Marguerite-Amélie Jouve, fille de Joseph Jouve et de Charlotte - Euphrasie Duchesne, naquit à Lyon le 21 mai 1799.

Le nom de sa mère indique qu’elle était nièce de Mme Duchesne, qui, sous le nom d’Aloysia, “ a laissé

une si pure et si grande mémoire,” comme le proclame Mgr Baunard.

C’est après avoir visité toutes les maisons du Sacré-Cœur existant alors en Amérique, que la Mère Jouve prit la direction du couvent de Saint- Vincent.

Elle quitta le Sault en 1855, pour être placée au 3rand-Coteau, en Louisiane.

Rappelée en France, vers 1865, elle mourut à Orléans en 1880 dans l’exercice de la charge de supérieure-vicaire.

Mgr Baunard annonçait sa mort dans les termes

suivants : ‘ La société du Sacré-Cœur vient de

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perdre, à Orléans, une grande religieuse, la révde Mère Jouve, supérieure de la maison, et mèrevicaire du centre; elle appartenait À cette génération spirituelle qu’avaient formée, au lendemain de la révolution, la profonde sainteté de Mme Barat, l’héroïque énergie de Mère Duchesne. C’était une religieuse d’une grande Âme, d’une haute intelligence, d’un caractère fort, d’une tendresse infinie pour Dieu et le prochain. C’était une religieuse d’une vertu consommée, d’une abnégation absolue, d’une inaltérable bonté, qui sut jusqu’à la fin cacher sous le voile d’une impénétrable modestie, des trésors naturels et surnaturels où ses filles ont puisé l’exemple de leur vie religieuse, que quelques-unes ont pénétrés, que sa belle mort à trahis, que le ciel seul a bien connus, et que Dieu récompense,”

Mme de Monestrol (J eanne-Marie-Louise-Angélique Durand) succéda à la Mère Jouve au couvent de Saint-Vincent.

Elle était née à Montauban (France), le 18 mars

C’est sous son gouvernement que les travaux du couvent du Sault-au-Récollet commencèrent.

Elle arriva dans le pays à la suite d'événements pleins d'émotions ; ies lecteurs les liront avec le plus vif intérêt.

Envoyée, dès le début de sa carrière, À Conflans,

Benne

elle fut malheureusement atteinte d’un abcès tau cerveau, par suite de contusions à la tête. La | maladie s’aggrava de plus en plus, et finit par déconcerter l’habileté des plus savants médecins, Ses compugnes firent alors une neuvaine en à: l'honneur de sainte Philomène, qui est tant en vénération à Conflans ; la malade se joignit à elles en toute ferveur.

La vénérable Mère Barat intervint dans cette fervente supplique, et tout donne à croire qu’elle contribua beaucoup à opérer la guérison.

| Si une mère selon la nature peut tant obtenir du ciel pour son enfant, que ne peut faire une mère spirituelle selon le cœur de Dieu, pour une fille dont elle ne désire prolonger la vie que pour le ù bien des âmes !

Aussi Mme de Monestrol n’hésita pas à déclarer qu’elle devait sa guérison à la vénérable Mère. Rien de plus touchant que son récit, consigné dans les archives de son ordre. Je cite seulement : 41 admirable dialogue entre la sainte Mère et sa f fille.

Mme Barat choisit le temps qui précède ia communion ; la novice ouvrait à cette heure sacrée son âme aux plus ardents désirs, comme une fleur

s’épanouissant en un délicieux parterre.

Du à Prés

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nie LE SAULT-AU-RÉCOLLET 405 RUE: #! NE Au — Voici deux voies, ma fille, dit-elle solennelle- \ FA La | ment, le ciel ou la terre, choisissez ! AR | ar —Je ne connais pas d'autre voie, répondit la pi: à | novice, que celle de la volonté de Dieu. ar! mn À ces mots, Mme Barat fut inspirée de lui dire : R BAT en —L’'Amérique ou le ciel, ; 1] les —Ëh bien! ma mère, l'Amérique! ce sera le Ft à chemin qui me conduira au ciel. ENS tte Et il en fut ainsi, car après l’application des ! F 1 de reliques de sainte Philomène, sous le souffle de la $ à prière ardente de la Mère Barat, la jeune novice nn Ft . prononça ses vœux, reçut Jésus dans son cœur: sh ti —. puis un doux sommeil s’empara d’elle, et quand le % sé lle soleil reparut à l’horizon, ce fut pour éclairer le pre- He r le mier jour d’une vie de reconnaissance et de Fer dévouement, ÿ à —. Elle traversa la mer et arriva à Saint-Vincent 11 | le 30 mai 1847. HET gné Supérieure de ce couvent de 1855 À 1857, elle He Ce passa ensuite plusieurs années aux États-Unis, et Î Fe revint au Canada, au Sault-au-Récollet, comme RD | simple religieuse, en 1868. AURCUE 0 mM- Après un an de séjour, elle fut atteinte d’une FD ge maladie qui lui causait des douleurs atroces. rat FA | Parmi les cris que lui arrachaient ces douleurs, is

elle répétait souvent cette parole de résignation : ‘ Encore pour 50 ans de souffrances, si vous le vou-

lez, Seigneur.” Dieu ne lui en accorda que trois, ‘à

mais, au dire de toutes les personnes qui eurent l'avantage de contempler sa résignation et sa patience, ce furent des années où sa couronne céleste fut sûrement tressée. Elle alla la cueillir le 10 juillet 1866.

La dernière supérieure du Sacré-Cœur à Saint- Vincent fut la Mère Eugénie Desmarquest. Elle naquit À Amiens le 26 juin 1809, et arriva à Saint- Vincent en 1855.

Il est facile de voir, par la marche des événements, que le désir formel de la communauté était de se rapprocher de plus en plus de Montréal.

Mgr Vinet, dont l'esprit était toujours ouvert aux grandes idées, avait eu connaissance de ces intentions, et, dès 1845, il chercha à létablir dans sa paroisse.

Comme les terrains affectés par les MM. de Saint-Sulpice aux œuvres paroissiales, étaient vastes, il se mit en mesure d’en offrir une partie

aux Dames du Sacré-Cœur. Il espérait, de cette

facon, placer leur couvent : vord de la rivière, À l’endroit même où ed il construisit la Villa Bedini, aujourc -esidence Saint-Janvier.

M. le curé voulant écarter toute difficulté légale au sujet des terrains qu’il avait en vue, convoqua

une assemblée des marguilliers, le 1er mai 1845.

LE SAULT-AU-RÉCOLLET 407 Il expliqua alors son dessein si louable, et les immenses avantages qui découleraient de l’établissement des Dames du Sacré-Cœur au centre de la paroisse. Elles se chargeraient de l'éducation des filles au moyen d’un pensionnat et d’un externat.

À Pangle ouest du terrain que Mgr Vinet voulait céder aux Dames du Sacré-Cœur, se trouvait l’école des petits garçons, dont nous avons parlé plus haut, mais M. Pascal Persillier dit Lachapelle offrait un terrain pour l’y transporter.

Il était donc facile de résoudre cette difficulté ; ce fut néanmoins la raison qui fit échouer ce beau projet. Une motion à l’effet d'approuver unanimement l’entreprise de M. le curé, en affectant une somme de 200 louis à sa réalisation, fut proposée, mais le mauvais vouloir de certains marguilliers, d'abord impuissants à dominer l’assemblée, finit par prendre le dessus, au point que, après avoir tout obtenu, M. le curé se vit tout refuser.

Il raya alors de deux traits la teneur de l’assemblée, que le sieur Antoine Brousseau voulut signer quand même, et il écrivit en marge la note suivante, expression de son amer regret :

‘ Le présent acte est nul par le refus de certains marguilliers de le signer, après avoir consenti avec

empressement à tout son contenu, et ce, pour rai-

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sons à ces messieurs connues. Les avantages offerts

à la paroisse ont été en conséquence perdus.

“Signé: J.-J. VIxET, prêtre, curé.” (Livre des dél. 1845-62.)

Ces détails justifient l'administration de ce grand

bienfaiteur.

Beaucoup de gens n’ont pas craint de le blâmer

d'avoir placé le couvent si loin de l’église, et si peu à la portée des enfants du village. On vient de le prouver, ce n’est pas sa faute, mais bien celle de ceux qui s’opposèrent à ses vues.

M. Vinet ne voulut pas abandonner son généreux dessein, et la suite fera voir que Dieu le récompensa de son échec par de plus grands bienfaits. Seulement, l’installation du Sacré-Cœur au Sault-au-Récollet fut retardée de plusieurs années.

En 1849, M. Vinet acheta de M. Olivier Berthelet la terre en face de l’église, dans le but de l’'offrir aux Dames du Sacré-Cœur.

Les messieurs de Saint-Sulpice favorisant son généreux dessein, renoncèrent À leur droit de mutation, comme le prouve une note du livre terrier au n° 1095 : “ Engaisiné gratis.” Mais cette propriété ne pouvait convenir aux religieuses sans l’accès au bord de l’eau, et le mauvais vouloir de certains

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rarguilliers s’opposait toujours À la concession de ce terrain.

La Providence, qui tire parti de tout, et se rit des obstacles, conduisit les événements de telle sorte que cette terre se trouva disponible, quand il s’agit d'établir le premier noviciat de la compagnie de Jésus dans le pays.

En 1855, M. le curé réussit À faire l'acquisition des propriétés Bayard et Meilleur, si avantagensement situées sur le bord de la rivière, et en en faisant la généreuse donation aux Dames du Sacré-Cœur, il prit place parmi les plus insignes bienfaiteurs de la communauté.

Les fondations du nouveau couvent furent creusées dans Pautomne de 1855, et les maçons purent commencer leurs travaux au printemps suivant.

Quand la première pierre fut bénite, toute la paroisse fut sur pied, et une foule immense y prit part.

C'était le 17 août 1856. Mgr Bourget présida la cérémonie et M. Granet, vicaire général et supérieur de Saint-Sulpice, fit le serinon de circonstance. Les chroniques rapportent que M. le supérieur adressa À l’auditoire un discours plein de chaleur et d’onction. Il retraça les avantages variés et précieux attachés à l’établissement du Sacré-Cœur, et peignit en traits de feu le dévouement de ces

dignes servantes de Dieu, leur maternelle sollicitude pour leurs élèves. Il développa avec l’accent de la piété les paroles de son texte: ‘“ C’est ici la maison du Seigneur, et la porte du ciel,” et termina en souhaitant que des vierges se succèdent de génération en génération dans ce sanctuaire, et se rendent de plus en plus dignes de porter le nom de religieuses du Sacré-Cœur.

Ayant béni la première pierre, Mons-igneur fit une touchante allocution, prodiguant à son auditoire les encouragements les plus flatteurs en même temps que les leçons les plus heureuses.

Spontanément les assistants firent leurs offrandes, qui s’élevèrent à trois cent dix-sept piastres, et chaeun se retira en bénissant une religion qui sait toujours unir pour ses enfants ce qui console à ce qui instruit (Chroniques du vourent).

Mme David, dont nous avons déjà parlé plus haut, s'était installée, avec deux sœurs coadjutrices, dans l’ancienne résidence de la famille Bayard, afin de surveiller les travaux.

Les anciens paroïssiens se rappellent avec plaisir ce petit couvent improvisé dont les murs subsistent encore, etoù le bon Père Saché allait régulièrement porter le secours de son zèle et de sa grande piété.

Vers la fin de juillet 1858, le superbe édifice au

ton grave et monastique s'élevait majestueusement

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sur les bords de cette rivière, tant de fois parcourue par les saints missionnaires. Les premières religieuses du Sacré-Cœur en prenaient possession à la fin d’août de la même année, et commencaient régulièrement leur œuvre de prière et de solide éducation, qu’elles ont continuée jusqu’à nos jours.

L'œuvre du Sacré-Cœur au Sault ne pouvait commencer sous de meilleurs auspices,

Son succès fut tout de suite assuré par la direction douce, sage et ferme d’une femme de sainteté et de génie : c'était Mme Trincano.

Son nom est resté en vénération dans la paroisse, et surtont dans le cœur de toutes ses anciennes élèves.

Marie-Thérèse Trincano naquit à Spourano (Milan), le 18 février 1809. Son enfance, sa jeunesse furent imbues de la piété la plus exquise,

Elle était toute jeune lorsqu'elle perdit sa mère. À lexemple de sa sainte patronne, elle prit avec elle ses frères et ses sœurs (tous plus jeunes qu’elle) et alla se prosterner devant une image de la sainte Vierge, la priant de leur servir de mère. Dès ce moment, elle se considéra comme devant tenir auprès d’eux la place de celle qui leur avait été en-

levée (Chroniques du couvent).

Dès qu’elle put se décharger de ses sollicitudes

de famille, elle entra comme postulante À Besancon,

le 24 octobre 1831, alla faire son noviciat à Montet, où elle prononça ses vœux au beau jour de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1833.

La vénérable Mère Barat désigna Mme Trincano aux missions d'Amérique.

Le départ eut lieu en mai 1847. Elle débuta à Manhattanville, où elle remplit diverses charges importantes.

Après avoir établi une maison du Sacré-Cœur au Détroit, elle vint fonder celle du Sault-au-Récollet.

Elle déploya uu zèle mfatigable pendant les dixhuit dernières années de sa vie, soit au Sault, soit À Montréal dès qu’elle y eut fait pénétrer son ordre.

Il est impossible de décrire le bien immense qu’elle opéra, à la ville surtout, par son ascendant sur les anciennes élèves. Réunies en congrégation d’enfants de Marie, elle leur adressait des paroles où son éloquence si persuasive les tenait suspendues à ses lèvres, et les enflammait d’un zèle ardent pour le bien.

Elle n’hésita pas à organiser une croisade des plus généreuses contre les excès des parures et des danses défendues. Mgr Bourget bénissait de tout cœur son œuvre, et encourageait ses efforts.

Les nombreuses retraites qu’elle organisa, produisirent des fruits abondants. Elles étaient suivies

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par une foule de jeunes filles et de mères chrétiennes. Combien de mères de famille se rappellent encore le courage qu’elles puisèreui auprès de cette véritable mère, dans les moments de profonde douleur.

Et dans cette paroisse, quels doux souvenirs se rattachent à cette sainte mémoire, quand l’esprit de ses filles se reporte vers le temps heu reux de leur première communion! Avec quel empressement la bonne Mère se transportait À Sainte-Sophie, que sa charité avait fondée, pour les préparer à la plus sainte action de leur vie, sachant que, fortifiées par le pain céleste, ses chères enfants reporteraient ensuite dans leurs familles les fruits cueillis au Sacré-Cœur.

En 1864, Mme Trincano fut nommée supérieurevicaire du Canada.

Les grands travaux inhérents à cette charge, ses voyages longs et fréquents, altérèrent beaucoup sa santé, et malgré les soins qui lui furent prodigués, elle arriva au terme de sa carrière héroïque, je puis dire, et mourut au Sault, le 12 novembre

Sa mort causa un grand deuil, et fit verser bien des larmes. Mgr Bourget voulut lui-même présider ses funérailles.

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Après les dernières prières, Sa Grandeur se rendit au pensionnat ; voici quelques-unes des touchantes paroles qu’elle prononça à cette occasion :

“Mes filles, mes enfants, je puis vous dire comme Notre-Seigneur à Zaïre :”” Votre mère n’est pas morte !” Elle dort, car la mort du juste est un doux sommeil. Elle n’est pas morte, et son esprit repose auprès de vous. Elle vivra par le souvenir de ses exemples et de ses enseignements : la semence qu’elle à implantée dans vos âmes, doit produire des fruits abondants.

‘* Elle vous a beaucoup aimées, elle vous aimera encore plus efficacement dans le ciel. Elle présidera à tous vos exercices, elle vous suivra dans vos travaux, elle vous consolera dans vos peines.

‘ Soyez donc sa parfaite image ; gravez dans vos cœurs sa charité si ardente, son zèle inépuisable, son humilité si profonde! Ce matin, vous n’avez pu lui prêter vos voix, mais vos soupirs, vos gémissements, vos larmes ont été la plus éloquente oraison funèbre offerte À votre mère vénérée ?” {Chroniques du couvent).

Les Enfants de Marie de Montréal voulurent perpétuer leur regret, et surtout leur vive reconnaissance envers leur digne Mère, en élevant un monument au cimetière où reposent ses restes.

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