ŒUVRES DE
rternal de Saint -Sopl 6.
Courent du Sucré
heures pénibles des dernières souffrances et de la mort du grand évêque Bourget et de Mgr Vinet.
Remplacé dans sa charge de maître des novices, à la fin de juin 1894, par le révérend Père Édouard Lecompte,il s’est appliqué depuis, au même noviciat, à inculquer aux membres de sa compagnie qui font leur troisième an, les moyens efticaces de fortitier leur vie dans cette fermeté inébranlable de vertu et cet amour indestructible de leur règle, qui font le Jésuite d’après l’esprit de leur saint fondateur.
Pendant que Mgr Vinet assurait à sa paroisse de si grands bienfaits, en y établissant les deux communautés dont nous venons de parler, il exercait un ministère des plus fructueux. es œuvres de zèle et de charité remplissaient sa vie.
Dès que les Pères Oblats furent arrivés à Montréal, il fut un des premiers à demander les exercices d’une grande retraite, dont le souvenir est encore gard avec reconnaissance dans la paroisse.
Commencée le 31 mai 1846, elle se continua jusqu'au 21 juin suivant. Elle fut présidée par le rév. Père Guigues, qui devint plus tarG le premier évêque d'Ottawa. Les Pères Léonard et Fiset l’aidèrent dans ce long travail de saactification.
Voici ce que disent les archives au sujet de ce mémorable événement :
‘“ Ceux qui dans les commencements avaient
ce
ent
exprimé des craintes sur le retour aux pratiques religieuses de quelques personnes obstinées, ont vu leurs craintes bientôt se dissiper. Tout le monde s’est approché des sacrements.
“ Les deux cérémonies du renouvellement des vœux et de la consécration À la sainte Vierge, ont offert un spectacle bien consolant, et fait coul.r bien des larmes pendant tout le cours de la mission. Les confessionnaux ont été continuellement assiéués depuis les cinq heures du matin Jusqu'à sept heures du soir.
* Nous ne pouvons exprimer avec quel recueillement et quelle dévotion hommes et femmes, au nombre de 1300, sont venus se présenter à la sainte table,
“ Pour perpétuer le bien de la mission on à renouvelé les engagements de la tempérance, et reçu dans l’association environ 80 membres. La mission a Ôté terminée par la visite pastorale que Mgr Bourget, évêque de Montréal, a faite dans la paroisse : 281 personnes ont été confirmées pendant
le cours de la visite. Le chant du 7% Deum a ter-
miné cette mission, qui a porté les plus beaux fruits :
de salut” (Livre des R, de C!, 1846-93).
C’est pour perpétuer la mémoire de ces saints
Jours, que les superbes lustres du sanctuaire furent A il A suspendus à là voûte.
Celui qui est au centre a été acheté moyennant les souscriptions des fidèles pendant le retraite, et monsieur le curé, en témoignage de sa satisfaction des heureux résultats, voulut en donner deux autres de moindre grandeur.
Ce sont trois morceaux de beauté artistique, révélant un goût délicat en celui qui les a choisis. Aussiils ne cessent d'attirer admiration de tous ceux qui les contemplent.
Depuis bon nombre d'années léglise était devenue trop petite.
M. le curé songea donc à y remédier.
[ faut reconnaître qu'il & y prit de la manière la plus sage, en ajoutant un portique donnant tout de suite plus d'espace que toute Pancienne église.
Pouvait-il mieux faire que de conserver ces vieux murs, et nous léguer ces beautés anciennes, Mais qui aux yeux des personnes capables de les apprécier, sont toujours nouvelles ?
Ce superbe portique, avec ses deux tours altières. offre à la postérité un gage de perpétuelle reconnaissance pour les services rendus aux âmes par le vieux temple, aux souvenirs plus doux que ses décors.
Les plans de cette nouvelle construction sont dus à Phabileté de M. Parchitecte Ostelle.
Commencés en 1850, les travaux se terminèrent
vere la fin de l’année.
ant C'était une heureuse idée de célébrer ainsi le cen- s Ÿ4! et tenaire de Péglise paroissiale, ouverte au culte en ‘ ON 1751, l'es r'ésis "US de:
la de es GS, les es, 1nar !
Eglise paroissiale actuelle.
ES Les syndices élus pour ces travaux furent MM. Ni-
ni colas Scipiot, Pascal Persillier - Lachapelle, et
Jean-Baptiste Brion dit Lapierre, marguilliers de à nt
l’œuvre à cette époque, et MM. Luc Pigeon et
Antoine Brousseau, anciens marguilliers, conjointement avec M. le curé (Livre des dél, 1850, p.15).
C’est vers 1850 que M. Vinet concut l’idée du superbe édifice connu aujourd’ui sous le nom de Saint-Janvier.
Les paroïissiens l’ont toujours appelé “le château de Mgr Vinet.” Il a en effet un cachet de beauté inajestueuse et d'élégance pleine de gravité.
En franchissant le seuil, vous sentez l'impression
de la grandeur et de la dignité des personnes qu’il a eu mission dabriter.
M. Vinet n’a rien épargné dans sa construction, et toutes les améliorations y ont été introduites.
Dès que M. le curé y fut installé, tout le monde crut qu'en érigeant cette résidence princière, à ses propres dépens, il était proposé d'y passer ses dernières années, une fois sorti du saint ministore. Il n’en était rien.
Il songeait à son évêque, pour lequel il avait le plus profond respect et l'attachement le plus inviolable. C'était une maison de campagne, un lieu de récréation, de repos qu'il voulait lui offrir, ainsi qu'aux membres de son chapitre.
Mgr Bourget accepta le don généreux dans les conditions proposées, ne 8e doutant pas sans doute que cette maison abriterait ses derniers jours.
Le saint évêque ayant partagé en famille les
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