‹ Le savant du foyerChapitre 109 sur 114 · LS · texte numérisé non relu

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L'or se rencontre presque toujours dans les sables quartzeux désagrégés qui forment des alluvions très-étendues, et dans les filons quartzifères qui traversent les terrains primitifs. Il est presque toujours à l’état métallique, tantôt en cristaux, tantôt en paillettes, quelquefois en masses plus ou moins volumineuses, qu’on appelle pépites. Il est ordinairement allié à une quantité variable d’argent ou d’autres métaux. Certaines rivières et fleuves de l’Europe charrient de l’or : ce sont les cours d’eau qui sortent des terrains primitifs, ou qui coulent Sur une certaine étendue de ces terrains. Tels sont en France le Rhône, le Gard et l’Ariége, Ja Céze, l'Isère, le Rhin près de Strasbourg, la Garonne près de Toulouse, l'Hérault, etc. Il existe aussi en Espagne, en Piémont et en Allemagne des fleuves qui charrient ce précieux métal. On nomme orpailleurs les hommes qui s'occupent à recueillir cet or. Dans notre pays cette industrie est fort ancienne. Les Gaulois orpaillaient déjà sur les bords du Rhône. Mais on aura une idée du pauvre métier que font les orpailleurs de la vallée du Rhin, quand on saura qu'il leur faut remuer une masse de plus de 400 mètres cubes de sable de rivière, pour obtenir 100 grammes d’or, valant 300 francs.

Cependant les placers de la Californie et de l'Australie sont beaucoup plus riches. Ceux de la Sibérie, de l’Oural et de l’Altaï sont encore plus productifs.

Les sables aurifères sont traités partout de la même manière pour en retirer le métal qui s’y trouve disséminé. On les lave dans des sébiles de bois d’une forme particulière, ou sur des tables inclinées recouvertes de drap. Le courant d’eau emporte le sable, et l'or, en raison de sa densité, s'arrête sur le drap, ou tombe au fond des sébiles. Lorsqu'il est suffisamment débarrassé de sable, on le combine au mercure et l’on distille cet amalgame dans des appareils qui permettent de recueillir à la fois l’or, plus ou moins pur, et les vapeurs mercurielles.

Dans quelques pays, on exploite les pyrites aurifères, c’est-àdire les sulfures de cuivre, de plomb et d’argent qui renferment une quantité d’or suffisante pour permettre cette exploitation, En Autriche, en Californie, on extrait l’or des roches quartzeuses

à l’aide de machines qui, du même coup, broient, lavent le minerai et l’amalgament.

D’après des documents statistiques, la production de l'or dans l’ancien monde aurait été, en 1854, de 35 587 kilogrammes, représentant une valeur d’environ 122 millions. Dans le nouveau monde elle aurait été de 145 246 kilogrammes, représentant une valeur de près de 500 millions.

A tous les âges de l'humanité, l’or a été placé au premier rang des métaux. Sa belle couleur, son éclat, son inaltérabilité par l’air et les agents chimiques, sa malléabilité et sa ductilité qui lui permettent de s’accommoder si bien à toutes les formes, ont rendu ses applications innombrables.

Nous compléterons, dans le chapitre qui va suivre, l’histoire de cet important métal, en parlant de son emploi pour les usages monétaires et dans l’orfévrerie. |

SRB

Les notions scientifiques relatives aux minéraux et aux métaux que nos jeunes lecteurs viennent d'acquérir dans le précédent chapitre, vont trouver leur application dans le dernier chapitre de ce livre. Nous allons étudier ici les monnaies, dont la composition et la valeur doivent être connues de tout le monde, ainsi que les bijoux et les pierres précieuses, qui font partie de la toilette, comme aussi de l’ameublement ou de la décoration de nos demeures.

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